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Les Rencontres photographiques d’Arles 2012

Depuis plus de 40 ans, chaque été, un grand festival international de la photographie se déroule à Arles. Et cette année j’y étais.

Il y a deux ans, je me suis mise à la photo. On m’a offert un superbe reflex, j’ai suivi des formations et je me suis vraiment prise au jeu. J’aime ce regard différent que l’on pose sur ce qui nous entoure quand on le voit avec un œil de photographe. On devient soudain plus attentif aux détails, aux situations. Déjà, avant, j’aimais les expos photo. Justement pour ce regard que ces femmes et ces hommes ont sur le monde. J’avais donc entendu parler de ce festival mais n’avais jamais eu l’occasion d’y aller.

Cette année, je suis partie en vacances à Marseille. Donc à quelques kilomètres seulement d’Arles. Je ne pouvais donc pas rater une si belle occasion.

Les Rencontres c’est plus de 60 artistes exposés dans divers lieux patrimoniaux de la ville. Ainsi on fait d’une pierre deux coups. Avec chaque artiste on découvre aussi un lieu historique.

Les photographes viennent du monde entier et ces Rencontres ont servi de tremplin, depuis des années, à nombre d’entre eux. Je vous livre ici mes « préférences à moi ».

Joseph Koudelka et son « travail » sur les Gitans. Pendant plusieurs années, l’artiste a vécu avec des Gitans en Slovaquie orientale (près de l’Ukraine). Il les a observés pour apprendre à les connaître. Et les a pris en photo, dans des mises en scène qu’il orchestre soigneusement. Grace à lui, ce peuple souvent persécuté, va retrouver un peu de sa dignité. Ses images sont magnifiques, parfois bouleversantes, parfois drôles.

Ma préférée est la photo qui illustre ce billet. J’aime le rapprochement de ces deux visages amoureux qui forment comme un cœur. Vous pouvez en voir d’autre sur le site de Magnum Photos

Jean-Christophe Béchet lui, a fait un travail à partir des « accidents » photographiques. Il entend par là un ratage, une erreur volontairement recherchés dans un but esthétique. Pour cela, il travaille avec un appareil photo argentique. Seuls l’argentique peut permettre ces « accidents » qu’il va mettre en scène. Pour préparer cette expo, il est revenu sur ses anciennes photos pour retrouver celles qu’il avait mises de côté parce qu’elles étaient « imparfaites ». Pour lui ces accidents sont une intrusion du hasard qui apporte « le bonheur du désordre ». Ils « perturbent la sécurité, la répétition, la maitrise ».

Pour voir son travail rendez-vous ici : site de Jean-Christophe Béchet

Autre coup de cœur pour Aurore Valade. J’ai adoré la mise en scène qu’elle a mise en place dans ses photos. Au premier coup d’oeil, on voit tout d’abord ces bustes qui se dressent devant des toiles blanches pour donner l’illusion de tableaux accrochés dans le décor. Mais il faut s’approcher et regarder chaque détail. Elle met en scène la vie quotidienne des modèles à partir des récits qu’ils lui en font. Pour chaque photo, elle fait un énorme travail de photomontage et de retouches. Les personnages sont placés dans leur « intérieur » mais avec toujours une ouverture sur l’extérieur par le biais du paysage à la fenêtre, du journal posé sur une table et d’un écran de télévision. Cette série s’appelle « Ritratti Torino 2009-2010 ».

Allez voir ici, c’est vraiment génial. Site d’Aurore Valade

Il y eu également un coup de cœur plein d’émotion, avec les poils qui se hérissent, les larmes qui montent aux yeux. C’était devant le travail de Jonathan Torgovnik. Et ça s’appelle « Intended Conséquences » (Conséquences attendues). En 2006, il s’est rendu au Rwanda pour donner la parole aux femmes victimes des violences sexuelles pendant le génocide. Il les a toutes photographiées en duo avec l’enfant né de ces violences. Ces portraits associés aux textes qui rapportent leurs histoires sont violents et bouleversants. Elles parlent de leur souffrance, de leur honte et de leur isolement. Elles disent leur combat de chaque jour pour faire face et relever la tête. Elles sont admirables. Et ces images nous hantent pendant quelques jours pour nous rappeler la cruauté dont les Hommes sont capables.

Pour voir ces magnifiques images, il faut venir ici. Site de Jonathan Torgovnik

Vous trouverez également les vidéos des témoignages de chacune de ces femmes. Prenez le temps de regarder. C’est difficile mais c’est, je trouve, une façon de leur rendre hommage et de leur donner la parole.

J’ai découvert ces artistes dans un endroit génial. Le Parc des Ateliers. Ce sont d’anciens ateliers ferroviaires de la SNCF qui ont été totalement réhabilités pour devenir des lieux d’exposition le temps de ces Rencontres 2012. Le projet d’aménagement complet est celui d’un complexe culturel entièrement dédié à la photographie. On y trouvera le bâtiment de la Fondation Luma, l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, le siège des Rencontres de la Photographie d’Arles, des locaux pour des résidences d’artiste, un studio de 200m2, des espaces d’exposition, les locaux de la maison d’édition Actes Sud, un musée des Cheminots, une gare, un cinéma, une halte-garderie, un restaurant panoramique, des hôtels et des résidences universitaires. Il a l’ambition de devenir dans les prochaines années l’un des haut lieu d’expositions, de conservation et de recherche dans le domaine de l’image.

Ce furent mes coups de cœur. Bien sur, j’ai vu bien d’autres artistes mais qui m’ont moins bouleversée. Alors j’avoue, je n’ai pas retenu leur nom.

Ces Rencontres sont en tous les cas une très belle occasion de découvrir Arles et sa richesse architecturale.

Je n’ai pas trouvé très intéressant de faire des photos de… photos. Par contre, j’ai saisi quelques images de la ville.

Pour finir ce billet en musique, un petit clin d’oeil à « mes préférences » photographiques. Mais aussi parce que je la trouve bien belle cette chanson. Julien Clerc, « Ma préférence à moi »

Et pour finir en beauté, voici le nouveau clip de Norah Jones, « Miriam ». Cette fille, je l’aime… quand elle chante… ou quand elle joue au cinéma…

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Coup de coeur pour la cité phocéenne

Voilà, les vacances dans la cité phocéenne tirent à leur fin. Dans deux jours j’entreprendrai la grande transhumance du retour vers la capitale. Je ne voulais pas partir sans écrire un petit billet sur cette ville. Parce que j’ai vraiment eu un coup de coeur pour Marseille.

Je suis venue pour la première fois il y a un an et déjà j’avais aimé arpenter les rues pour en découvrir chaque recoin. Conquise, cette année j’ai décidé de venir y passer deux semaines avec ma marmaille.

Premier charme (et non des moindres pour les parisiens, surtout cette année) : le soleil et le ciel bleu. Chaque jour on se ouvre sa fenêtre pour découvrir qu’il fait encore beau. Ici la lumière est permanente et ça fait drôlement du bien au moral.

Ensuite il y a la ville. J’aime son ambiance du sud et son architecture. Marseille est une des plus vieilles villes de France et son évolution architecturale a plus de 2600. On y rencontre donc différents styles et on ressent l’Histoire contenue dans les pierres. Pierre Puget et Le Corbusier ont participé à sa construction. Mais pour vraiment bien ressentir l’ambiance et voir chaque détail il faut prendre le temps d’y flâner. Vous apercevrez alors des sculptures qui ornent les angles de nombreux immeubles. Je dois avouer, l’architecture est pour moi une inconnue. Mes yeux aiment à voir mais je n’ai jamais pris le temps de me pencher sur le style (roman, gothique, haussmannien… Tout ça quoi…) Alors je ne viendrai pas ici jouer la pro. J’aime l’architecture de cette ville pour sa simplicité, ses représentations religieuses (tout en ayant aucune conviction religieuse… ça me touche simplement) tout simplement.

Seul petit bémol quand même. Parce que bon, l’amour ne rend pas complètement aveugle !! Si Marseille pouvait élire un maire soucieux de Marseille ça pourrait être pas mal. Enfin j’dis ça… Mais un grand coup de ravalement ferait vraiment beaucoup de bien à cette ville magnifique et chargée d’histoire. Les volets tombent en morceaux, les façades sont décrépies, la propreté laisse à désirer. En fait, on a souvent l’impression de marcher dans une ville laissée à l’abandon !!! Et quel dommage !!! Il faut faire quelque chose. Sauver ce petit bijou de la méditerranée. Oulala !!! Je m’emballe. Tu vas voir que bientôt je vais monter une association appelée « Sauvons Marseille » !!!

Alors j’en étais où ? Ah oui. on peut donc découvrir de nombreux monuments religieux car du XIe au XIIIe siècle la ville a été au coeur de la vie religieuse en Provence. J’aime particulièrement l’architecture de la Major, magnifique cathédrale proche du Vieux Port. Alors elle j’ai cherché son style, parce que j’ai adoré.  Nous voici donc face à une cathédrale de style romano-byzantin qui évoque l’Orient (avec ses dômes comme ceux des mosquées) et elle a été construite dans la deuxième moitié du XIXe siècle alors que la ville connaissait une forte croissance économique et sociale. (Merci Wikipedia pour ces précieux renseignements !!). En réalité elle s’appelle Sainte-Marie-Majeure, mais on lui a donné son nom occitan, La Major.

Et il y a, bien sur, Notre Dame de la Garde, que les marseillais appellent « La Bonne Mère » car elle est considérée par la population comme la gardienne et la protectrice de la cité. Sa visite est incontournable. Au moins pour la superbe vue sur toute la Ville qui s’étend sous nos yeux lorsqu’on arrive tout en haut après une bonne grimpette !!! En effet, elle a été construite à 149 mètres d’altitude et surélevée encore de 13 mètres grâce aux murs et soubassements d’un ancien fort. Pour elle aussi le style est romano-byzantin. Décidément voilà un style que je me dois de retenir car j’aime énormément !!! A son sommet se dresse une magnifique sculpture de Vierge à l’enfant dorée qui resplendit sous les rayons du soleil.

Mais ma vue préférée de la basilique c’est de nuit, lorsqu’on remonte le chemin du Roucas Blanc. Ce chemin vous le prenez tout en bas, sur la corniche. Là vous remontez tranquillement et soudain la Bonne Mère apparaît au dessus de vous, immense et illuminée. C’est une vision magnifique que j’adore. En plus, à partir de ce chemin, vous pourrez accéder à de nombreux escaliers qui  permettent d’atteindre différents points de vues d’où l’on peut voir Notre-Dame de la Garde et sa colline, la Corniche et les îles (Château d’If, Frioul).

Si vous venez passer quelques jours ici je vous conseille d’aller boire un verre en fin de journée Cours Honoré d’Estienne d’Orves. Cours entièrement piéton, avec d’immenses terrasses. Il faut également aller manger une glace à la Maison de la glace, rue Sainte. Elles sont délicieuses !!!

Il y aussi le Cours Julien, quartier « branché » dans lequel j’ai fait une belle petite « pêche » au street art, avec de très belles oeuvres de C215 (si vous aimez, allez faire un petit tour rue Bussy l’Indien). Ou encore le Panier qui ressemble à un petit village.

Il faut prendre également la navette qui vous mènera à la Pointe Rouge. La balade en bateau est super et là bas il y a des grandes plages de sable (enfin grande pour la ville n’est-ce pas !! Rien à voir avec les plages du nord.). Le soir restait pour dîner au bord de la plage, avant de reprendre la dernière navette pour rentrer dans la nuit et entrer dans le port tout illuminé.

Et bien sur, à ne pas rater les calanques. Là, je reviens justement d’un dernier picnic dans la calanque de Sormiou. A partir de 19H vous pourrez y accéder en voiture. Pour les plus courageux, vous pouvez vous faire une chouette randonnée le matin avant 11 heures. Je l’ai fait et ça vaut vraiment le déplacement. Quelle vue lorsqu’on arrive en haut !!

Ce soir c’était magique. Lorsque nous sommes repartis, la pleine lune brillait dans le ciel et se reflétait dans l’eau. La vision des bateaux, comme des ombres, sous la lumière de la lune, est indescriptible. On voudrait rester là pendant des heures, dans le silence. Pour ça, je vous conseille d’y aller sans « moustique » de 14 ans !! Parce que franchement il ne comprend pas qu’on s’extasie comme ça pendant des heures. C’est beau d’accord mais finalement assez conventionnel !! Je me rassure en me disant que c’est l’âge qui veut ça… A l’adolescence on est « forcément » blasé, surtout quand il s’agit de trouver un truc génial avec ses parents. Mais je suis certaine que tout au fond de lui, derrière la cuirasse, bat un p’tit coeur tout mou qui a trouvé ça super beau !!!

Je vous emmène faire un petit tour de la ville avec moi avec ce melting-pot d’images (je suis sur un ordi très basique là… qui me tape sur les nerfs à cause sa lenteur, a une qualité d’image de m…. Je n’ai donc pu faire aucune retouche ni aucun tri… alors merci pour votre indulgence). 

Plus que deux jours et je remonterai vers Paris. Je laisserai cette ville qui a su me charmer mais ce ne sera qu’un au-revoir. C’est étrange ce sentiment d’être dans une ville où on se sent presque chez soi. J’ai vraiment adorer ces deux semaines passées ici. C’était comme si j’avais toujours vécu ici. Bien sur le fait d’ être en vacances ajoute beaucoup au plaisir.

C’était vraiment bien. Je remercie les Marseillais pour leur gentillesse et leur sourire. Et plus particulièrement mon amie V. pour son accueil. Et pour le plaisir que ça a été de la revoir et de pouvoir passer du temps avec elle. Oui parce qu’il faut que je vous dise (tant qu’à raconter ma life autant aller jusqu’au bout…), V. c’est ma plus « vieille » amie !! Non part l’âge mais par les années qui nous lient. Nous sommes connues en 5ème !! Et depuis quelques années elle vit à Marseille. Alors passer ces quelques jours avec elle c’était super chouette.

Pour la sortie en musique, ce soir ce sera Lou Doillon. Elle s’est mise à la chanson et c’est plutôt réussi.

« La part des anges » de Ken Loach

La semaine dernière, j’ai voulu me réconcilier avec Woody Allen. Parce que son film « parisien » ne m’avait pas emballée et que j’espérais que Rome l’avait mieux inspiré. Alors je suis allée voir « To Rome with love ». Hélas !!!! Voilà un film qui ne vaut vraiment pas le déplacement. Même pas pour admirer de belles images de Rome. C’est vide et sans intérêt. Woody Allen s’est essayé à la « farce à l’italienne » avec le personnage joué par Benini… Raté. D’une excellente idée il a fait une sorte de vaudeville grand-guinolesque. La seule chose qui vaille la peine d’être vue ce sont les comédiens. Tous excellents. Mais ça ne peut suffire. Il serait peut-être temps que Woody Allen pense à prendre sa retraite… Idée qui semble lui faire bien peur, malheureusement pour nous !!!

Heureusement, d’autres metteurs en scène continuent de nous charmer. C’est le cas de Ken Loach. Une fois de plus il nous offre une satire sociale à la fois drôle et touchante. Ses personnages, tous des paumés, délinquants multi-récidivistes, nous prennent par les sentiments et on se retrouve entrain de les soutenir et d’espérer que leur « dernier » coup va marcher parce qu’il leur permettra de repartir à zéro et de se construire une nouvelle vie.

L’histoire

« A Glasgow, Robbie, tout jeune père de famille, est constamment rattrapé par son passé de délinquant. Il croise la route de Rhino, Albert et la jeune Mo lorsque, comme eux, il échappe de justesse à la prison mais écope d’une peine de travaux d’intérêts généraux. Henri, l’éducateur qu’on leur a assigné, devient alors leur nouveau mentor en les initiant secrètement… à l’art du whisky ! De distilleries en séances de dégustation huppées, Robbie se découvre un réel talent de dégustateur, bientôt capable d’identifier les cuvées les plus exceptionnelles, les plus chères. Avec ses trois compères, Robbie va-t-il se contenter de transformer ce don en arnaque – une étape de plus dans sa vie de petits délits et de violence ? Ou en avenir nouveau, plein de promesses ? Seuls les anges le savent… »

Animation Flash

La « part des anges », c’est la partie du volume d’un alcool qui s’évapore pendant son vieillissement en fût. Et ce sera la quantité de liquide que les personnages vont prélever pour faire leur fortune.

Film après film, Ken Loach sait nous parler des laissés pour compte de la société actuelle avec malice et bienveillance. Pourtant, il est sans concession avec ses personnages et nous les montre sans fards.

Le propos ne joue jamais sur le misérabilisme. Ces petits délinquants sont juste un peu paumés et ne savent pas comment s’en sortir dans un monde qui leur rappelle sans cesse qu’ils ne sont bon à rien. Pourtant, comme ils sont émouvants dans leur fragilité et leur naïveté. Et comme on a envie que la vie change pour eux. Qu’à un moment ils aient leur chance… la chance d’avoir une vie meilleure.

Ce film montre que « l’union fait la force ». Pour « monter leur coup », les personnages vont mettre en commun leur connaissances, associer leurs personnalités et surtout se donner le courage d’agir.

Les acteurs, non professionnels comme toujours chez Ken Loach, sont excellents. En particulier, le leader du groupe. Un jeune paumé qui devient papa et décide de prouver qu’il est capable de s’occuper de son fils et d’être un père responsable. Ce garçon est vraiment très touchant car on ressent sa fragilité et sa détermination à ne pas accepter de plier et de baisser les bras.

Les autres personnages sont eux aussi formidables. Voilà une joyeuse bande de potes qui fait du bien au moral dans cette période de crise où on veut nous convaincre que tout est triste et sans espoir.

Ce film a reçu le Prix du jury au Festival de Cannes en 2012. Une récompense méritée.

Sortie musicale avec une artiste qui commence à faire parler d’elle, Y’Akoto. Moi j’aime beaucoup. Et vous ?

Etat d’âme

Il y a des jours comme ça où on se pose des tas de questions. Par exemple, quand on tient un blog, on se demande pourquoi on fait ça ? Pour qui on écrit ?

Pour son propre plaisir ? Oui en partie. En tous les cas au départ il y a ça. Le plaisir qu’on a à écrire, à mettre des mots sur du ressenti pour essayer de partager son plaisir, son bonheur lors d’un concert ou d’un voyage. Mais voilà, justement. Le verbe juste qui explique mon envie d’écrire dans ce blog est « partager ». Ecrire pour soi ne suffit pas. Enfin moi je n’écris pas pour moi. J’écris pour les autres, en pensant à ce que j’ai envie de vous dire, aux émotions que j’ai envie de faire passer. Lorsque j’ai aimé un artiste ou un film, j’ai envie de partager ce plaisir pour que vous aussi vous ressentiez ça. Même si ce plaisir reste très personnel, j’espère à chaque fois que je vais  permettre à au moins une personne de découvrir quelque chose et d’y prendre le même plaisir que moi.

Alors forcément, se pose la question d’être lu. Et par qui ? Parce que bien souvent on ne sait pas trop qui nous lit. Alors on met en place des stratégies. Par exemple on crée une page Facebook en se disant « tiens qui va cliquer sur j’aime » ou sur le lien pour venir lire l’article ?

Mais certains jours, il me faut l’avouer, je ne sais plus trop pourquoi je continue d’écrire. Et surtout pour qui. Je livre mes mots ici mais je ne sais pas qui les lira. Et parfois c’est un peu décourageant. Parce que finalement c’est un drôle de partage n’est-ce pas quand il n’y a pas de retour ? Et on se retrouve là, devant sa page blanche, prêt à baisser les bras. Parce que mine de rien ça demande du temps d’écrire ces petits billets. Mais comme la vie est pleine de surprise, c’est dans ces moments là que le « petit » signe d’encouragement va surgir. Et il vient toujours d’inconnus. Ces inconnus qui nous lisent et qui viennent un jour mettre quelques mots de commentaires sur un billet (et parfois même plusieurs). Au moment où ils écrivent, ils ne savent pas l’importance que leurs mots vont pouvoir prendre. Parce que c’est grâce à eux qu’on sait pourquoi on continue. Parce que oui, bien sur, de temps en temps on a besoin d’encouragements. Et un petit compliment au détour d’un commentaire ça fait drôlement du bien.

C’est pour ça que ce soir j’ai eu envie d’écrire ce petit billet d’état d’âme. Pour ces inconnus qui me lisent. Et en particulier pour celui qui, sans le savoir, m’a donné envie de continuer. Grace à ses quelques mots déposés sur ce blog. Et aussi parce que je voulais le remercier pour son petit « cadeau » musical. Merci merci. J’ai été très touchée.

Là il se fait tard alors je vais vous laisser en musique. Mais je vous prépare un petit billet « cinéma ».

Voici une découverte de la semaine dernière. Grace aux Inrocks. Rozi Plain, « Humans ». Un bel album. Une artiste à suivre de très près.

Sous le soleil de Dubrovnik

La météo automnale qui s’est abattue sur Paris depuis des semaines m’a fait apprécier encore plus le choix, fait il y a plusieurs mois, de partir passer quelques jours en Croatie pour bien commencer l’été. Parce que là-bas, le soleil était ENFIN au rendez-vous et c’était bon !!! Même si le choc thermique a été un peu rude je l’avoue. En 2 heures nous sommes passés de 15° à 33°… à l’ombre !!

Pour moi Dubrovnik fut une découverte. Je ne connaissais pas du tout ce petit joyau de la côte adriatique. On en prend plein les yeux. Le bleu du ciel, la pierre blanche des bâtiments, le marbre recouvrant le sol de certaines places, la beauté d’une architecture très vénitienne (on comprend très vite que cette ville a été un jour dominée par les Vénitiens. 150 ans en fait au 11e siècle. Bah oui quand même je me suis documentée. Un peu de culture ne nuit jamais).

Arrivés mardi soir, nous trouvons très rapidement un «appartement». Une petite « vieille » vient vers nous dès la descente du bus pour nous proposer une chambre (room) ou un appartement (apartment). Nous voilà partis à l’assaut des longs escaliers qui mènent vers le haut de la ville. A son rythme, très très lent. Un rythme de vacances parfait. Alors ne nous emballons pas sur « l’appartement ». Il est ce qu’il y a de plus succinct. Une chambre (sans fenêtre), une toute petite salle de bain et un hall d’entrée cuisine. Sommaire mais parfait pour ces quelques jours durant lesquels nous comptons bien vivre dehors.

Le lendemain, pour notre premier jour, nous décidons de la jouer « farniente ». Après le petit-déjeuner pris dans la ville basse nous prenons le bateau pour Lokrum. Une petite île située juste en face de Dubrovnik, à seulement 15 minutes de navigation. Ici rien d’autre à faire que buller au soleil. Il suffit de trouver un petit coin tranquille dans les rochers et de poser son paréo. L’eau est à une température parfaite. Pas froide, juste rafraichissante pour tenir le coup sous un soleil de plomb. La température doit avoisiner les 40° !!

Pour les petites faims ou les grosses soifs, un petit bar nous accueille dans des fauteuils confortables à l’ombre des pins. L’odeur, le bleu de la mer et le blanc des roches me font beaucoup penser à la Provence.

Ce petit séjour croate ayant pour objectif de nous reposer et de recharger les batteries, ce bout de rocher sera notre destination favorite pendant 3 jours. En particulier le samedi lorsque les touristes débarquent par centaines d’un paquebot Costa !!!

Nous avons quand même fait une journée culturelle avec la visite de la ville. La Placa, la tour de l’horloge, le monastère franciscain, le mémorial des défenseurs de Dubrovnik très émouvant. Car il ne faut pas oublier que cette ville fut durement touchée lors du conflit avec la Serbie, de 1991 à 1993. Dubrovnik a été bombardée et assiégée par l’armée serbe pendant plus de deux ans. 68 % de la ville a été touchée par les obus et 2 toitures sur 3 détruites. Depuis, une restauration de grande ampleur a été lancée. La reconstruction s’est faite, autant que possible, dans le respect de l’architecture d’origine. J’ai même appris que toutes les nouvelles tuiles viennent tout simplement de notre ville rose, «Toulouse ». C’était il y a seulement 20 ans. Je m’en souviens encore. Un conflit juste à nos portes.

Et bien sur les remparts. Balade incontournable qui offre une vue magnifique de la ville : les toits de tuiles rouges, les escaliers des petites ruelles, les nombreux dômes… Tout ça avec la mer en toile de fond. C’était vraiment merveilleux.

Côté culinaire, je vous conseille d’aller manger à la « Tavern Lady Pi Pi ». Nous avons découvert ce restaurant tout à fait par hasard lors de notre visite des remparts. D’en haut nous avons vu une tonnelle sous les arbres et une énorme cheminée… Bah non pas pour se réchauffer au coin du feu !! Déjà que j’avais du mal avec les 40° naturels !!! Cette énorme cheminée permet tout simplement de manger un délicieux poisson frais grillé. Mmmmhhh rien que d’y penser j’en salive. Servi avec des petits légumes c’était un régal.

Nous y avons également testé un vin croate. Le Plavac. Un rouge pas trop mauvais mais attention !! Il tape un peu !!

En plus de bien y manger vous aurez une très belle vue sur la ville car il est dans le haut de Dubrovnik. Vraiment très agréable pour bien finir la journée et admirer le soleil qui se couche sur les toits orangés. Et, bon point supplémentaire, l’accueil est excellent.

Autre adresse agréable, pour le diner et le petit-déjeuner : le « Dubravka 1836 ». Vous mangerez sur une grande terrasse avec vue sur la mer et les murs de la ville. Il se trouve à l’extérieur des remparts, juste à côté de la porte Pile. Les pizzas et les crêpes y sont excellentes, les petits-déjeuners sympas, le service impeccable et les prix raisonnables.

Forcément j’ai ramené des images souvenirs de cette jolie escapade sous le signe du soleil. Allez, venez, je vous emmène un peu avec moi…

Je terminerai avec la très belle devise de cette ville, que j’ai apprise en faisant mes petites recherches « culturelles » : « La liberté ne se vend pas même pour tout l’or du monde ».

Je vous laisse avec du bleu plein les yeux et Alabama Shakes. C’est tendre, c’est beau. J’aime la voix de la chanteuse, un peu éraillée, qui parfois devient une sorte de feulement. Tout leur album est à écouter. Du pur rhythm’n’blues comme je l’aime.

 

 

Douceur de vivre sur les bords de Marne

Ce soir j’avais juste envie de dire quelques mots que m’inspire cette photo.

Depuis le début de l’année je participe à un petit jeu sur Flickr que j’aime beaucoup. Chaque semaine il faut poster une photo de son choix. Il y a deux semaines j’ai mise celle-ci et j’ai eu des retours très positifs. Alors déjà je veux dire mon plaisir à lire les commentaires des inconnus qui prennent le temps de regarder et de mettre un petit mot. Ca fait un plaisir énorme et surtout ça encourage à continuer, à vouloir toujours trouver LA photo qui va inspirer l’Autre.

Celle-ci m’a inspiré de la plénitude, de la tranquillité. Et c’est absolument ça. Elle a été prise un soir d’été, alors que le soleil descendait doucement avant de disparaître. Cette douce lumière a donné de belles couleurs et de très beaux reflets dans l’eau. Comme quoi un Iphone peut parfois faire aussi bien qu’un bon appareil photo !!

Cet endroit c’est tout près de chez moi. C’est sur les bords de Marne. Un endroit où les gens aiment à venir se promener, courir, faire du vélo ou du roller. On se croise. Parfois on se salue sans même se connaître comme pour se dire « tiens toi aussi tu aimes être ici à la fin de la journée !! ». C’est très apaisant.

Voilà. Ca n’est pas le bout du monde. Mais parfois les petits bonheurs de la vie se trouvent juste à côté de nous.

Ce soir je vous laisse avec Devon Sproule. Parce que c’est ce que j’écoute en écrivant ce billet. Et parce que cette artiste est en parfait accord avec cette photo.

Si vous aimez n’hésitez pas à écouter tout l’album. C’est un petit bijou qui donne beaucoup de plaisir.

Solidays 2012 : de la bonne musique et… de la boue

Voilà, les Solidays c’est fini pour cette année. Et c’était encore une fois formidable. Y a pas à dire, voir les artistes sur scène c’est vraiment génial.

Cette année tout s’est bien organisé. J’ai pu voir tous les artistes qui m’intéressaient. Allez je vous raconte ces trois jours de folie. Parce que bon, il faut bien le dire… Les Solidays c’est super chouette mais épuisant !!!

Tout a commencé vendredi, après une bonne heure et demi d’attente pour ENFIN être sur le terrain. Donc l’aventure musicale n’a commencé qu’à 20 heures avec Ben Howard. J’ai fait deux chansons sous le chapiteau pour le voir un peu puis à l’extérieur, tranquillement installée dans l’herbe pour manger un morceau. Parce qu’après tout s’enchaine. Pas le temps de souffler.

21H direction la grande scène «Bagatelle» pour aller voir Miles Kane. Super !! Génial !! Extra !! J’ai adoré. Il a une super présence sur scène et embarque la foule (énorme) avec son rock endiablé. Un de mes préférés de ce Solidays…

22H c’est au tour de Selah Sue. J’aime beaucoup sa voix et j’avais vraiment très envie de la découvrir sur scène. Je n’ai pas été déçue. La voix éraillée est bien là avec une belle présence sur scène. Une artiste vraiment sympa qui partage énormément avec le public. Bien, bien, bien.

23H on enchaine avec les Concrete Knives. L’album m’avait plu. Leur concert m’a conquise. Ils ont mis une ambiance incroyable et il faisait très très chaud sous le chapiteau !!! Ils passent à La Maroquinerie le 14 novembre et il y a de grandes chances que j’y sois.

A minuit une petite pause s’impose pour attendre The Kills qui passent à 1H. LE concert que nous attendons tous. Et bien… grosse déception. Pas à cause d’eux. A cause de la sono absolument pourrie. Jamais entendu un son pareil. La musique s’est transformée en une espèce de brouhaha insupportable. Nous avons tenu 3 chansons avant de plier bagage. Dommage. Parce que quand même… c’était The Kills !!!

Samedi, après une grasse matinée bien méritée pour reprendre des forces, je suis sur place vers 17H. Pour bien commencer, un p’tit café les pieds dans le sable. Puis à 18H direction le Domino pour aller voir Rover. Bon j’y vais pas hyper convaincue parce que sa prestation à La Maroquinerie m’avait déçue. Mais comme j’aime beaucoup son album, je me dis que ça vaut le coup d’essayer à nouveau. Très bonne idée !! Me voilà réconcilier avec l’artiste sur scène. Cette fois il était hyper détendu et souriant. Bien sur Rover reste Rover. Ca n’est pas un expansif mais il a fait de beaux efforts, très attendrissants, pour parler un peu au public. Super concert.

19H petite pause pour se restaurer grâce à un « vide » dans ma programmation. Rien qui me tente vraiment.

20H direction le Domino pour voir François & The Atlas Mountain avec un « petit » détour par les toilettes qui va s’avérer interminable. Zéro pointé pour l’organisation !!! 1 heure d’attente pour enfin atteindre les toilettes !! Donc pas vu François !! Je suis super déçue.

Heureusement je me rattrape à 21H avec mon concert préféré des Solidays : Skip The Use. Tout simplement génial, incroyable, dément !!! Quel personnage que le chanteur. Une pêche d’enfer qui entraine une foule indescriptible. C’était vraiment incroyable !! Jamais vu ça.

22H j’enchaine avec Zebda. Deux chansons et puis s’en va. Là je parle de moi. Pas convaincants les Zebda. Ou tout simplement pas ma tasse de thé. Je n’insiste pas et me dirige vers le César Circus où passe Fuel Fandango à 23H. J’avais un peu écouter leur album sur internet et je les avais sélectionnés dans les groupes à voir. C’était super. Beaux effets scéniques. La chanteuse a une vraie présence sur scène, hyper sexy. Et quelle ambiance ils ont su mettre. Leur musique c’est pas mal d’électro, un peu de pop et de rock. Je vous en conseille la consommation sans hésiter.

Minuit j’entraine tout le monde (j’ai du lutter contre leur fatigue…) pour aller voir Shaka Ponk sur la grande scène « Paris ». J’avais quelques à-prioris parce que je n’aime pas plus que ça. Mais on m’avait dit que sur scène ils étaient incroyables. Et c’est vrai. Leur concert est un véritable show. Jeux de lumières et d’images. Présence impressionnante. Quel talent !! Nous repartons tous enchantés d’avoir tenu le coup et de les avoir vus.

Nouvelle grasse matinée puis retour à Longchamp. Mais dimanche il fallait être super motivés. Il pleut depuis le matin. Au fil de la journée, le terrain va se transformer en véritable champ de boue. Il faut se déplacer super lentement si on ne veut pas finir étaler par terre. Je n’ai jamais vu ça. Je dois reconnaitre que ça freine un peu l’enthousiasme et que l’ambiance n’est pas la même que les jours de grand beau temps.

Arrivée sur place à 16H. J’essaie de commencer par Irma. Parce que j’aime bien et aussi, je l’avoue, parce qu’elle joue sous un chapiteau. Hélas d’autres que moi ont eu la même idée. Entrer sous le chapiteau se révèle être un véritable combat. Je préfère laisser tomber et je pars me mettre à l’abri dans le hangar du Bout du monde pour boire une petite bière.

Bon, je suis quand même venue jusque là pour écouter de la musique alors je repars vers un chapiteau à 18H pour voir Arthur H. Petit concert sympa avec une ambiance détendue. La belle voix chaude d’Arthur H réchauffe un peu l’atmosphère.

19H traversée du terrain boueux pour aller de l’autre côté de hippodrome voir les General Elektriks. Parce qu’ils sont immanquables les General Elektriks. J’aime trop voir le jeu de jambes de RV Salters et les déhanchés du bassiste Jessie Chaton. Malgré la pluie qui continue de tomber, la foule se presse. L’ambiance est quand même un peu molle pour un concert des General Elektriks.

Même ambiance sur le concert de Charlie Winston. Il peine pendant près de 30 minutes avant d’arriver à faire monter la température. On est bien loin de l’ambiance survoltée des Chorus. Il a finit quand même par y arriver à chantant ses « vieux » tubes « Like a Hobo » et « In your Hands ».

21H je file (enfin c’est beaucoup dire, en fait je glisse) pour aller voir les Brigitte. Toujours aussi sympas ces deux filles. Quand j’arrive sous le chapiteau l’ambiance est déjà bien « chaude ». Ca fait du bien après ces deux heures passées sous la pluie.

Pendant le concert la pluie a enfin renoncé à tomber. On a même droit à un joli ciel tout rose pour fêter le coucher du soleil. J’hésite. Il reste encore Garbage en concert de clôture. Mais il faut traverser à nouveau tout Longchamp dans la boue, je commence à être vraiment fatiguée et avec la nuit qui tombe il ne fait pas très chaud. Tant pis cette année je vais rater la fin mais je suis arrivée au bout de ma motivation. Au revoir les Solidays. A l’année prochaine.

Je partage avec vous quelques images. Parfois un peu floues et souvent prises de loin. Mais pas facile de faire des photos avec la foule des Solidays et avec un petit appareil. Mais ça reste de beaux souvenirs.

Un billet sur les Solidays ne peut se terminer qu’en musique. Voici mes coups de cœur de la session 2012.

Skip The Use, « People in the shadow » Trop, trop booonnnn.

Miles Kane, « Come closer »

Concrete Knives, « Happy Mondays ». Mon coup de coeur des Solidays.

Fuel Fandango, « Talking ». Ma découverte des Solidays.

Shaka Ponk, « Fonk me ». Pour le plaisir du souvenir et pour le visuel. Et parce que j’aime leur folie.

Forcément les General Elektriks, parce qu’on ne s’en lasse pas. Un brin de nostalgie avec « Raid the Radio ». Mmmhhhh… Au passage, admirez le jeu de jambes. J’adoreeeee.

Et pour finir Rover, parce que je me suis réconciliée avec lui. « Aqualast »

La fête de la musique : mouais bof !!

Cette année la fête de la musique aura été un peu bizarre. Est-ce à cause des orages violents de l’après-midi mais j’ai bien l’impression que les petits groupes ont été découragés hier soir. Cette année encore nous sommes allés faire un petit tour dans le quartier. Faubourg Saint-Antoine – Bastille. Et c’était plutôt « calme ». Beaucoup moins de groupes que l’année dernière et une foule plutôt clairsemée.

Nous avons quand même vu quelques petites choses sympas.

Voyage au Brésil place d’Aligre avec La Barricada Tropical. Super ambiance. Deux brésiliennes (enfin elles en avaient tout l’air…) nous ont fait une superbe démonstration de danse au son des percussions.

Ensuite nous sommes partis vers le bar « The Bottle Shop », rue Trousseau, où nous avions repéré un groupe de cuivre vraiment bien. Puis retour vers la rue Cotte pour aller écouter une groupe qui s’était installé sur le toit d’un algéco de chantier. Pas mal. Petit groupe de rock avec un chanteur italien (mmmhhhh elle est trop belle cette langue et so romantique!!) enfin je crois… maintenant que j’y réfléchis, il devait être français et chanter en italien… Parce qu’après il a fait une reprise très réussie d’une chanson des Stones.

Après nous avons voulu aller voir ce qui se passait rue de Charonne et rejoindre Bastille. Nous avons abdiqué avant. Peu de groupes. Une ambiance un peu molle. Et puis 3 jours de musique non stop nous attendent aux Solidays. Alors retour maison et dodo pour prendre des forces.

Parce que là ça va être bon. Et le premier qui me dit qu’il va pleuvoir je…. Non je garde mon calme. Allez la musique adoucit les mœurs. Ca commence aujourd’hui avec, entre autres, Ben Howard, Concrete Knives, Metronomy, Miles Kane, Nadéah, Selah Sue et The Kills… Je vous raconterai tout ça bien sûr.

Pour finir en musique, un avant-goût de cet après-midi.

The Kills, « The Last Goodbye »

Ben Howard, « Old Pine »

Mes « j’aime »

Ce matin j’ai lu le nouvel article publié par Caroline dans son blog « Pensées de ronde«  (au passage j’aime beaucoup et je vous en conseille la lecture).

Et elle m’a donné une très bonne idée, que j’ai mise en pratique immédiatement. Parce qu’en ce moment c’est pas la grande forme… En partie la faute à l’automne qui s’est installé bien trop tôt et à la morosité ambiante. Bref donc je me suis dit « tiens et si elle avait raison. Et si de lister ce qu’on aime ça pouvait permettre de voir les choses de façon plus positive et de REprendre conscience que la vie est pleine de petits bonheurs. »

Alors voilà le résultat, non exhaustif, de mes « j’aime »…

J’aime le rire de mes garçons

J’aime boire un petit café au soleil avec mon amoureux

J’aime faire la sieste

J’aime écouter mes chansons préférées

J’aime tomber sur LE bouquin qui te fait perdre la notion du temps

J’aime pleurer au cinéma

J’aime les poils qui se dressent pendant un concert (séquence émotion… c’est trop bon ça)

J’aime découvrir une nouvelle œuvre de streetart au détour d’une rue

J’aime le fondant au chocolat quand le p’tit cœur est bien bien coulant

J’aime les fins de journée en été, quand le soleil descend et que le rythme se fait plus calme

J’aime Paris et me perdre dans ses rues

J’aime l’heure de l’apéro avec les amis

J’aime les p’tits déj’ du week-end sur ma « terrasse »

Il y en aurait bien d’autres surement mais comme toute liste, celle-ci est évolutive.

Si vous avez envie de me dire vos « j’aime » en commentaire surtout n’hésitez pas… Vous verrez ça fait drôlement du bien !!! Et encore merci à Caroline pour cette excellente idée. 🙂

Pour finir il fallait la musique que j’aime écouter. Alors il y a forcément Asaf Avidan, « Different Pulse ». J’ai beau l’écouter je ne m’en lasse pas. Et à chaque écoute la même émotion.

Mais aussi en ce moment Dylan LeBlanc, « If Time Was For Wasting ». Depuis quelques semaines, je « boucle » un peu… beaucoup… sur son album.

Ou encore Devon Sproule, « Ain’t That The Way »