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Viñales et ses Mogotes

Lundi 5 novembre. Jour de grande transhumance vers l’ouest de l’île. Nous quittons Santa Clara à 8 heures pour nous rendre dans la vallée de Viñales. Nous roulons toute la matinée pour arriver à La Havane avec un premier taxi que nous avait réservé Angel (propriétaire du Florida Center). A la gare routière, notre chauffeur nous organise le voyage vers Viñales avec un autre taxi.

Cette longue matinée de route nous permet de traverser la moitié ouest de l’île et d’en découvrir toute la diversité. Les routes sont parfaitement entretenues et, à l’image de tout le pays, extrêmement propres. Nous apercevons, à distance régulière, des hommes qui coupent l’herbe à la machette ou taillent minutieusement les haies. Nous traversons des petits villages ou des grands espaces de champs.

Quand aux routes… Elles sont bien souvent désertes et nous y croisons toutes sortes de moyens de locomotion : voitures (récentes ou splendides américaines des années 60), vélos, chevaux, charrettes tirées par des boeufs… Parfait reflet des contrastes permanents existants dans l’île. Mélange de passé et de modernité qui fait tout le charme de Cuba.

Cette île est en fait très peu peuplées. Ce qui rend, par ailleurs, les villes très agréables à vivre car nous n’avons jamais ce sentiment de surpopulation qui existe dans bien d’autres grandes villes.

Aller à Viñales c’est s’enfoncer dans la campagne cubaine. Le paysage est composé de larges plaines et de mogotes (énormes blocs de calcaire gris et rouges recouverts de végétation). Cet endroit est absolument splendide… mais aussi très visité. C’est le premier endroit où nous croisons autant de touristes !!

Notre premier après-midi ici nous permet de nous installer dans une casa et de découvrir la ville. Nous retrouvons M., une des trois françaises rencontrées à Trinidad. Elle termine son voyage ici maintenant que ces compagnes de voyage sont rentrées en France. Nous passons la soirée avec elle au « bar » du Centro Cultural Polo Montañez. C’est un grand patio où jouent des musiciens et où se retrouvent tous les danseurs de salsa.

Mardi 6 novembre. Nous changeons de casa. Celle que nous avons choisi la veille était vraiment trop désagréable : toute petite et des odeurs d’égout insupportables.

Ensuite nous faisons un peu de shopping pour ramener quelques souvenirs à la famille et aux amis. Le choix n’est pas immense. Un peu d’artisanat, quelques magnets à l’effigie du grand héros national Ché Guevara, des maracas…

L’après-midi nous partons pour notre première balade en dehors du centre ville. Nous suivons un chemin de randonnée qui nous emmène jusqu’à la ferme de Raùl Reyes. Ici on pratique une agriculture totalement biologique. Pas de mono-culture. Dans un même champ les pommes de terre côtoient les ananas. Plus loin il y a une plantation de café, puis de tabac. Quelques arbres fruitiers poussent le long des champs (papayers, bananiers…). A la fin de la visite, Raùl nous accueille pour nous faire goûter son miel. Quelle odeur et quel goût !!! Un délice. Nous en achetons immédiatement deux bouteilles. Il nous fait également découvrir son café, nous offre des bananes et nous fait boire un jus d’ananas.

De retour dans le centre, nous partons pour l’Hôtel La Ermita pour profiter du coucher du soleil. Une bonne grimpette de 45 minutes car l’hôtel est haut perché. Mais on a donc une vue splendide sur toute la vallée. Une très belle façon de terminer cette journée découverte.

Quand nous rentrons à la casa nous faisons connaissances avec les deux jeunes filles qui occupent la chambre du dessous. Deux françaises. Nous dinons ensemble puis allons retrouver M. au Centro Cultural.

Mercredi 7 novembre. Nous quittons le centre de Viñales dès 10 heures pour une grande balade dans la vallée. Nous commençons par nous rendre au « Mural de la Prehistoria », immense fresque de 120 m de longueur peinte sur le Mogote Dos Hermanas, au pied de la sierra de Viñales. Cette peinture murale nous laisse perplexe. Ca n’est pas vraiment beau… mais bon ça vaut quand même le détour… au moins pour la beauté du paysage.

Ensuite nous partons à travers la campagne pour une grande marche de quatre heures autour du Mogote del Valle. Nous traversons des paysages splendides, vallonnés et verdoyants. La terre des champs et des chemins est d’un magnifique rouge sombre. Et les mogotes sont vraiment impressionnants. Nous croisons quelques randonneurs (dont un couple de français rencontrés la veille au Centro Cultural), mais surtout des groupes de cavaliers. Ici la randonnée équestre a beaucoup de succès.

A notre retour à Viñales nous nous posons un peu avant de prendre un taxi pour monter à Los Jazmines, l’autre hôtel de la ville. Le point de vue y est encore plus beau que celui de La Ermita.

En chemin, notre chauffeur nous emmène à la Cueva del Indio. C’est une grotte spéciale touriste. La visite se fait en un quart d’heure, dans des grottes parfaitement aménagées avec des spots et des petits bateaux à moteur qui promènent les touristes sur la rivière souterraine pendant cinq minutes. Sympa mais pas extraordinaire.

En montant à l’hôtel, notre chauffeur, qui s’appelle Aldo, nous fait faire un voyage dans le temps. Dans sa superbe Plymouth rouge il nous fait écouter du Rock n’ Roll (les classiques d’Elvis ou encore « Let’s twist again ». Absolument génial !!!

Je ne peux pas résister au plaisir de vous mettre une petite photo de notre superbe Plymouth !!

Plymouth

Comme on nous l’avait dit, la vue de la vallée est ici incroyable, surtout avec la belle lumière du soleil couchant.

Notre chauffeur étant vraiment très sympa (et sa voiture trop classe !! ), nous concevons de « louer » ses services demain pour toute la journée. Rendez-vous à 9 heures devant notre Casa.

Nouvelle soirée dans le patio du Centro Cultural avec nos voisines. Nous y retrouvons également le couple de français croisés lors de notre randonnée, ainsi que deux françaises croisées la veille dans la ferme de Raùl Reyes. La jeune fille du couple est une danseuse de salsa impressionnante. C’est un vrai plaisir de la voir évoluer sur la piste avec les danseurs cubains.

Jeudi 8 novembre. 9 heures. Le taxi est ponctuel. Sauf qu’il ne s’agit pas d’Aldo et de sa belle Plymouth rouge. Il a eu un empêchement alors il nous envoie un s-cousin ou un ami (?). Mais ça n’a rien d’étonnant ici. C’est même très fréquent. Plus de place dans une casa (que tu as pourtant réservée parfois !!) ? Pas de problème on t’emmène chez le frère, le cousin, l’ami qui, lui, a encore une chambre disponible. Pas de bus ? Pas de problème, il y a toujours un ami taxi qui peut t’emmener. Il suffit de passer un coup de fil. Tant pis, pas de Plymooth et pas de Rock n’ Roll. Nous montons dans une belle américaine bleue et écoutons (encore) de la salsa.

Nous commençons la journée par la visite de la Cueva « Gran Caverna de Santo Tòmas ». Plus rien à voir avec la grotte d’hier. Ici on nous met un casque sur la tête avec une lampe frontale. Et c’est parti pour une heure et demi de découverte des grottes qui s’étendent sur 7 niveaux. Pas de spots ! Pas de bateaux à moteur ! Juste un guide qui nous explique tout ce qui se passe dans l’obscurité. ici vivent des crabes, des araignées, des minuscules grenouilles, des criquets. Heureusement que le guide est là pour nous les montrer car les insectes ont développé un véritable art du camouflage.

Des stalactites et des stalagmites magnifiques se sont formés aux fils des siècles. Nous découvrons même une autre forme de concrétion calcaire qui se forme à l’horizontale. J’avoue avoir complètement oublié le terme employé par le guide. Dans certaines caves d’énormes rochers scintillent de mille feux sous la lumière de nos lampes. C’est vraiment magique. Avant de finir la visite, le guide nous fait éteindre nos lampes. Nous restons quelques minutes dans l’obscurité la plus complète et le silence. Je craignais que ça ne soit oppressant. Ca se révèle très apaisant.

Après la visite nous remontons dans le taxi pour filer au cayo Jutìas. Nous voulons profiter d’une dernière après-midi face à la mer. Cayo Jutìas est un endroit plutôt agréable avec une belle plage et de la mangrove. Le vent et les nuages nous empêchent un peu d’en profiter pleinement mais nous passons quand même un très bon moment.

Nous rentrons dîner à la casa avec Lisa et Emilie. Chacun raconte sa journée. Elles sont allées passer la journée au Cayo Levisa. Malheureusement pour elles le vent a apporté de la pluie.

Pour notre dernière soirée à Viñales nous optons pour la terrasse de notre café préféré qui propose les meilleures de tout Cuba !!! Le serveur nous offre un cigare. On ne peut quand même aller jusqu’à Cuba sans fumer un cigare !! Nous n’y connaissons rien mais on trouve celui-ci pas mauvais. Je pense que les deux Pina Colada que je viens de boire y sont pour beaucoup !!!

Notre dernière soirée à Viñales se passe donc tranquillement mais très agréablement à observer la vie cubaine, en fumant le cigare sur fond de musique cubaine. C’est juste parfait !

Je vous laisse avec l’une des chansons d’Elvis que nous avons écouté dans la Plymouth… « My Way ».

Santa Clara, le retour

Dimanche 4 novembre. Fin d’après-midi. Nous sommes de retour à Santa Clara. Plus de place dans notre superbe Casa particular, « Hostal Florida Center ». Le propriétaire, Angel, nous emmène dans la casa de son cousin (qui se révèle être le cuisinier du Florida Center) à quelques rues de là. Cette casa est moins sympa mais pour une nuit ce sera parfait.

Nous posons nos sacs puis partons faire un tour dans la ville. Le dimanche elle prend un tout autre visage. Cette ville si agitée est devenue bien calme, comme apaisée. Quasiment aucune voiture ne circule. Les gens se promènent à pied. Tous se donnent rendez-vous Parque Vidàl. C’est THE place to be !! Dans les bars des musiciens font des concerts, sur les trottoirs des gens dansent. Quelle ambiance !! Après ces quatre jours loin de tout nous retrouvons le vrai Cuba ! Génial !!

Nous nous asseyons sur un banc de la place, au milieu des cubains et les regardons vivre.

Pour le dîner nous optons pour le Florida Center. Une valeur sure pour le plaisir de la table. Ensuite, retour Parque Vidàl. Il y a toujours autant de monde. les familles font le tour de la place ou s’asseyent sur un banc pour papoter. Les enfants courent partout. Les jeunes se hâtent vers un bar qui semble être leur lieu de rendez-vous pour danser.

Musique. Musique. Encore une autre découverte « nouveauté » à mon retour. Le nouvel album de M. Toujours aussi génial ce type !!! Je vous laisse avec « Mojo » (tiens ça me fait penser à mon chouchou Asaf Avidan ça…).

Farniente à Cayo Santa Maria

Jeudi 1er novembre – Dimanche 4 novembre. Après un copieux petit-déjeuner, nous prenons une navette pour Cayo Santa Maria. Nous avons décidé d’aller passer quatre jours dans un hôtel pour profiter un peu de la mer. Parce qu’à Cuba il n’est pas facile de trouver une plage !! Les plus belles ont été accaparées par les grands hôtels.

Nous voilà donc à l’Hôtel Mélia Las Dunas. Tout ici est organisé pour que le touriste ne manque de rien et ne s’ennuie jamais. La nourriture s’occidentalise (autant que possible…), le lit s’agrandit (aussi large que long !), la salle de bain propose une baignoire et la télé occupe une grande place… Bref, nous pourrions être n’importe où dans le monde !!! Rien ici ne nous fait ressentir Cuba. Je me dis que des gens viennent donc à Cuba sans rien en voir. Ils ne se confrontent pas aux rabatteurs et à la misère, ils ne goûtent pas la cuisine cubaine, et ils peuvent même ne pas dire un seul mot d’espagnol de tout leur séjour !!!

Nous profitons pleinement de ces quatre jours de farniente. Nos journées se passent à la plage ou au bord de la piscine. Nous rattrapons notre retard de lecture et prenons quelques nouvelles du monde grâce à TV5 monde qui nous parle en français…

Mais quatre jours suffisent. Nous sommes prêts à repartir pour notre dernière semaine de voyage dans la Valle de Vinales…

Bon je suis à court de musique cubaine. J’avoue la salsa ou la rumba ça n’est pas trop ma tasse de thé. Alors revenons à la musique que j’aime. Je viens de découvrir le nouvel album de Benjamin Biolay et franchement j’adore. Alors voici son nouveau clip. « Aime mon amour ».

Santa Clara, la ville du Ché

Mercredi 31 octobre. Réveil aux premières lueurs du soleil pour avoir le bus Viazul de 8H15. Hélas il est annulé !! Il nous faut attendre celui de 16 heures… Sauf que là ça ne va plus rentrer dans notre « planning » !! Heureusement, les cubains ont toujours des solutions. Comme pour les casas… Un cousin, un frère, un ami… Ici c’est un employé de la gare routière qui nous emmène, avec un autre voyageur déçu, pour partager un taxi. Petite négociation rapide. Finalement ça nous couchera moins cher que par le bus et nous arriverons plus vite à Santa Clara.

Depuis Cienfuegos la présence politique devient plus importante. Sur la route nous croisons de plus en plus de panneaux à la gloire du socialisme, de Fidel ou du Ché. Quand à Santa Clara… et bien c’est la ville du Ché. Alors il est un peu partout.

A l’arrivée à Santa Clara un autre taxi nous conduit à notre casa particular. Coup de coeur du Lonely et nous comprenons tout de suite pourquoi. L’Hostal Florida Center (Calle Maestra Nicolasa #56) est un havre de paix au milieu de l’agitation urbaine de Santa Clara. Les chambres donnent sur un patio empli de verdure. Le mobilier et la déco sont incroyables. Un vrai musée des arts décoratifs !!! Pour finir de nous convaincre on nous sert un petit-déjeuner pantagruélique !!! Toutes sortes de petits gâteaux plus délicieux les uns que les autres, une pleine assiette de fruits, du thé. Le bonheur après l’horrible dîner d’hier soir et l’absence de petit-déjeuner à la casa de Cienfuegos.

Après avoir repris des forces, nous partons à la découverte de la ville. Très franchement cette ville ne présente pas grand intérêt. Elle ressemble aux autres, le charme en moins. On vient ici surtout pour le Ché et l’incroyable mausolée bâtit en son honneur à la sortie de la ville. Ce monument est vraiment impressionnant. Il est gigantesque et dressé au milieu de nulle part. Sous les sculptures se trouve le mausolée, sorte de cave où brillent des bougies pour Ché Guévara et seize de ses compagnons, morts au cours d’une guérilla en Bolivie en 1967. A côté on peut visiter un musée consacré à la vie du Ché, depuis son enfance jusqu’à son engagement dans la lutte cubaine. De magnifiques photos couvrent les murs.

A part ça, que faire à Santa Clara ? Visiter une fabrique de cigares si vous ne l’avez pas encore fait. C’est vraiment intéressant de voir toutes étapes de cette fabrication et d’en apprendre un peu plus sur le tabac, sa qualité et les différences entre les différents cigares. Nous sommes maintenant incollables sur les Cohibas !!

Ensuite il faut marcher, arpenter les rues pour arriver tout au bout de la rue Marta Ebreu. Là se trouve une série de peintures murales satiriques qui illustrent à merveille l’anti-américanisme cubain. Ces dessins sont géniaux et valent la longue marche jusque là.

Après tout ça nous faisons une petite halte en terrasse Parque Vidal pour regarder passer les gens et photographier la vie cubaine.

Retour à la casa pour le dîner… qui se révèle à la hauteur du petit-déjeuner !!! Une passons une très bonne soirée, installés dans le patio de la casa.

Si vous allez à Sante Clara, l’Hostal Florida Center est l’adresse incontournable. Mais pensez à réserver car il n’y a que deux chambres et cette casa particular figure en première place dans tous les guides. Bon, une réservation n’est pas non plus une certitude à Cuba. Vous l’apprendrez très vite. Mais disons que ça vous donne une petite chance… Et si vous dormez ailleurs, vous pouvez toujours venir dîner ici car depuis peu la casa est devenue également paladar le soir !!

Côté musique, on quitte Cuba pour la Colombie mais on reste dans la salsa avec Sergent Garcia et « Yo soy salsamuffin »

Cienfuegos, la ville appelée « Perle du sud »

Lundi 29 octobre. Après une heure et demi de route, nous arrivons à Cienfuegos. En chemin, le bus s’est arrêté dans des endroits improbables, en rase campagne. Parfois des gens montent, d’autres descendent… D’autres fois le chauffeur discute avec une personne sur le bord de la route qui lui remet un petit paquet. Il nous semble comprendre que le chauffeur sert également de livreur. J’adore observer tout ça et essayer de comprendre comment vivent les cubains.

Cienfuegos. Nous voilà arrivés dans une grande ville moderne. Comme toutes les autres, elle est très propre et la circulation y est très tranquille. Pourtant, il y a ici beaucoup plus de voitures qui se mêlent aux carrioles à cheval et aux bici-taxis (taxi-vélo).

Après la visite de plusieurs casas particulares qui ne nous inspirent guère, nous trouvons notre bonheur dans la casa « Las Golondrinas » du Dr Victor M. Sosa Rodriguez del Rey. Sa casa est une belle demeure coloniale, calme et proche du Prado.

Nous commençons par une visite de la ville, bien mieux entretenue que La Havane. Une atmosphère très paisible règne dans cette ville. En fin de journée nous longeons le Malecon. Ici, contrairement à La Havane, la balade vaut vraiment le détour. Il y règne une ambiance bon enfant. Les cubains se promènent lentement. Ou s’asseyent sur le muret pour regarder des enfants qui font de la boxe. En plus la lumière est magnifique. Parfaite pour faire des photos.

Le soir nous dînons à la Casa. Nous avons compris que le menu est le même que dans les restaurants et bien souvent les maîtresses de maison se révèlent très bonnes cuisinières. C’est le cas de l’épouse du Docteur. Pour une fois la langouste est délicieuse !!

Pour continuer la soirée, nous partons dans la ville pour voir s’il est possible d’écouter de la musique quelque part. En attendant un concert qui doit commencer dans le jardin du Teatro Tomas Terry, nous nous installons sur la place « Parque Jose Martì ». Là, un guitariste est en train de chanter. Nous avons droit à tout un concert (« in vivo » comme ils disent) de chansons traditionnelles. Mais pas que… Nous aurons également droit à une belle version instrumentale de « Hôtel California » !!!

Par la suite le concert au Jardin du Teatro se révèle un peu décevant. Nous rentrons à la Casa. Une bonne nuit de repos sera la bienvenue.

Dimanche 30 octobre. Le lendemain le Docteur Victor M. Sosa Rodriguez del Rey nous organise une visite des environs en taxi.

Le chauffeur nous conduit tout d’abord à la Laguna Guanaroca. Nous traversons une forêt pour arriver au bord de la lagune. Là un homme nous attend pour nous faire monter dans une petite embarcation. Nous partons pour une « croisière » d’une vingtaine de minutes sur la lagune. Nous y assistons à l’envol d’un groupe de flamants roses. C’est magnifique et tellement paisible.

Après la lagune, nous continuons notre route pour rendre au « jardìn botanico de Cienfuegos ». Avant de commencer la visite on nous prévient que dans le coin sévissent les moustiques. Je sors immédiatement ma bombe de crème anti-moustiques !!! Ils ne m’auront pas !!

Cet endroit est plutôt sympa avec une immense forêt dans laquelle cohabitent de nombreuses espèces d’arbres et de plantes. Mais sans guide pour nous donner quelques explications ça devient une simple balade en forêt. Nous décidons donc de rentrer à Cienfuegos.

Petite pause à la casa avant de repartir voir le coucher du soleil sur le Malecon.

La fin du Malecon, appelée Punta Gorda est bordée de splendides demeures coloniales. Certaines ressemblent à de petits palais et ont été transformées en hôtel. Pour dîner, nous jetons notre dévolu sur l’un d’eux : le « Club Cienfuegos ». Si le cadre est superbe, ma cuisine l’est beaucoup moins. Une de nos pires repas depuis notre arrivée à Cuba !!! Vraiment, évitez cet endroit !!

Retour à la Casa en bus municipal. Seuls touristes parmi les cubains.

Forcément je termine en musique avec la version chantée des Eagles et de leur « Hôtel California ». Je ne sais pas vous, mais moi elle me donne des frissons cette chanson !! Toute une époque…

Trinidad, petit bijou cubain

Jeudi 15 octobre. Arrivée à Trinidad après un voyage en bus plutôt agréable. Nous quittons La Havane et son agitation pour trouver de très beaux paysages de campagne.

Trinidad. Petite ville ou grand village ? Un mélange des deux. En tous les cas, elle a ma préférence. C’est un très bel endroit où il fait bon vivre. Les rues sont pavées, les maisons peintes de toutes les couleurs. Il y a très peu de voitures. Ici on circule plutôt en carriole à cheval ou à vélo.

La casa particular où nous a envoyé notre logeur de La Havane (« Casa Manuela », Calle Lino Pérez) est parfaite. Nous y recevons un formidable accueil. En fin de journée, le gendre de Manuela, qui travaille dans une fabrique de cigare, nous en offre un pour nous faire essayer. Nous le fumons tranquillement installés dans le patio de la casa, en nous balançant doucement dans nos rocking-chairs. A Cuba, il y a des rocking-chairs dans toutes les maisons. Les cubains adorent se balancer en regardant passer les gens.

En soirée, nous allons boire un mojito à la Casa de la musica où nous espérons trouver la folle ambiance musicale si réputée à Cuba. Malheureusement à cause de la pluie, les musiciens ont déserté la scène et seul un chanteur anime un peu la soirée avec sa guitare. Pas de fête sur la Plaza Major aujourd’hui.

Vendredi 26 octobre. La nuit a été très agitée. Quelques trainées de Sandy arrivent jusqu’à Trinidad. Vents violents et pluie diluviennes ont sévi toute la nuit. Pluie qui tombe toujours au matin. Notre projet de balade en train à vapeur dans la « Valle de los Ingenios » tombe à l’eau… C’est le cas de le dire !!!

Nous passons une matinée tranquille à la casa : tri de photos, écriture, lecture. Nous attendons patiemment que la pluie cesse de tomber.

Le soleil réapparaît en fin de journée. Nous partons faire un petit tour à la Playa Ancòn. Jolie plage où l’eau est à la température idéale. Petite anecdote avec les taxis. Celui qui nous conduit à la plage nous prend 4 CUC. Pour le retour notre chauffeur nous demande 8 CUC… La négociation tourne court car c’est à prendre ou à laisser. Pour rentrer nous avons le choix entre ce seul et unique taxi ou nos pieds. 13 kilomètres ça fait un peu long, surtout quand la nuit tombe !!

Toujours pas de musique à la Casa de la Musica. La Casa de la Trova est également fermée. Tout le quartier est bouclé en raison du tournage d’un film. Nous allons finalement boire un verre dans le seul endroit à nous pouvons écouter de la musique : Taverna La Canchanchara (du nom d’une délicieuse spécialité cubaine à base de rhum et de miel !!). Un vrai repère à touristes. Je ne suis même pas certaine qu’il y avait des cubains… en dehors des serveurs et des musiciens !!!

Samedi 27 octobre. Le soleil est de retour. Nous prenons enfin le petit train à vapeur pour aller dans la Valle de los Ingenios. Superbe balade au rythme lent. Nous traversons de très beaux paysages et voyons de près la vie des paysans cubains.

Au cours du voyage nous sympathisons avec trois françaises. A notre retour sur Trinidad nous allons boire un verre avec elles sur une très jolie place.

Petite pause à la casa avant de commencer la soirée. Toujours pas de musique. La Casa de la musica et Casa de la Trova toujours fermées à cause du tournage. Nous retrouvons quand même les trois françaises Plaza Major pour boire un petit mojito !!

Dimanche 28 octobre. Dernier jour à Trinidad. Nous faisons une belle balade dans le Parque El Cubano. Forêt silencieuse, cascade et cuvette d’eau « douce et rafraichissante » pour se baigner… Enfin quand on arrive à entrer dans l’eau qui pour moi est plus « froide » que « rafraichissante » !! Nous faisons le retour vers Trinidad dans le camion qui ramène les employés du parc.

En arrivant, nous prenons le bus pour aller à la Playa Ancòn. Cette fois pas de taxi !!! Nous pensions avoir deux bonnes heures… Nous découvrons que les cubains n’ont finalement pas changé d’heure… La semaine prochaine peut-être… Mais du coup nous avons juste le temps de faire quelques pas sur la plage avant de prendre le dernier bus du retour. Je conseille vraiment d’aller à la plage avec le bus. D’abord c’est plus économique que le taxi. Mais surtout c’est un très beau voyage (pour paysages) qui peut être très animé !! Surtout le dernier bus de 18H, avec tous les cubains qui rentrent de la plage. Nous sommes dimanche… Je ne sais pas si c’est aussi animé la semaine. Mais là vraiment trop sympa.

Pour notre dernière soirée à Trinidad nous avons beaucoup de chance. Tout d’abord, nous découvrons un excellent restaurant (avec le recul, le meilleur de tout notre voyage). Il s’appelle « Sol Ananda ». Je vous le conseille vivement. Pour la beauté du lieu. Vous dinerez dans une véritable maison coloniale avec tous les meubles et la vaisselle d’époque. Nous, nous avons dîné dans la chambre à coucher, juste à côté du lit !!! Tout ça a un charme désuet vraiment très agréable. Nous faisons un voyage dans le temps. Et, ce qui ne gâche rien, la cuisine est excellente. C’est le premier repas depuis notre arrivée où je peux dire que je mange avec un réel plaisir, et pas seulement pour me nourrir. Ici un très bon cuisinier doit opérer en cuisine !!!

Après ce délicieux moment, nous partons retrouver les françaises à la Casa de la Musica. Et ce soir les musiciens sont là !!! Ils enchaînent les rythmes endiablés et tout le monde dansent la salsa… avec plus ou moins de talent.

Demain matin nous devons nous lever tôt pour partir pour Cienfuegos. Je garderai un très très bon souvenir de Trinidad. Cette petite ville hors du temps m’a beaucoup plu. Il y fait bon vivre, à un rythme loin de notre frénésie occidentale.

Je vous laisse avec un peu de musique cubaine pour l’ambiance Casa de la Musica…

Premiers jours à Cuba : La Havane

Lundi 22 octobre. Jour du départ pour Cuba. Nous quittons le sol français à 10 heures et atterrissons à La Havane à 19 heures (oups un p’tit décalage horaire…).

La casa particular que nous avons réservée de France n’est finalement pas disponible. Mais la propriétaire nous propose immédiatement une solution. Elle nous emmène chez un voisin qui a, lui-aussi, une chambre dans sa casa. La chambre est un peu sommaire mais spacieuse et très propre.

Après nous être installés, nous sortons dans les rues de La Havane pour trouver un endroit où dîner. Pas trop loin de notre casa nous trouvons un petit snack. Pour un premier repas, je mise sur une valeur sure : des spaghetti à la napolitaine. Aaaarrrrffff je n’aurais jamais imaginé que l’on puisse râter des pâtes à ce point là. Ca révèle tout simplement immangeable. Spaghetti ultra cuits qui baignent dans une « sauce-soupe » à la tomate concentrée !!! Cuba n’est vraiment le pays « della pasta » !! Allez vite au lit !!

Mardi 23 octobre. Première vraie journée à La Havane. Première découverte de la ville. Mon ressenti est un peu mitigé. Et je ne suis pas sous le charme. Je n’arrive pas à m’y sentir totalement en sécurité. Des « jineteros » (rabatteurs) nous collent comme des mouches. On ne peut commencer à parler avec l’un deux sans qu’il essaie de te « vendre » quelque chose ou d’obtenir que tu lui paies un verre. Ils surgissent sans cesse, proposant qui un taxi, qui une casa ou un paladar ou encore un endroit où sortir le soir… Je trouve ça pesant et j’ai beaucoup de mal à faire abstraction.

Mais à côté de ça, il y a la ville. Pleine de contraste. De magnifiques bâtiments restaurés côtoient des ruines ou des immeubles aux murs lépreux. La ville est traversée de larges avenues quasiment désertes car il y a très peu de voitures. La Havane c’est aussi, bien sur, les superbes voitures des années 50 : des Chevrolets, des Buicks, des Plymouths… Il y en a de toutes les couleurs. Certaines sont absolument superbes et dans un état incroyable quand on pense qu’elles ont plus de soixante ans !! Et c’est là tout le charme de cette ville : le « décor » est celui d’une autre époque, dans lequel les habitants essaient de vivre au XXIe siècle !!

Nous visitons le premier bâtiment du « Museo Nacional de Bellas Artes ». Un magnifique musée à l’architecture incroyable. Il est spacieux et organisé en différentes périodes, des colonies aux années 2000 . Comme nous allons nous en rendre compte, il y a très peu de touristes, le musée est donc quasiment désert et nous pouvons profiter pleinement de toutes les oeuvres exposées ici.

Pour le déjeuner nous nous posons dans un « paladar »perché en haut d’un immeuble (La Familia). Les paladars sont des restaurants privés tenus par des familles et autorisés par l’Etat depuis seulement 1995. Nous y goûtons le « congrì » (plat typiquement cubain mélangeant du riz et des haricots noirs) et du Yuca (manioc).

Après le déjeuner, nous visitons la vieille ville, la Habana Vieja. Partie de la ville réservée aux touristes. Ici les bâtiments ont été repeints et on y trouve de nombreuses petites places très agréables. Les quatre principales sont Plaza de Armas, Plaza de San Francisco, Plaza Vieja et Plaza de la Catedral. Très belles places carrées construites entre les XVI et XVIIIe siècles. La révolution a sauvé la démolition du cœur touristique de la capitale. Batista, trouvant les rues trop étroites et difficiles à circuler, voulait les raser ! Le pouvoir de Fidel Castro en place, les autorités ont restauré cette partie de la ville dans un but touristique. Et heureusement car c’est vraiment le plus bel endroit de la ville.

Après une petite pause à notre casa, nous repartons pour une balade sur le Malecon. D’après tous les guides, le Malecon est l’endroit où il faut aller en fin de journée. Lieu animé, rendez-vous de tous les musiciens !! Et bien nous ne verrons rien de tout ça. Seulement une longue promenade bordée par la mer d’un côté et par des immeubles délabrés de l’autre. Nous finissons par dénicher un petit restaurant où nous mangeons plutôt bien et buvons nos premiers mojitos !!!

Mercredi 24 octobre. Nous avons fait le tour du cadran. Cette grasse matinée nous permet de reprendre des forces et de nous caler à l’heure cubaine. Fini le décalage horaire.

Ce matin nous avons décidé de prendre le bus touristique pour faire le tour de la ville car La Havane est très étendue et nous ne pourrons pas tout faire à pied. Deux heures de visite installés sur la plate-forme supérieure du bus. C’est parfait pour découvrir les multiples visages de cette ville, pleine de contrastes et de couleurs. Nous pouvons voir les principaux monuments et bâtiments officiels. A cette hauteur apercevons également les nombreuses caméras accrochées aux lampadaires…

Pour le déjeuner, nous trouvons une terrasse dans un petit jardin ravissant avec une fontaine : la Cafeteria Torre La Vega. Nous prenons notre temps à l’ombre des arbres à écouter un guitariste qui nous chante quelques belles chansons cubaines (dont la célèbre « Hasta siempre » à la gloire de Che Guevara). Il a une très belle voix, douce et mélancolique et fait voler ses doigts sur les cordes de sa guitare.

Nous partons ensuite pour la deuxième partie du « Museo Nacional de Bellas Artes » où on peut voir la collection « Art Universal », qui présente des peintures, sculptures, dessins et fonds archéologiques. La salle d’art ancien dédie des sections à l’Égypte, la Grèce et Rome, que viennent compléter des pièces mésopotamiennes, phéniciennes et étrusques. La section d’art européen comprend des exemples des 7 écoles traditionnelles : Italie, Allemagne, Flandres, Hollande, Espagne, France et Grande Bretagne.

Surprise totale. Ce musée est incroyable. Tout d’abord par sa magnifique architecture et sa voûte de vitraux. Mais également pour les collections que nous pouvons y voir. Malheureusement, nous ne pouvons le visiter entièrement car il est immense et nous avons débuté notre visite bien trop tard. Attention ! Le musée ferme ses portes à 17 heures.

Nous prenons donc un « taxi coco » (petit taxi « bulle » jaune) pour aller boire un mojito à l’Hôtel national. Superbe hôtel au charme suranné qui surplombe La Havane et propose une terrasse face à la mer. Puis retour à pied à la casa en passant par le Malecon… toujours aussi désert.

Après un dîner à Los Nardos, restaurant espagnol où nous mangeons une paella en buvant de la sangria (rien de bien cubain dans tout ça…), nous rentrons nous coucher, épuisés par cette longue journée riche en découverte.

Pas facile d’illustrer musicalement des articles sur un autre pays. Surtout quand on connaît très peu cette musique là. Le souvenir du déjeuner dans le petit jardin ombragé m’a inspirée… Voici « Hasta siempre ».

¡ Viva Cuba Libre !

Et voilà, le jour J arrive. Demain matin je m’envole pour Cuba. Au début du projet, lorsque l’idée prend forme ça parait tellement lointain. Puis le temps file à toute allure et nous y voilà.

Ca fait plusieurs semaines maintenant que nous préparons ce voyage. Trouver le meilleur itinéraire. Faire des choix car en trois semaines pour ne pourrons pas tout voir forcément. Réviser un peu d’espagnol pour pouvoir communiquer avec les Cubains. Rêver devant des photos les jours de pluie.

Comme l’année dernière, j’essaierai de venir ici de temps en temps pour vous raconter notre aventure. Pour la famille d’abord (ça permet de donner des nouvelles et de partager avec eux ce voyage), mais aussi les amis (en particulier ceux qui vont « subir » la séance photos à mon retour !! ) et pour tous les lecteurs, bien sur, qui auront plaisir à voyager un peu avec moi.

Mais Cuba étant… Cuba, je ne promets rien. D’après ce que j’ai pu lire le wifi est inexistant (sauf à fréquenter les hôtels de luxe…) et les accès internet mis en place pour les touristes par le gouvernement offrent un débit très lent (l’âge de pierre pour nous). Mais ça peut être une belle occasion de « décrocher ».

Pour la minute « culture générale » de tous, voici un petit extrait de Wikipédia :

« Le Cuba libre est un cocktail à base de rhum, de citron vert et de cola.

Le nom de ce cocktail date de 1900, année de la perte de Cuba par les Espagnols, et fin de la guerre d’indépendance. Selon la légende, cette appellation viendrait d’un soldat américain qui, commandant ce cocktail, porta un toast « Por Cuba libre! » (Pour Cuba libre!), qui était le leitmotiv des troupes américaines durant la guerre.

L’essor du cocktail date de l’époque de la Prohibition, où la mafia profita de Cuba comme base arrière du trafic d’alcool.

Le Cuba libre est aussi parfois appelé ironiquement mentirita (« petit mensonge » en espagnol) par certains Cubains ainsi que par leurs voisins dominicains qui ne considèrent pas l’île comme libre avec le régime castriste au pouvoir encore actuellement. »

Et pour le plaisir… la recette

5 cl de rhum blanc Cubain (Havana Club Añejo Especial ou Bacardi).

12 cl de cola.

Quelques gouttes de jus de citron vert.

Servi dans un verre long, prérempli de glaçons.

Décoration : une tranche de citron vert.

Variantes possibles avec du rhum brun ou du gin, à la place du rhum blanc. Bonne dégustation, avec modération bien sur !!

Pour illustrer ce premier billet d’un voyage de 3 semaines, il faut de la musique cubaine. Un ami m’a fait connaitre un beau projet musical piloté par Gilles Peterson. Ca s’appelle « Havana Cultura » et en 2011 ils ont sorti un nouvel album « The Search continue ».

Voici un extrait avec la chaude voix de Danay Suarez qui interprète « Yo apprendi », sur de très belles images.  

Samedi soir au Divan du Monde ou comment j’ai découvert Please call me Madame

Samedi 6 octobre c’était la Nuit blanche à Paris. Dehors la pluie tombait depuis le début de l’après-midi sans montrer le moindre signe d’apaisement. Bon je vous dis ça mais je ne vais pas du tout vous parler de la Nuit blanche, tout simplement parce que je n’y étais pas. Ce soir là j’avais choisi l’option concert au Divan du Monde. Pour revoir les What about Penguins sur scène parce qu’ils m’avaient bien plu cet été à La Villette ( (je vous ai raconté ça ici).

Donc samedi vers 19 heures, j’arrive au Divan du Monde. Il est encore tôt. Il n’y a pas beaucoup de monde. Et heureusement (enfin pas pour moi car l’attente fut longue) mais pour Ornette qui n’arrive sur scène qu’à 21 heures. Elle était coincée dans les embouteillages. Merci la pluie et la Nuit blanche. Je ne dirai pas grand chose à propos d’Ornette car je suis convaincue qu’elle peut faire bien mieux que ce que j’ai vu samedi soir. Dommage pour une première fois c’était super décevant. Mais bon on la sentait super stressée d’avoir eu plus d’une heure et demi de retard. Et sa prestation m’a semblé écourtée ?… Bref je garde mes impressions pour moi et j’attend de la voir une autre fois sur scène, dans de meilleures conditions.

Ce retard a eu un côté extrêmement positif. Le changement de set se fait à une allure jamais vu !! A peine le temps de dire « ouf » et What about Penguins commence. Bon je ne vais pas redire ici ce que j’ai déjà écrit. Je trouve ce jeune groupe fort sympathique. J’aime bien la sonorité de leur album. Ils ont une présence sympa sur scène. En particulier le chanteur, la violoniste et le claviériste. Parce que bon, il faut quand même dire que le bassiste a un physique de rêve mais il a un peu oublier de sourire et donne parfois l’impression d’être là parce qu’il le faut bien. Pour le batteur c’est plus compliqué. Comme toujours pour les batteurs. Caché derrière le reste du groupe il a peu de chance de pouvoir entrer en contact avec le public. Je les ai revu avec plaisir. Vraiement un petit groupe à suivre de près.

Mais le clou de la soirée (enfin pour moi bien sur) ça aura été ma découverte du groupe « Please call me Madame ». Là je dis « BRAVO ». Les trois filles qui composent le groupe nous ont livré un show incroyable. Tout y est. Costumes, coiffures, mise en scène. Elles nous plongent dans les années 60 et on y croit. Les filles ont des voix extraordinaires et une vraie présence sur scène. Elles savent jouer sur tous les registres : mystérieuses, malicieuses, candides, coquines, et toujours hyper sexys. Quand aux musiciens qui les accompagnent, ils sont excellents.

Elles chantent leurs propres compositions comme « Tourbillon de la loose », « encore et encore », « Coward », mais également des reprises mises au goût des 60s. J’ai adoré leur reprise de « Les jupes des filles » d’Alain Souchon.

Bref vous l’aurez compris, ce groupe m’a conquise. C’est joyeux, plein de folie et d’humour. J’adore.

Je vous offre quelques images de cette soirée…

Et bien sur je vous laisse en musique, avec les « Please call me Madame » qui vous chante « Les jupes des filles ».