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« Vous désirez ? » au Vingtième Théâtre

Comme c’est bon de ressortir d’un spectacle qui nous a enchanté. Ce sentiment de plaisir qui efface les petits soucis de la journée. C’est exactement ce que je me suis dit hier soir en sortant du Vingtième Théâtre où je suis allée voir « Vous désirez ? ».

J’ai pris des places pour ce spectacle de danse il y a seulement quelques jours sans trop savoir ce qui m’attendait, sur le conseil de quelques belles critiques. Et quelle excellente idée j’ai eu là !! Je suis encore aujourd’hui enchantée par ce que j’ai vu hier soir.

Avant de vous en dire plus, je veux donner les noms de tous les « acteurs » de ce superbe ballet.

Chorégraphe : Céline Lefèvre

Metteur en scène : François Berdeaux

Danseurs : Hakim Hachouche, Lara Carvalho, Julian Rouyre, David Gaulein-stef, Anna Ivachev, Johanna Faye.

Comme vous l’aurez compris avec le titre, ce spectacle nous parle de désir. Pour cela, la chorégraphe et le metteur en scène ont choisit un lieu source de tous les fantasmes : le cabaret. Mais ils en dépoussièrent l’image un peu vieillotte au travers du hip-hop.

De prime abord, on se dit « Tiens voilà un bien curieux mélange ». Car ces deux univers paraissent complètement éloignés. Le cabaret avec la sensualité de l’effeuillage et du strip-tease. Le hip-hop qui, pour beaucoup, a encore l’image d’une danse de la rue issue des banlieue et majoritairement masculine (à grosse charge de testostérone !!). C’est là le pari complètement réussi : associé ces deux univers pour nous parler de sensualité.

Le hip-hop est une danse plutôt physique et pleine d’énergie. Et justement, ici, elle apporte ce rapport un peu frontal entre les corps qui, par la mise en scène et les costumes devient érotique, sensuelle.

Ce spectacle fait l’éloge des corps : les six danseurs sont jeunes, beaux, musclés et hyper sexys !!! Mais sans jamais tomber dans le vulgaire. Ici tout est suggéré grâce à une subtile utilisation de la vidéo qui donne à voir des corps qui se dénudent sans jamais les montrer ou encore avec des jeux de lumière et de voilage.

Les danseurs sont incroyables. Les corps souples comme des lianes et en même temps plein de force et de rudesse parfois. Un grand bravo à eux pour cette superbe interprétation. Tout est parfaitement réglé, précis. Rien à redire.

La musique apporte également beaucoup à ce spectacle. La musique électro cohabite avec du R’n’B. J’ai même pu reconnaître un très bon remix de « Tainted love » du groupe Soft Cell (pour connaître il faut avoir aimé la New Wave dans les années 80!!). D’ailleurs je lance un petit appel… Je veux bien quelques infos sur la bande-son… Vraiment excellente.

Un spectacle de danse ré-« jouissant » à voir absolument. Il se joue au Vingtième théâtre jusqu’au 7 octobre 2012. Après la troupe va surement tourner. Renseignez-vous puis déplacez-vous. Vous ne le regretterez pas.

Bien envie de vous laisser avec Wax Tailor, « Say Yes »… parce que ça ressemble beaucoup à la musique d’hier soir… Un mélange de hip-hop et d’électro, et même par moment un petit air de cabaret…

Mariama à La Maroquinerie

Le temps manque mais les artistes (surtout à leurs débuts) ont besoin de nos encouragements. Et quand ils sont vraiment bons, il faut parler d’eux pour que le bruit se répande plus vite.

Alors je me pose un peu pour dire quelques mots sur Mariama, une jeune artiste que je suis allée voir hier soir à La Maroquinerie.

Ce concert était le premier d’une longue série avec la sortie de son album. Terminées les premières parties. A partir de maintenant, les gens se déplacent pour elle. Et ils ont raison.

Mon premier contact avec cette artiste s’est fait par le biais de son EP, puis de son album il y a seulement quelques jours. J’ai tout de suite accroché avec sa voix et sa musique qui me rappellent Imany ou Irma.

Il régnait une ambiance bon enfant hier soir à La Maroquinerie. Parce que Mariama est une fille sans prétention et spontanée. Elle a tout juste 25 ans et compose déjà depuis une dizaine d’années. Ses mélodies sont simples et légères, certaines donnent vraiment envie de danser. Elle a une belle voix un peu enrouée et envoutante. Elle est là, sur scène, dans sa robe dorée et remplit l’espace avec sa voix et son sourire. Elle parle à son public comme si nous étions des amis de longue date. Encore étonnée de son succès, elle nous a dit son émotion pour la sortie de son premier album.

Nous avons eu droit à deux reprises vraiment très réussies de tubes qui m’ont ramenée des années en arrière… Pour tout dire dans les années 80. Aaaarrrfff ça ne nous rajeunit pas !! Nous avons sifflé ensemble sur « Walk like an Egyptian » des Bangles ou encore chanté en choeur sur « Wake me up before you Go-Go » de Wham. Vue la moyenne d’âge, je pense que peu d’entre nous connaissaient l’origine de ces chansons. Mais les générations se sont mélangées pour mettre le feu à La Maroquinerie !!

Pour le rappel, elle a interprété une chanson en compagnie d’un artiste incroyable. Virtuose à la guitare, et avec une voix… une voix… qui vous transporte dès la première note. Il s’appelle Moh! Kouyaté. Retenez bien son nom. Et si vous avez l’occasion d’aller l’écouter n’hésitez pas. En tous les cas, pour moi ce fut mon gros coup de cœur d’hier soir !!

Un bien bel album pour cette toute jeune femme qui a beaucoup de talent. Ecoutez-le. Ca n’est que du plaisir. Je lui souhaite bonne chance et longue vie dans le monde la musique.

Comme toujours je cherche les bonnes images à mettre ici pour partager mes coups de cœur avec vous. Là comment résister ? J’ai trouvé les images d’une rencontre entre Mariama et Oxmo Puccino. Nous découvrons avec eux le petit coin de Paradis façon Oxmo Puccino, suivi d’un court duo bien sympa.

Pour l’album de Mariama, vous pouvez le découvrir ici « The easy way out », entre autre. 

« A perdre la raison » de Joachim Lafosse

Synopsis

 » Murielle et Mounir s’aiment passionnément. Depuis son enfance, le jeune homme vit chez le Docteur Pinget, qui lui assure une vie matérielle aisée. Quand Mounir et Murielle décident de se marier et d’avoir des enfants, la dépendance du couple envers le médecin devient excessive. Murielle se retrouve alors enfermée dans un climat affectif irrespirable, ce qui mène insidieusement la famille vers une issue tragique. »

Je rentre du ciné où je suis aller voir un film bouleversant. Comment mettre des mots sur ce qu’on ressent en regardant ce film ? L’histoire, tirée d’un fait réel, de « A perdre la raison » renvoie à des choses intimes et personnelles. Certains ne comprendront surement pas comment cette femme a pu en arriver à cet acte terrible de tuer ses propres enfants. Pourtant au fil du film on voit cette femme plonger. Quatre grossesses successives qui épuisent. Une ambiance familiale particulière qui fait perdre doucement la raison.

Emilie Dequenne est incroyable dans ce rôle. D’une pimpante jeune fille pleine de vie, on la voit devenir l’ombre d’elle même. Plus de maquillage, des cheveux filasses, des robes qui ressemblent à des bures de religieuses et la rendent totalement invisible. Son doux visage exprime si bien l’épuisement et le désespoir.

Une scène en particulier m’a vraiment marquée. Le gros plan sur son visage alors qu’elle chante au volant de sa voiture. « Femmes je vous aime ». On regarde avec tristesse son beau visage s’affaissait au fil des paroles pour finir en énormes sanglots. C’est magnifiquement interprété.

Tahar Rahim joue également très bien le rôle de ce jeune marocain devenu une sorte de marionnette entre les mains de Niels Arestrup, une fois de plus magistral et tout en sobriété.

Le réalisateur a su filmer avec justesse et sensibilité le pouvoir de l’argent. Grace à lui, le « bon » docteur Pinget tisse une toile d’araignée autour de Mounir et de sa femme Murielle. Avec la naissance de leurs quatre enfants, ils deviennent de plus en plus dépendants de la « générosité » du médecin.

Très vite, Murielle n’est rien d’autre qu’une « machine à fabriquer » des enfants et a bien peu de place dans ce qui est entrain de se jouer. Niels Arestrup s’approprie les enfants. Les relations deviennent ambigües. Les places de chacun ne sont plus respectées.

On n’arrive jamais à déceler à quel point il est conscient de ce qu’il fait et de ce qu’il dit. A quel point il n’a pas conscience de la profonde dépression dans laquelle est entrain de plonger Murielle.

Une seule fois Murielle va essayer d’appeler à l’aide. Elle téléphone à sa psy pour lui dire qu’elle va mal. Mais elle parle à un répondeur. Son appel au secours reste sans réponse.

La scène finale est superbement tournée, toute en retenue. Rien ne se passe sous nos yeux mais hors champ. Pourtant on sait ce qui est entrain de se passer dans l’autre pièce. On voudrait tout arrêter. Aider cette jeune mère. La sortir de cet enfer.

Allez voir ce film. Il est beau et bouleversant. Emilie Dequenne en particulier est incroyable. Elle a vraiment mérité son prix de la Meilleure actrice à Cannes cette année.

Pour finir, je vous laisse avec un artiste que j’ai découvert récemment et qui fait partie de ceux que j’aime écouter en boucle. Il s’appelle Reza et ses deux albums sont des petits bijoux. 

Miss Acacia sur la toile…

Les temps sont durs. C’est la rentrée et pas facile de venir par ici.

Déjà parce que je n’ai pas trouvé le temps d’aller au ciné, à un concert ou encore au théâtre.

Et aussi parce que c’est plutôt la course pour retrouver un semblant d’organisation avec ma marmaille. Les livres à couvrir (aaarrrfff), LE cahier que le prof n’avait pas noté dans la liste reçue dans le courant de l’été (bah oui une grande surface le samedi de la rentrée c’est trop sympa. Ca serait dommage de rater ça !!), arrêter de vivre à l’heure espagnole parce que demain faut se lever… avant 10 heures !! Bref tout ça pour dire que je n’oublie pas mes lecteurs. Mais là vraiment je n’y arrive pas.

J’avoue, j’admire (mais vraiment) les blogueuses qui, tout comme moi, ont un boulot, des enfants, un mari, des tâches (gggrrrr) ménagères et qui trouvent quand même le temps de rédiger des articles. Mais comment font-elles ? Quand dorment-elles ? Et combien d’heures comptent leurs journées ? Ou alors elles ont un truc et ça m’intéresse !!!

Pour ne pas vous abandonner complètement, j’ai créé une page sur Facebook. « Les petits billets de Miss Acacia » mais aussi sur Google+ pour ceux qui n’ont pas envie « d’exister » sur Facebook les Petits billets de Miss Acacia se lancent sur Google+ .

Là je poste régulièrement des petits trucs. Beaucoup de musique, quelques « pensées », des coups de cœur. Alors n’hésitez pas. Si vous avez un compte, un petit « j’aime » ça fait toujours plaisir et ça permet de tendre un fil entre vous et moi.:-)

Pour ceux qui préfèrent Twitter, bah (forcément) j’ai également un compte Grained’Acacia. Ou encore un compte Instagram avec surtout du streetart…  Mouais je sais, paraît que je suis un peu « geekette ». Juste ce qu’il faut pour quelqu’un qui travaille sur le net toute la journée quoi !!

Alors au plaisir de vous retrouver sur un réseau social. Et sinon, promis, dès que je peux je vous concocte un petit billet. D’après mon agenda ça devrait être du théâtre… ou de la photo. A moins que ce ne soit de la musique. J’ai un petit truc qui trotte dans le coin de ma tête ces jours-ci… Va bien falloir que ça finisse par s’écrire.

Je vous laisse avec mon gros coup de cœur du moment. Lou Doillon. Un premier album très très réussi qui est devenu ma « boucle » du moment. J’adore.

Rock en Seine, suite et fin. Le 3ème jour…

Voilà c’est le dernier jour à Rock en Seine. La fatigue se fait sentir. Déjà deux longues journées dans les pattes à arpenter le parc de Saint-Cloud.

Mais aussi, il fait quand même l’avouer, une forme de saturation musicale. C’est un peu comme aller voir 10 films l’un à la suite de l’autre. Il arrive un moment où on ne sait plus ce qu’on a vu et aimé. Et surtout on ne sait plus ce qu’on a envie de voir.

Je suis arrivée vers 15H30 pour être certaine de ne pas rater Stuck in the sound. Mission accomplie. Du bon son qui déménage. Un monde dingue et une ambiance survoltée. Une journée qui commence fort.

Mon coup de cœur du jour, c’est pour les Waterboys. Du bon vieux rock à l’accent un peu celtique. J’adore « Fisherman’s blues » et son violon. Je ne suis (malheureusement après-coup) pas restée jusqu’au bout. Je voulais absolument voir les Dandy Warhols, annoncés comme LE groupe attendu à Rock en Seine. Alors là franchement il va falloir m’expliquer. J’ai tenu trois morceaux avant de lâcher l’affaire !!! Le leader aurait-il pris un coup de vieux ? Parce que franchement ça manquait totalement d’énergie. Quelle déception.

Je suis donc partie m’installer sur la pelouse devant la scène Pression Live pour assister à Avant Seine All Stars. Un des meilleurs moments de ce festival. Ca a été drôle, frais, léger et l’unique moment en 3 jours où on a fêté les 10 ans du festival. J’ai adoré Airnadette, un faux groupe de rock qui décoiffe. Ils jouent de la guitare sans guitare, ont une brosse à cheveux pour micro et chantent en play-back. Ils sont drôles. Génial. Chaque groupe présent a fait une reprise rock. Avec plus ou moins d’énergie. J’ai particulièrement aimé Hushpuppies (j’aime beaucoup le côté dandy un peu roots du chanteur), Success (et son chanteur au regard noir et inquiétant), Cheveu.

J’ai terminé ce Rock en Seine 2012 avec Foster the People. Il y avait un monde incroyable. Tout l’espace devant la scène de la Cascade a été envahit. Impressionnant. Ils ont enflammé le parc de Saint-Cloud grâce à un enchainement de titres plus dansants les uns que les autres.

Comme je viens de le dire, pour moi Rock en Seine s’est arrêté là. Pas de Green Day. Oui j’ose le dire je ne suis pas fan. Et je manquais totalement de l’énergie nécessaire pour affronter une vague humaine de plusieurs milliers de personnes courant de scène de la Cascade pour rejoindre la Grande scène et assister au Grand concert final. J’ai préféré rester sur une bonne impression. Foster the people c’était parfait pour prendre le chemin du retour.

Pour clore ce billet, je ferai un petit bilan de cette version 2012. Quelques coups de cœur, de bons moments mais rien de transcendant et d’inoubliable. Pour une vraie fête d’anniversaire je m’attendais à la présence de groupes ou artistes « mythiques » genre The Cure, Springsteen ou encore Radiohead (qu’on a pu voir sur d’autres festivals !!!). Bref, un festival sincèrement pas à la hauteur de ses 10 ans. Espérons qu’ils se rattraperont pour leurs 11 ans !! 

J’en arrive à me dire que rien ne vaut les concerts en salle. On y va pour voir un artiste qu’on a vraiment choisi. Il manque, dans ces énormes concerts en plein air, la proximité et la complicité qui peut se créer entre les artistes et le public.

Je vous laisse avec quelques images « souvenir » que je dois à mon photographe préféré. ❤

 

Animation Flash

Deuxième jour à Rock en Seine

Samedi. Arrivée sur place vers 16H. Première chose à faire : boire un petit café. Chose faite en écoutant Granville. Mouais. Bon. Rien à en dire. Je n’ai pas été conquise par leur univers très sixties.

Je commence vraiment avec Alberta Cross. Un bon début. C’est sympa et ça donne envie de se dandiner sous le soleil enfin au rendez-vous. Un groupe à mettre dans ses favoris.

De là nous passons à Hyphen Hyphen. Groupe de pop plein de fraicheur et d’énergie, porté par une jeune chanteuse survoltée que je vois sur scène pour la première fois. C’est complètement déjanté et j’adore.

Je passe rapidement sur Caravan Palace et Temper Trap que j’attendais avec impatience et qui m’ont déçus.

Bien sur ce jour-là, il fallait voir dEUS. C’était énergique, bouillonnant, géant. Eux aussi je les attendais et ils ne m’ont pas du tout déçue. Du rock, du vrai avec du son plein les oreilles. J’aime, j’aime, j’aime.

Noël Gallagher. Difficile de me faire un avis objectif. Trop de monde pour apercevoir la scène, j’ai passé son concert assise dans l’herbe à écouter de loin tout en papotant. Alors oui j’ai aimé… mais un peu comme si j’écoutais son album. J’ai pu lire que c’était décevant. Je ne sais pas. En tous les cas il n’y avait pas un ambiance de folie, ça c’est certain.

Pour terminer cette deuxième journée, je pensais aller voir les Black Keys. Mas là encore trop de monde. Impossible de se rapprocher. Et puis la fatigue arrivant, je n’avais aucune envie de jouer du coude avec vigueur pour me frayer un chemin vers la scène. J’abandonne et pars vers la scène de l’Industrie pour aller voir les Black Seeds (on reste dans le « black »!!). Et franchement ils m’ont fait oublier que je ratais les Black Keys !! Gros gros coup de cœur. Je dirai même MON coup de cœur de cette journée. Et pourtant ça n’était pas gagné. Devant la scène un public très clairsemé. Mais ça ne les a pas arrêtés. Ils sont su nous embarquer avec eux et tous les festivaliers qui passaient pour quitter Rock en Seine finissaient par s’arrêter. Les musiciens sont époustouflants. Tous excellents. J’ai beaucoup aimé leur univers musical allant du reggae au funk. Le concert qu’il fallait pour terminer ce deuxième jour.

Mon premier jour à Rock en Seine

Ca y est je prend (ou plutôt trouve !!! ) enfin le temps de me poser et de vous écrire des petits billets pour vous raconter mon Rock en Seine. Trois jours intenses et épuisants. Lundi soir j’ai donc joué la mamie et me suis couchée avec le soleil (ou presque) pour retrouver un peu d’énergie.

Donc, Rock en Seine 2012. Je ne vais pas vous faire une liste à la Prévert de tous les concerts que j’ai vus, ni vous raconter les centaines de kilomètres parcourus en trois jours pour aller d’un bout à l’autre du parc de Saint-Cloud. Ceux qui y sont allés visualiseront sans peine. Les autres, ben tant pis, fallait y aller…

En cette période un peu morose (si on écoute les infos c’est plutôt noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir !! ) j’ai envie d’être positive et de ne parler que de ce qui m’a plu pendant ce Rock en Seine. Laissons de côté la frustration due à des choix cornéliens, le petit quart d’heure de pluie le vendredi, les concerts inaccessibles « visuellement »…

Parlons plutôt des coups de cœur, de l’organisation parfaite (pas d’attente pendant des heures à l’entrée ou de concert raté pour avoir fait la queue pendant une heure pour aller aux toilettes comme ce qu’on a pu vivre aux Solidays !!! ), du soleil qui a brillé chaque jour un peu plus, des belles rencontres qu’on peut faire le temps d’un repas. Bref toutes ces petites choses qui donnent la pêche. Parce que dans les festivals de musique, en général, il vaut mieux avoir la pêche !!! Parce qu’on marche beaucoup, on est debout pendant des heures, il y a la foule (absolument dingue en ce qui concerne RES cette année. Apparemment record de fréquentation avec 110 000 spectateurs.), le bruit permanent (bah oui forcément dans un festival de musique y a… de la musique tout le temps !!!).

Vendredi. Premier jour. Arrivée vers 16H, mon premier concert est Citizen’s. Pas mal… mais pas inoubliable. Ce qui s’avère positif puisque ça m’aura permis de découvrir The Asteroïds Galaxy Tour sur la grande scène. Premier coup de cœur. Malgré la pluie ils ont su gagner le public, en particulier grâce à la chanteuse, petite blonde pétillante et pleine d’énergie.

Après avoir un peu erré sous la pluie, retour à la grande scène pour le concert de Dionysos. Un des concerts qu’il était hors de question que je rate !!! Quoi qu’il arrive je devais être devant la grande scène à 18H. Une fois de plus il a été génial et à la hauteur de sa réputation. Une fois de plus il donne libre cours à sa folie. Le voilà bondissant sur la scène. Il se lance dans la foule, « nageant » au dessus de la foule ou encore fait monter des spectateurs sur scène. J’adore ce type et sa démesure !!! Définitivement.

Mon autre coup de cœur de cette première journée a été Sigur Rós. Un univers musical fascinant et envoutant. Dans la luminosité du soleil couchant, c’était magique d’être au milieu de la foule (un public énorme avait envahi la pelouse devant la scène de la Cascade). Le ciel étoilé, la grande roue illuminée, les jeux de lumière et d’images sur scène. Un très beau moment pour se poser un peu dans cette frénésie musicale.

Après ça, place à Placebo. Apparemment les avis sont très partagés. Parmi les amis qui m’accompagnaient certains ont aimé, d’autres se sont ennuyés et sont partis voir autre chose (Mike Snow, retours dithyrambiques sur sa prestation et C2C, encore un choix cornélien mais on ne peut pas tout faire). En ce qui me concerne j’ai adoré Placebo. Surtout quand ils nous ont fait quelques vieux morceaux. « Song to say goodbye » (j’adoreeee) ou encore « Running up that ill », « Every me every you ». Nostalgie quand tu nous tiens !!! Ils nous ont même offert leur tout nouveau titre « B3 ». Nous terminons cette première journée en beauté.

« Jardins des délices, jardins des délires », le Festival des Jardins 2012

Comme chaque année depuis 3 ans, je suis allée faire ma balade au Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire. J’ai profité d’une journée fériée, embarquée les copines dans ma voiture et nous avons filé, direction le sud…

Je me répète (tous les ans) mais tant pis. Parce qu’il faut quand même vous prévenir. Cet endroit est un peu magique. C’est un écrin de verdure, loin de la ville et du bruit, qui apporte un grand sentiment d’apaisement. On en repart serein, détendu et le sourire aux lèvres.

Encore une fois le charme a opéré, même si j’avoue une petite déception par rapport aux années précédentes. J’ai trouvé que ça manquait de couleur et même de fantaisie… Ce qui surprend lorsqu’on voit le thème du festival 2012. J’ai bien vu le côté « délices » avec une forte présence « potagère » mais j’ai un peu cherché le côté « délires ». J’ai pensé que c’était du à la saison. Une fin d’été pluvieux et peu ensoleillé… Mais je n’en suis pas certaine. Ma famille y est allée au mois de juin et s’est dit un peu la même chose : visite trop tôt dans le rythme de floraison, la végétation (en particulier les fleurs) n’avaient pas encore eu le temps de s’épanouir. Ce même sentiment de jardins manquant de luminosité et de folie à deux moments différents laisse à penser qu’il y avait bel et bien un petit truc qui manquait. En plus, les quelques jardins qui m’ont plu l’avaient, eux, ce petit truc en plus, ce petit grain de « liberté ».

Alors voilà, c’est comme ça. L’ambiance 2012 ne m’a pas touchée. Le thème peut-être qui était très… légumier. Je crois que le potager ne me fait pas rêver !! Les choses de l’esprit me bouleverse plus. C’est sûrement pour ça que mon Festival préféré reste celui de 2010 dont le thème était « Jardins corps et âmes ». Cette année là, les artistes nous avaient vraiment emmenés dans un monde imaginaire et léger.

J’ai quand même pris quelques photos parce que l’occasion était trop belle. J’ai essayé de capter un peu de cette sensation de cocon. Et puis j’aime bien vous donner des choses à voir pour partager mon plaisir avec vous. 

Après les choses à voir, voici les choses à écouter. Finissons en musique avec la toute dernière chanson d’Asaf Avidan  qui porte un nom de fleur « Cyclamen ». Et oui encore lui. Je suis une vraie « Asaf Addict » !!!!

 

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What About Penguins en clôture de Paris-Plage

What About Penguins. J’ai découvert ce groupe tout à fait par hasard, grâce au blog My Wonderwall il y a seulement quelques semaines. J’ai écouté leur album « Cloud » par curiosité et envie d’écouter quelque choses de nouveau. J’ai tout de suite accroché. J’ai aimé leurs chansons entrainantes, avec un petit fond de spleen, parfois.

Alors, comme à chaque fois que j’ai un coup de cœur musical, je me suis empressée de chercher leurs dates de concert. Et, (oh bonheur !! ) je vois que je n’aurai pas longtemps à attendre pour les voir sur scène. Ils sont programmés le 18 août, pour un concert gratuit à Paris-Plage La Villette. Rendez-vous est pris. Rien ne m’arrêtera ce jour-là !!

What About Penguins c’est 4 garçons (Alexandre au chant/guitare, Ugo au clavier, Lewis à la batterie et Yves à la basse) et 1 fille (Pauline à l’Alto). Leur musique, de la pop/rock mais avec un petit truc en plus créé par l’origine musicale de chacun. Pauline vient du classique. Alexandre et Ugo de la folk. Lewis du jazz world et enfin, Yves du death metal.

Au départ ils étaient deux : Alexandre et Ugo. Et aujourd’hui encore ils se produisent en duo dans le métro (on peut les trouver à République le samedi en fin de matinée. Info toute fraiche : reprise des concerts dans le métro seulement en octobre). Mais le quintet fonctionne parfaitement. On sent entre eux une vraie complicité. Les petits regards, les sourires éclatants du bonheur d’être là sur scène et de donner du plaisir grâce à leur musique.

Et bien, j’ai tenu parole (avec moi-même, ce qui est déjà pas mal!!). Malgré la chaleur écrasante qui régnait sur Paris (et sur toute la France d’ailleurs), j’étais dans la place samedi à 18H. J’ai pu assister à la mise en place du groupe, réglage des balances, avec les petits couacs, quelques larsens et la tension qui monte parce qu’ils sont un peu en retard. Tout ça sous un soleil de plomb car il n’y a pas un brin d’ombre sur la grande place devant La Rotonde.

Rien que pour ça je les admire !!! Parce qu’ils vont tenir comme ça jusqu’à 19H45 sans jamais rien lâcher. Ils vont même avoir l’énergie d’aller chercher le public, chanson après chanson. Un peu en vain il faut bien l’avouer. Jamais vu un public comme ça. Tous assis par terre. Il faut croire que la chaleur les avait rendus complètement liquide parce que même taper dans les mains était apparemment au-dessus de leurs forces !! Nous n’étions donc qu’une petite dizaine debout devant la scène à faire onduler nos bodies.

Le côté positif c’est que j’ai pu faire plein de photos en toute tranquillité. Je vous les livre ici.

Donc, en dépit de cette ambiance «glaciale» malgré la canicule (est-ce l’effet « banquise » ?????) et une sono vraiment pourrie, les What About Penguins m’ont convaincue et me voilà définitivement devenue « banquise addict » (dixit My Wonderwall). Il faut que j’arrive à aller les voir dans une salle pour les voir dans une ambiance de « vrai » concert. Ils doivent mettre le feu grâce à leur complicité et leur énergie. Un jeune groupe à suivre !! Et un EP à écouter absolument !!! Il s’appelle « Clouds ». J’allais dire que j’ai quelques préférences… Mais en fait non. J’écoute à nouveau l’album. En boucle depuis samedi. Et je me rends compte que chacune à leur façon, les chansons de cet EP suscitent en moi une émotion (joie, envie de danser…). Un beau coup de cœur que j’ai plaisir à partager avec vous.

Je vous laisse en musique avec What About Penguins en concert à la Rotonde