Art urbain, Expos
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La délicatesse de Swoon

Samedi j’ai vu une expo « Coup de coeur ». Celle de Swoon à la Galerie Lj. J’avais découvert cette artiste à l’occasion de l’expo du Musée de la Poste, « Au-delà du street art« . Et j’avais depuis très envie d’en voir plus.

Grace à la Galerie Lj c’est chose faite. Jusqu’au 11 janvier 2014, on peut y voir plusieurs de ses oeuvres majestueuses.

De son vrai nom Caledonia Curry, SWOON est une artiste américaine née en 1978 qui a grandi à Daytona Beach en Floride, un environnement aquatique de marais et de pêcheurs qui est resté une source d’inspiration dans son travail. Elle vit et travaille à Brooklyn ; elle est diplômée de Pratt Institute, Brooklyn (1998-2001). SWOON propose une vision engagée et humaniste du monde qui l’entoure à travers le portrait des gens qu’elle rencontre et des villes qu’elle visite au cours de ses voyages. Elle nous raconte leur histoire par le biais de portraits-totems qu’elle grave sur linoleum puis imprime sur Mylar, papier recyclé ou papier calque, et les réhausse de couleurs à l’acrylique. Elle les assemble sous forme d’installations monumentales et les contre-colle parfois sur des morceaux de bois trouvés.
SWOON se perfectionne dans la technique de la gravure pendant ses études d’art ; c’est à cette période qu’elle commence à coller ses oeuvres dans la rue et qu’elle initie des projets collectifs engagés en collaboration avec d’autres jeunes artistes.

Jusqu’au 11 janvier 2014, vous pouvez voir sa nouvelle expo à Paris, « Motherlands« . Par son travail elle rend ici hommage à sa mère récemment disparue. Avec une oeuvre immense et magnifique appelée « Memento Mori » et qui recouvre les murs d’une salle entière au sous-sol de la galerie.

Motherland c’est aussi la patrie, les origines, le pays d’où on vient. Elle nous parle également de ces endroits du monde mis en danger par l’Homme.

Par exemple avec « Kamayura »  est un hommage à la tribu du même nom qui se fait actuellement chasser d’Amazonie, à cause de la déforestation.

Avec « Braddock Steel »  et « NeeNee » elle nous raconte un projet qu’elle a initié en collaboration avec Leslie Stem à Braddock, Pennsylvanie. Cette ville subit une forte déchéance suite à l’abandon des industries du métal (comme à Détroit). La mairie a décidé de confier à des artistes une église luthérienne du début du XXe siècle abandonnée pour la transformer en fabrique à tuiles d’art, avec le projet de reconstruire le toit de l’église et de le recouvrir de ces tuiles.

Dès l’entrée dans la galerie on est subjugué par le travail de l’artiste avec l’incroyable « Thalassa« . Il y a l’oeuvre centrale avec ce personnage de la déesse grecque de la mer qui semble surgir des flots. Magnifique. La pièce est entièrement peinte en vert et jaune, comme si des algues les avaient recouverts. Cette oeuvre est rattachée à la Nouvelle-Orléans. Il est question de son lien avec la mer dont elle dépend entièrement pour sa survie (pour le commerce, le transport, l’énergie et l’alimentation).

Mais elle ne raconte pas que des histoires tristes. Ses oeuvres nous parlent beaucoup de ses voyages lors de projets humanitaires ou encore de pays où elle a vécu quelques temps. Ca donne des oeuvres superbes telles que « Walkie » (nom d’un jeune garçon qui a participé et bénéficié d’un projet de reconstruction  d’un village à Haïti suite au tremblement de terre de 2010)  ou « Tumaini » (nom d’un refuge au Kenya qui recueille des petites filles victimes de violence. Cette pièce est le résultat d’ateliers qu’elle a organisés avec les enfants et mêle ses portraits de jeunes filles et leurs dessins).

Cette exposition est vraiment magnifique. Allez-y. En attendant je vous offre des photos. Regardez comme c’est beau…

Avec « Motherlands », Swoon s’expose à la Galerie Lj

Final musical avec Grand Corps Malade et une très belle chanson qu’il interprète avec Richard Bohringer, « Course contre la honte« . Ecoutez bien les paroles. Cette chanson est bouleversante.

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

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