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Les projets photos de Miss Giny

J’ai commencé à participer aux projets photos de Miss Giny en 2012. Cette année là elle avait mis la barre haute. Il fallait poster une photo par semaine. Un vrai challenge je vous assure quand on n’est pas une pro. Mais ce fut une super aventure, hyper stimulante.

Alors en 2013 j’ai signé à nouveau. Miss Giny avait ralenti le rythme. Seulement une photo par mois. Mais elle nous avait trouvé un nouveau challenge. Nous devions répondre à un thème précis que nous découvrions au début de chaque mois. Une fois de plus j’ai adoré participer à ce projet. Pour moi parce que ça me poussait à regarder mes photos avec un autre regard. Mais aussi pour le plaisir de découvrir les images des autres participants.

Pour ma plus grande joie (et celle de bien d’autres photographes j’en suis certaine…) elle lance un nouveau projet pour 2014. J’ai fait ma demande pour intégrer le groupe et j’attend la nouvelle règle du jeu avec impatience. Si vous aussi vous avez envie de venir jouer avec nous ça va se passer ici projet 2014-P12

Sinon Miss Giny a un blog. Il s’appelle « Au pays des merveilles » et un compte Flicker.

Maintenant je vous laisse avec des images. Celles de ma participation au projet 2012-P52. Puis celles de cette année Projet 2013-P12. Et enfin les photos de tout le groupe, pour découvrir les images des autres participant(e)s.

Finissons comme toujours en musique avec la magnifique voix de Melody Gardot. « Our love is easy »

Mon année 2013 : des films, du streetart, de la musique…

En cette fin d’année, je vois partout fleurir des rétrospectives. Je trouve ça plutôt sympa de se retourner un peu (pas trop quand même) vers le passé pour revenir sur tout ce qui a été positif dans l’année qui vient de s’écouler. Alors bon… je vais faire comme tout le monde… Voici mon petit tour de 2013.

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Bouleversante « Suzanne »

Avec « Suzanne », Katell Quillévéré a réalisé un très beau deuxième film. Il faut dire qu’il est servi par de très beaux acteurs : Sara Forestier, Adèle Haenel et François Damiens.

L’histoire, c’est celle de Suzanne une jeune fille éprise de liberté. Un peu trop peut-être. Car elle perdra beaucoup à vouloir vivre sa vie comme elle l’entend. Et puis elle aime un voyou. Follement. Eperdument. Justement parce qu’il représente la liberté, le refus des règles ? Pour lui Suzanne va tout sacrifier. Son père et sa soeur, son fils.

On suit la vie de cette jeune femme dès sa plus jeune enfance. Veuf, leur père les élève, elle et sa soeur, du mieux qu’il peut. Pas toujours facile d’être un papa seul. Mais il les aime tellement. Très vite on sent qu’elles sont au centre de sa vie. D’ailleurs, jusqu’à la fin aucune femme n’y entre. François Damiens a ici un rôle qu’on ne lui connaissait pas. Jusque là on l’a plutôt vu dans des comédies. Dans lesquelles il est un très bon acteur. Mais là ! Il se révèle. C’est lui qui m’a le plus bouleversée. On le sent par moment tellement désemparé. Il ne comprend pas que son amour de père ne suffise pas. Il regarde sa fille glisser doucement sur cette pente dangereuse qui la mènera en prison mais ne peut rien y faire. Le caractère entier et la soif de liberté de Suzanne sont trop forts.

Et Adèle Haenel, si émouvante. Elle joue la jeune soeur de Suzanne, Maria. Pour contre-balancer la fougue de sa soeur elle est sage. Bien sur quand elle sort elle boit et couche avec quelques garçons. On sent que ces moments sont pour elle une sorte de soupape. Mais très vite elle revient à sa vie de jeune fille qui travaille, prend soin de sa soeur et de son neveu. Toujours là quand on a besoin d’elle. Je ne connaissais pas cette jeune actrice et c’est une très belle découverte.

Et bien sûr, il y a Sara Forestier. Eblouissante. Elle joue une Suzanne un peu sauvage qui fait des choix en écoutant toujours que son coeur et jamais la raison. Quand elle tombe enceinte à 17 ans elle décide de garder l’enfant (sans père) simplement « parce qu’elle en a envie ». Quand elle rencontre Julien c’est un amour fou sans mesure qui nait. Parce qu’on sent bien qu’elle ne sait rien faire à moitié Suzanne. Et tant pis pour le prix à payer.

Les acteurs vieillissent au fil de leur histoire qui se déroule sur plusieurs années et on y croit. Toujours. En fait, dès les premières scènes la réalisatrice sait nous entrainer dans leur vie. On les regarde et on est émus. Par tout cet amour qu’ils ont les uns pour les autres. Par leur désarroi dans les moments difficiles. On a envie que la vie soit un peu plus douce pour eux. A la fin on y croit un peu. On se dit que peut-être quelque chose peut se reconstruire… mais je n’en dis pas plus. Il faut aller voir ce film. Pour les acteurs, tellement beaux et talentueux. Pour l’histoire. Pour l’émotion.

Je vous laisse avec la très belle chanson de Nina Simone « Suzanne », sur laquelle se termine le film.

La vie est un énorme « Casse-tête chinois »

Le ciel est maussade. La tempête fait rage. Les fêtes de fin d’année ça te donne le bourdon ? Ou simplement tu as envie de te mettre au chaud et de passer un moment sympa ? Alors il faut aller voir le dernier Klapisch, « Casse-tête chinois ».

Après « L’auberge espagnole » et « Les poupées russes » on retrouve Xavier, Martine, Wendy et Isabelle. Aujourd’hui ils ont 40 ans et leur vie s’est encore compliquée. Avec des enfants et des divorces. A travers ce film, Cédric Klapisch fait un portrait de notre époque. Tout y est. Divorce. Garde des enfants. Place du père. Famille recomposée. Immigration. Homosexualité et homoparentalité. Attention pas de crainte. Le casse-tête chinois n’est que le nom du film. Le ton reste léger et jamais moralisateur. Ca donne juste le sourire parce que décidément oui, c’est vrai, par moment la vie est un vrai casse-tête chinois. Mais la fin est optimiste. « Après la pluie le soleil » ou plutôt après les larmes et la galère, le bonheur.

J’ai retenu une phrase du film qui me plait beaucoup. Parce que c’est vraiment ça. Parce que je suis dans la partie où je vois comment sont placés les fils et que je trouve ça plus intéressant que la jolie broderie.

« La vie est comme une broderie. On passe la première partie du côté extérieur de la broderie et c’est très joli. On passe la seconde moitié de l’autre côté. C’est moins joli, mais on voit comment sont placés les fils. » (Schopenhauer)

Alors voilà en cette période de fête je vous encourage à aller voir ce film. C’est léger et pétillant. Ca donne le sourire. Et puis il y a la musique. Franchement géniale. Juste pour la bande son ça vaut le coup d’y aller. Et après de l’écouter chez vous ici BO « Casse-tête chinois »

Je vous laisse avec un petit extrait de la bande originale. Ecoutez c’est troooop bon.

Le Light Painting illumine l’Espace Pierre Cardin

Avec l’exposition « Paris Lumière », l’Espace Pierre Cardin a mis à l’honneur le light painting pendant tout un week-end (14-15 décembre). Je suis allée y faire un tour pour découvrir cet art.

Le Light painting est un art tout nouveau qui mélange photgraphie, streetart et art numérique. L’idée pour l’artiste est de jouer avec des sources de lumières dont il capture les mouvements dans l’obscurité totale en gardant une exposition longue et unique. Ca donne des images incroyables.

Sur la scène internationale, le Light painting est en pleine expansion et cette exposition à l’Espace Pierre Cardin est une première en France. Grace au label LPWA (je vous explique ça plus loin) 30 artistes de différents pays réunissent ici plus de 150 oeuvres. Elle fait découvrir toutes les facettes de cet art.

Je ne connaissais pas trop mais apparemment il a quelques grands noms français qui étaient exposés : Jadikan, Marko 93, Rezine, Swit Lightgraff, Gildas Massinet et Julien Breton (Kaalam).

L’expo présentait des photos et des vidéos. On pouvait même sa propre expérience si on avait un appareil photo (ce qui était mon cas… franchement c’est trop sympa). Il y avait également une salle où un petit scanner captait les personnes présentes pour les reproduire en petits cubes qui s’effondraient… Mouais c’est pas très clair dit comme ça mais franchement très chouette à voir.

Je vous ai promis une petite présentation du label LPWA, la voici

La Light Painting World Alliance (LPWA) est une organisation mondiale qui oeuvre dans le référencement et la diffusion des photographes, émergents et professionnels, du Light Painting. LPWA est éditeur de publication et concepteur du format d’exposition.

Elle rassemble 60 artistes membres et plus de 300 œuvres. Les artistes de LPWA ont vu leurs travaux utilisés au cours de campagnes publicitaires et furent présentés dans des expositions en galeries.

Les photos présentées à l’occasion de l’exposition LPWA ont été choisies en raison de leur contribution au Light-Painting en montrant des oeuvres datant de 1976 à nos jours.

Les artistes sélectionnés par LPWA utilisent une variété de sources de lumière de la simple lampe de poche aux lasers en passant par la pyrotechnie pour réaliser leurs oeuvres. Leurs travaux ne requièrent aucun post-traitement.

Avant de vous laisser je vous livre quelques photos. Il faut juste cliquer ici « Paris Lumière à l’Espace Pierre Cardin« 

Petit plaisir musical maintenant avec Saint-Michel. « Bob »

La folie de -M- à Bercy

Le samedi 14 décembre -M- faisait son dernier concert à Bercy. Il a fait salle comble (tout comme les deux soirs précédents). Et j’y étais. Et ça a été un très très grand moment.

-M- je l’ai découvert aux Solidays, au mois de juin. Et je m’étais juré d’aller le voir sur scène pour un « vrai » concert où il serait le seul artiste. Parce que M il faut absolument le voir sur scène. C’est un show man extraordinaire.

Samedi soir c’était fou et magnifique. La mise en scène était à couper le souffle. Un grand spectacle fait de jeux de lumière.

Il y a eu un incroyable moment où de grands faisceaux verts ont parcourus la salle nous donnant l’impression d’être enfermés sous une cloche verte. On pouvait croire qu’on allait toucher les bords avec nos mains.

Il y a eu aussi la magie de la chanson « Ma bonne étoile » durant laquelle -M- demande à tout le public d’allumer la lumière de son téléphone. La salle est alors plongée dans le noir et n’apparaissent plus que des milliers de petits points lumineux, comme des étoiles. Quelle émotion. Rien que d’y penser les poils se dressent encore sur mes bras.

Il nous a également offert un trio avec Winston McAnuff et Fixi (qui ont assuré une première partie géniale), debout sur une plate-forme qui se déplaçait au milieu de la foule. Parce que -M- il aime ça la foule. Plusieurs fois au cours de la soirée il nous remercie d’être là, il nous dit son bonheur à vivre ces moments.

Pour finir et fêter la fin de cette tournée à Paris il fait venir son père, sa sœur et son frère sur scène pour interpréter la très belle chanson « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime » (chanson de Louis Chedid).

Un seul rappel (mais après quand même 2 heures 45 de concert). Là il nous offre la chorégraphie de sa chanson « Mojo » avec tous ses musiciens. C’est délirant. Le public est déchainé. Cette fois il part mais on serait bien restés encore un peu avec lui.

Je me rends compte à me relire que je n’ai pas rendu ici ce que j’ai vécu samedi à Bercy. Impossible. Comment dire les lumières, le son (-M- tout comme ses musiciens sont tout simplement incroyables), le contact qu’il a avec son public même dans une salle aussi grande. Bref ce fut un très très grand moment. Et, une chose est sure, la prochaine fois qu’il passe en concert j’y retourne.

Voici la chanson sur laquelle il est entré sur scène. Dans le noir. On ne voyait que ses lunettes formant un grand M lumineux. « Elle »

Et bien sur il faut la note endiablée de « Mojo ».

Je voudrais terminer ce billet avec la belle chanson de Louis Chedid « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime« . Parce que c’est vrai et beau.

La Manufacture 111 : drôle d’endroit pour des expos

Le saviez-vous ? Un nouvel endroit dédié à la culture a ouvert ses portes à Paris. Ca s’appelle la Manufacture 111. Et ça se trouve rue des Pyrénées dans le 20e. Au 111… ceci explique cela… Lire la Suite

La délicatesse de Swoon

Samedi j’ai vu une expo « Coup de coeur ». Celle de Swoon à la Galerie Lj. J’avais découvert cette artiste à l’occasion de l’expo du Musée de la Poste, « Au-delà du street art« . Et j’avais depuis très envie d’en voir plus.

Grace à la Galerie Lj c’est chose faite. Jusqu’au 11 janvier 2014, on peut y voir plusieurs de ses oeuvres majestueuses.

De son vrai nom Caledonia Curry, SWOON est une artiste américaine née en 1978 qui a grandi à Daytona Beach en Floride, un environnement aquatique de marais et de pêcheurs qui est resté une source d’inspiration dans son travail. Elle vit et travaille à Brooklyn ; elle est diplômée de Pratt Institute, Brooklyn (1998-2001). SWOON propose une vision engagée et humaniste du monde qui l’entoure à travers le portrait des gens qu’elle rencontre et des villes qu’elle visite au cours de ses voyages. Elle nous raconte leur histoire par le biais de portraits-totems qu’elle grave sur linoleum puis imprime sur Mylar, papier recyclé ou papier calque, et les réhausse de couleurs à l’acrylique. Elle les assemble sous forme d’installations monumentales et les contre-colle parfois sur des morceaux de bois trouvés.
SWOON se perfectionne dans la technique de la gravure pendant ses études d’art ; c’est à cette période qu’elle commence à coller ses oeuvres dans la rue et qu’elle initie des projets collectifs engagés en collaboration avec d’autres jeunes artistes.

Jusqu’au 11 janvier 2014, vous pouvez voir sa nouvelle expo à Paris, « Motherlands« . Par son travail elle rend ici hommage à sa mère récemment disparue. Avec une oeuvre immense et magnifique appelée « Memento Mori » et qui recouvre les murs d’une salle entière au sous-sol de la galerie.

Motherland c’est aussi la patrie, les origines, le pays d’où on vient. Elle nous parle également de ces endroits du monde mis en danger par l’Homme.

Par exemple avec « Kamayura »  est un hommage à la tribu du même nom qui se fait actuellement chasser d’Amazonie, à cause de la déforestation.

Avec « Braddock Steel »  et « NeeNee » elle nous raconte un projet qu’elle a initié en collaboration avec Leslie Stem à Braddock, Pennsylvanie. Cette ville subit une forte déchéance suite à l’abandon des industries du métal (comme à Détroit). La mairie a décidé de confier à des artistes une église luthérienne du début du XXe siècle abandonnée pour la transformer en fabrique à tuiles d’art, avec le projet de reconstruire le toit de l’église et de le recouvrir de ces tuiles.

Dès l’entrée dans la galerie on est subjugué par le travail de l’artiste avec l’incroyable « Thalassa« . Il y a l’oeuvre centrale avec ce personnage de la déesse grecque de la mer qui semble surgir des flots. Magnifique. La pièce est entièrement peinte en vert et jaune, comme si des algues les avaient recouverts. Cette oeuvre est rattachée à la Nouvelle-Orléans. Il est question de son lien avec la mer dont elle dépend entièrement pour sa survie (pour le commerce, le transport, l’énergie et l’alimentation).

Mais elle ne raconte pas que des histoires tristes. Ses oeuvres nous parlent beaucoup de ses voyages lors de projets humanitaires ou encore de pays où elle a vécu quelques temps. Ca donne des oeuvres superbes telles que « Walkie » (nom d’un jeune garçon qui a participé et bénéficié d’un projet de reconstruction  d’un village à Haïti suite au tremblement de terre de 2010)  ou « Tumaini » (nom d’un refuge au Kenya qui recueille des petites filles victimes de violence. Cette pièce est le résultat d’ateliers qu’elle a organisés avec les enfants et mêle ses portraits de jeunes filles et leurs dessins).

Cette exposition est vraiment magnifique. Allez-y. En attendant je vous offre des photos. Regardez comme c’est beau…

Avec « Motherlands », Swoon s’expose à la Galerie Lj

Final musical avec Grand Corps Malade et une très belle chanson qu’il interprète avec Richard Bohringer, « Course contre la honte« . Ecoutez bien les paroles. Cette chanson est bouleversante.

« Transversales » : Cristobal Diaz s’expose à la Galerie Confluences

Du 5 décembre 2013 au 11 janvier 2014, la Galerie Confluences nous propose de découvrir le travail de Cristobal Diaz. Cet artiste nous offre son regard sur la ville au travers de ses photographies.

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