Art urbain
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STREET GENERATION(S) : l’histoire du street art s’écrit à Roubaix

Couv Roubaix

Depuis le 31 mars et jusqu’au 9 juillet 2017 (oui oui face au succès, l’expo a été prolongée de quelques semaines ! ), Roubaix nous invite à découvrir l’histoire du street art avec l’exposition Street Generation(s) : 40 ans d’art urbain.

Le street art, toute une histoire

L’histoire du Street Art est une histoire riche. En 40 ans, beaucoup d’artistes ont émergé de cette culture commune, créant un incroyable mouvement. Les précurseurs des années 1970-1980, sont devenus des artistes confirmés qui ont dédié leur vie à leur art et construit une œuvre riche.

Les années 70 et 80 ont vu naître le mouvement avec les graffiti, peintures murales colorées faites avec des bombes aérosols dans un style que l’on appelle aujourd’hui “Old School”. Les artistes écrivent alors principalement leurs noms de façon artistique sur de grandes
surfaces à la vue de tous.

Le mouvement évolue ensuite dans les années 90 vers un art plus tourné vers le message que la signature. Les artistes utilisent les murs pour diffuser leurs idées. Ils envahissent leurs villes et créent tout un système signifiant. Ils utilisent de plus en plus de nouvelles techniques
comme le pochoir et le collage d’affiches.

Depuis les années 2000, de nombreux nouveaux talents émergent, une approche plus individuelle apparaît. Certains font des collages sur de gigantesques façades, d’autres gravent les murs de façon subtile. De multiples et différentes directions sont aujourd’hui explorées et
présentées partout dans le monde, faisant du street art le mouvement le plus riche existant actuellement.

À travers les oeuvres de 50 artistes de renom, des archives photographiques, des oeuvres de collections privées et des interventions in situ, l’exposition STREET GENERATION(S) dresse un
panorama complet, inédit en France, de ce mouvement d’une richesse foisonnante.

A la découverte de La Condition Publique

La Condition Publique, dirigée depuis janvier 2016 par Jean Christophe Levassor, est un nouveau laboratoire créatif, pluridisciplinaire, au croisement entre art, créativité, urbanisme et développement durable. Ancien lieu de conditionnement de la laine, réhabilité en 2004, à l’occasion de Lille 2004 Capitale Européenne de la Culture, la Condition Publique abrite aujourd’hui de nombreux acteurs culturels et créatifs et favorise le développement des projets des habitants et des acteurs du quartier. Installée dans le quartier du Pile à Roubaix, elle initie et développe des terrains de collaboration avec les acteurs sociaux, les urbanistes et un tissu associatif dense et s’attache à favoriser les croisements et les rencontres entre les acteurs qui la composent.

Les arts urbains tiennent une place toute particulière dans le projet de la Condition Publique, lui permettant de résonner avec le Quartier du Pile où elle est implantée et la ville de Roubaix. Le Pile est l’un des quartiers ouvriers historiques de Roubaix, frappé de plein fouet par la mutation économique du secteur textile. Un quartier au patrimoine architectural typique du début du vingtième siècle, aujourd’hui le reflet des inégalités criantes de notre monde urbanisé.

Aujourd’hui, les street artistes sont les artistes qui savent le mieux se connecter à ces enjeux car, né dans la rue, le street art est la pratique artistique contemporaine la plus en phase avec cette réalité. Les lieux délaissés urbains (friches et maisons) à Roubaix constituent un terrain de jeu et d’expression unique pour les artistes. Ils y créent avec une réelle ambition formelle et intellectuelle, servant de pont entre deux mondes, dedans et dehors.

STREET GENERATION(S) : 40 ans d’art urbain

L’exposition présente une sélection d’œuvres (environ 200) de près de 50 artistes de renom et d’une vingtaine d’interventions in situ. Cette histoire du street art est également illustrée avec divers documents vidéo (interviews, reportages, clips) présentés dans un espace en mezzanine. J’avoue… je n’ai pas regardé les vidéos car il y avait plus de 45 minutes de visionnage et j’ai préféré prendre tout mon temps avec les oeuvres.

L’exposition se déroule dans la halle B de la Condition Publique sur 1 500 m2, s’intéresse aux précurseurs de l’art urbain, issus de l’art moderne et contemporain. Elle explore le tronc commun artistique du graffiti des années 80, puis met en évidence le foisonnement que nous connaissons depuis la fin des années 90 avec de nouvelles techniques, de nouvelles propositions, de nouveaux formats.

L’exposition est organisée en 10 sections : la Genèse du mouvement, les Précurseurs, les premiers graffitis modernes, les artistes à l’oeuvre, l’expansion mondiale, la scène française, l’avènement du message, planète pochoir, écritures du monde, l’avènement du contexte.

Les artistes présentés : JEF AÉROSOL, ASH, ANDRÉ, A-ONE, BANKSY, TAREK BENAOUM, BLEK LE RAT, C215, CRASH, D*FACE, DONDI, DRAN, SHEPARD FAIREY, FAILE, FUTURA, KEITH HARING, JAYONE, JONONE, JR, KATRE, KAWS, L’ATLAS, LUDO, BARRY MC GEE, MISS.TIC, MODE 2, STEVE MORE, NASTY, OS GEMEOS, PSYCKOZE, QUIK, RERO, REMI ROUGH, SEEN, SETH, SKKI, SPACE INVADER, SWOON, TANC, VHILS, JACQUES VILLEGLÉ, NICK WALKER, WEST, YZ, ZEVS, ZHANG DALI, ZLOTYKAMIEN…

Après la halle principale, on poursuit la visite en montant sur les toits terrasses. On se retrouve alors au niveau des toits de la ville, au milieu d’herbe et de potagers, pour admirer les oeuvres réalisées par Jef Aérosol.

Puis, l’exposition se prolonge sur les murs du quartier. Six artistes (Ludo, C215, Remi Rough, Vhils, Tarek Benaoum et Crash) ont été invités à réaliser une ou plusieurs fresques dans les rues autour de la Condition publique. Des œuvres pérennes, qui resteront après le départ de l’exposition. Sur ce parcours extérieur on découvre également des oeuvres réalisées avant l’exposition par les artistes Wagner Braccini, Mikostic, IPNS et Pysckoze.

Pendant la visite, nous avons testé le bar de La Condition Publique… Pas de chance la partie resto était fermée et le quartier faisait apparemment une pause pour ce long week-end de l’ascension… Du coup pas facile de manger un bout avant de faire la visite. Nous nous sommes rabattus sur les planches « apéro ». Mais bon, franchement, le rapport/qualité/quantité/prix n’est pas top. Je vous conseille donc soit de venir avec vos propres sandwichs/salades ou de manger ailleurs avant.

Et surtout, n’hésitez pas à filer sur Lille après la visite. Le temps étant carrément estival vendredi, nous avons terminé notre passage dans le nord tranquillement installés en terrasse à siroter une bonne bière bien fraîche. Le bonheur ! Et puis cette ville est décidément très chouette et mérite qu’on aille s’y balader.

STREET GENERATION(S) en images

Pendant cette visite de deux heures j’ai forcément fait pas mal de photos. Je vous en offre quelques-unes ici mais pour vraiment en profiter rendez-vous dans cet album STREET GENERATION(S) : 40 ans d’art urbain

La Condition Publique
14 Place Faidherbe 59100 – Roubaix
M° Roubaix Eurotéléport

Du 31 mars au 9 juillet 2017 !
Tarifs : de 3€ à 5€
Réservation en ligne ou par téléphone au 03 28 33 48 33

Conclusion musicale en version soul music…

Cette entrée a été publiée dans : Art urbain

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

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