Pas trop le temps ces jours-ci mais je veux quand même vous dire quelques mots sur les Solidays 2013. Ce sera rapide… par manque de temps donc, mais aussi parce que la version 2013 côté concerts a été plutôt tranquille.
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L’Amour et la tendresse n’ont pas d’orientation sexuelle…
Hier, je suis allée à la mairie du IIIe parce qu’il m’a semblé important de dire non à des actes véhiculant beaucoup de haine.
Le photographe Olivier Ciappa a eu la très belle idée de créer une exposition contre l’homophobie. Ses photos mettent en scène des couples homosexuels imaginaires ou réels. Des personnalités ont joué le jeu. François-Xavier Demaison et Antoine Decaunes, Lara Fabien et Eva Longoria, Roselyne Bachelot et Audrey Pulvar, et bien d’autres encore…
Depuis le 13 juin ces photos sont visibles autour de la mairie. Elles sont belles, pleines de tendresse et d’amour. Jamais provocantes ou pornographiques. Et pourtant… c’est déjà trop pour certains qui ont décidé de vandaliser l’exposition en les lacérant. Quelle haine dans cet acte !! Je me pose la question ? Qu’est-ce qui les dérange tant pour en arriver à de tels actes ? Trop d’amour leur serait-il insupportable ?
Tout comme Olivier Ciappa il ne faut voir que le côté positif de cet acte de violence (voir son interview donnée au Nouvel Obs). Finalement il aura suscité un énorme élan de solidarité qui fait plaisir à voir. Suite aux lacérations, une mobilisation très forte a vu le jour. Sur Facebook un événement a été créé pour nous nous retrouvions tous hier soir à l’occasion de l’inauguration pour dire notre soutien et notre refus de l’intolérance. Et depuis samedi, des gens sont venus, spontanément, déposer des dessins à côté des œuvres saccagées.
Pour répondre à cet acte de vandalisme, la Mairie a décidé de réimprimer les photos. On se retrouve donc face à l’oeuvre entière avec, juste à côté, celle qui a été découpée. A tout ça se mêlent des dessins d’artistes ou d’enfants. J’ai du mal à dire ce que j’ai ressenti là-bas. Plusieurs émotions mêlées. De la tristesse devant un geste que je ne comprend pas. Du plaisir à regarder de très belles photos et à ressentir tout l’amour qui s’en dégage.
Plusieurs personnalités (le Maire de l’arrondissement, Marianne James, le photographe…) se sont succédées pour livrer de magnifiques discours. Celui du Maire, en particulier, m’a énormément touché. Parce qu’il a étendu son refus de la haine et de l’intolérance à toutes les formes de discriminations. Parce qu’il a redit que la République ne cèdera pas à la violence. Parce qu’il a su nous dire qu’à la haine il ne faut pas répondre par la haine et que l’Amour vaincra !!!
J’espère de tout mon cœur qu’il a raison. Parfois j’en doute. Parce que je trouve qu’aujourd’hui la parole s’est beaucoup trop libérée. Hier les propos racistes ou homophobes ne se faisaient pas sur la place publique. Les personnes qui votaient à l’extrême droite se cachaient un peu… Aujourd’hui on les sent tellement décomplexés. Propos et actes discriminants et rabaissants fusent dans tous les espaces d’expression (télé, réseaux sociaux…) et de moins en moins de gens semblent s’en offusquer. Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, dans un pays en crise ayant besoin de boucs émissaires, soyons vigilants et refusons cette libération d’une parole nauséabonde.
Si tu es parisien, n’hésite pas. Va sur place voir ces magnifiques photos. Si tu vis trop loin… ou que tu n’as pas le temps tu peux les voir sur la page Facebook d’Olivier Ciappa. Prends le temps de les regarder. Tu verras, l’Amour et la tendresse n’ont pas d’orientation sexuelle…
Pour clore cet article je vous laisse avec une chanson que j’aime beaucoup parce qu’elle dit si bien que la peur de l’autre et de ses différences « ne font pas avancer ». No One is Innocent, « La peur ».
Ma première fois dans un speed painting !!
Je ne peux pas attendre. Il faut absolument que je vous raconte l’aventure que j’ai vécu hier soir !! Parce que c’était ma première fois… Et parce que c’était juste génial !!!
Bon, celles et ceux qui tout comme moi sont des accros du streetart comprendront bien mieux mon enthousiasme… surtout quand j’aurai cité quelques noms : Jef Aérosol, Jérôme Mesnager, Mosko & Associés, Nasty… Ca c’est pour les plus connus, ou en tous les cas ceux que moi je connais. Parce qu’il y avait d’autres artistes dont certains ont été une super découverte.
Pour commencer il faut peut-être que je vous explique l’idée de ce speed painting. Parce que je ne voudrais pas vous laisser penser qu’il s’agit d’une nouvelle façon de rencontrer l’âme sœur. Non non, rien à voir. Ici on peint, on ne drague pas… Enfin on fait ce qu’on veut mais l’idée c’est plutôt de rencontrer des artistes et de les voir en pleine création.
Cet événement était organisé par la société Liquitex, avec Magda Danysz comme commisaire d’expo. Il proposait à une quinzaine d’artistes de peindre une œuvre en un temps très limité sur une toile blanche…
Cette soirée se déroule en deux temps. Tout d’abord, sept artistes ont 90 minutes pour réaliser une oeuvre. Leurs noms sont : Popay, Babou, Sambre, Katre, Gilbert1, Clone (Tarek Benaoum), YZ et Thomas Canto. Pendant les 45 premières minutes nous avons le droit de les regarder travailler. Quel plaisir de les voir en plein travail de création. Chacun a sa façon de faire. L’une commence par peintre toute sa toile d’une sorte d’apprêt, un autre met un casque pour se mettre dans sa bulle ou un autre encore regarde sa toile de loin avant d’ajouter un détail… Là j’oublie tout. Le temps n’existe plus. Je pourrais passer des heures à les regarder faire !!!
Mais voilà qu’on nous demande de quitter le grand hall de l’Ecole Nationale des Beaux Arts pour nous rendre dans un amphi assister à une conférence sur « Le temps dans le processus créatif ». Je quitte les artistes à regret. J’avoue être plus intéressée par le processus de création entrain de se faire que par un débat philosophique sur la question du temps dans la création. Donc pendant 45 minutes je trépigne sur mon banc en attendant de retourner voir ce qui se passe là-bas… Des questions plutôt intéressantes sont soulevées pendant le débat. Mais les intervenants ne sont pas tous de bons orateurs et j’avoue que je me suis un peu ennuyée…
Mais ça y est, on nous lâche !! De retour dans le hall, nous découvrons les œuvres quasiment terminées. Une jeune femme fait le compte à rebours… 1 minute… 30 secondes… 5… 4… 3… 2… 1… Allez tout le monde pose sa bombe ou son pinceau… Certains ont terminé dans le temps impartis, d’autres non…. et trichent un peu !! Chaque artiste a un univers différent et c’est là tout l’intérêt. Mes coups de cœur vont à Popay, Sambre et Clone. Je serais bien repartie avec leurs œuvres sous le bras…
Deuxième partie de la soirée. Après une coupe de champagne et quelques petits-fours le speed painting reprend. Cette fois ce sont 5 artistes qui vont faire un performance : ils doivent réaliser une oeuvre en seulement 15 minutes !!! Et là nous vivons un quart d’heure qui resteront dans ma mémoire. Sous mes yeux ébahis et ravis Jérôme Mesnager, Mosko et Associés et Jef Aérosol réalisent une œuvre. J’avais l’impression d’être une enfant au matin de Noël. Là vraiment il faut être fan pour bien comprendre ce que je pouvais ressentir. Jef Aérosol !! Là à 30 cm de moi entrain de créer !!! Wawaouuuu !!! C’est trop bon !!!
Après cette belle performance, la soirée se poursuit un peu. Encore un peu de champagne et quelques grignotages en regardant de jeunes artistes réaliser une dernière œuvre au nom de la marque qui sponsorise la soirée et fournit tout le matériel (Liquitex).
Dans la foule je croise un photographe qui prend les artistes en photo à travers une grosse loupe. J’adore cette idée. Alors pour une fois, je sors de ma réserve et je vais lui dire quelques mots. Surtout que j’aime beaucoup ce qu’il est entrain de faire. Du coup j’ai eu droit moi aussi à ma petite photo à travers la loupe !!! Yeepa !! Merci beaucoup Dody l’Utopiste !!!
Puis c’est finit. Petit à petit les lieux se vident. Retour à la réalité…
Pour finir en musique, voici le dernier titre de Jamie Cullum « Everything you didn’t do ». Il vient de sortir un nouvel album et c’est toujours aussi bon.
« Le passé » d’Ashgar Farhadi
Il y a plus d’une semaine maintenant je suis allée voir « Le Passé » au ciné. Ce film je voulais absolument le voir parce que j’avais adoré « Une Séparation » (pour l’Histoire derrière l’histoire et le jeu des acteurs) et pour Tahar Rahim qui m’a tellement bouleversée dans « Un Prophète ».
L’histoire c’est ça : Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour tenter d’améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé.
J’ai tardé à écrire un billet parce que je ne savais pas trop quoi en dire en réalité. Ce film m’a laissée un peu sur ma faim je crois.
Il n’y a rien à redire sur le jeu des acteurs. Bérénice Béjot m’a vraiment bluffée. Femme blessée qui transpire la peur de perdre l’équilibre qu’elle a réussi à construire, on la sent prête à tout pour sauvegarder le couple qu’elle a commencé à construire avec Tahar Rahim. Pourtant on comprend très vite qu’un tas de non-dits pourrissent les liens entre les différents personnages. Les amants, la mère et la fille.
Le « futur » ex-mari débarque au milieu de tout ça. Pour divorcer après 4 ans de séparation. Mais très vite les tensions le prennent au piège. Il essaie de rétablir la communication entre la mère et la fille.
Tous sont excellents. On ressent en chacun d’eux tant de retenue. En particulier chez les hommes. La colère les habite mais ils ne se laissent jamais aller. Ils parlent toujours doucement, calmement dans une maitrise parfaite de leurs émotions.
Seule Marie explose par moment. Et encore. Très peu. De légers débordements quand l’émotion est trop vive. Mais très vite il faut reprendre le contrôle. En apparence tout doit aller bien. Malgré un secret qu’on sent lourd et qui nous est dévoilé petit à petit…
Je salue également la prestation de Pauline Burlet. Cette jeune actrice interprète le rôle de la fille. Elle est très émouvante en jeune fille écorchée vive. Je ne peux en dire trop ici car ce serait révélé l’intrigue de l’histoire.
Jusque là donc ce film me plaisait. Pour sa lenteur qui laisse le temps aux personnages de montrer leur complexité. Pour le jeu magnifique et tout en finesse des comédiens. Seulement voilà… Pour moi la fin est… « too much ». Au fil du film l’intrigue est dévoilée, avec des rebondissements. ET le rebondissement de la fin pour moi est vraiment de trop. Dans la salle je me rappelle clairement m’être dit « non là c’est le truc de trop ».
Ca m’a donné l’impression que le réalisateur ne pouvait se résoudre à accabler la jeune fille. Qu’il rajoutait un élément supplémentaire pour gommer la culpabilité. Alors ça n’est pas que je n’aime pas les happy-ends (remarque ici on ne peut pas vraiment parler de happy end… c’est quand pas un film hyper drôle tu vois…), mais à un moment il faut savoir terminer son film et laisser ses personnages avec ses tourments. Bon je sais, si tu n’as pas vu le film, ce que je dis n’est pas très clair… Alors tu devrais y aller parce que c’est quand même un très beau film. Et puis comme ça après tu reviens me dire ce que tu en as pensé… Ou alors toi qui me lis et qui a vu le film, tu en penses quoi ?
Je vous laisse en musique, comme d’habitude. Là c’est un de mes coups de coeur du moment, que j’écoute en boucle avec un ou deux autres coups de coeur. Ca s’appelle The National. Et ils chantent « Sea of Love« .
Vincha au Nouveau Casino
Découverte sympa hier soir au Nouveau Casino grâce à Le blog de La Blonde qui m’a gentillement offert 2 places. Je ne connaissais qu’une ou deux chansons de cet artiste. Ce fut donc une complète découverte.
Je vais être honnête. Ca n’est pas un artiste que j’ai envie d’écouter en boucle, tranquillement installée chez moi. Mais ça c’est très subjectif. Une affaire de goût quoi. Par contre sur scène il vaut le déplacement. Il dégage beaucoup d’énergie. Il est drôle et charismatique (et plutôt beau gosse il faut quand même le souligner…). Dans cette salle on a vite eu l’impression de faire partie d’une grande famille. Surement parce qu’il y avait dans le public des fans de la première heure et ses proches (famille, amis).
Dans ses chansons il mélange hip-hop, rap, valse, chanson française aux accents de titi parisien. Cuivres, piano, guitare acoustique et un drôle d’instrument qui m’a beaucoup intriguée (le musicien fait varier des ondes sonores avec ses mains… Difficile à expliquer) accompagnent des textes qui nous parlent du quotidien, de l’amour, de la paternité. Les petites choses de la vie quoi…
Avec ce billet je tiens à saluer les 2 personnes qui se sont occupés des décors. Je n’ai pas retenu leurs noms mais franchement bravo. C’était très sobre et beau. Des gros cubes blancs suspendus sur lesquels étaient projetés des rayons lumineux. Je ne connais pas le nom de cette technique mais franchement c’était très très réussi.
Je reviens ici pour apporter quelques informations. Parce que Vincha m’a écrit des petits mots sur Twitter. Je trouve ça trop sympa alors je vous les offre…
« @GrainedAcacia L’objet chelou-magique que Victor Belin manie sur scène s’appelle « theremine » du nom de son inventeur Léon Theremine. » Voilà maintenant tu connais aussi le nom du mystérieux instrument…
« @GrainedAcacia et la boîte qui s’est occupée du vidéo mapping hier (création spéciale magnifique) c’est All Access Design. Voilà ! 🙂 » Et donc là j’en profite pour redire un grand, énorme bravo à All Access Design. C’est bluffant, beau, hypnotique !!!
Vous pouvez l’écouter ici « Si si la famille » ou encore ici sur Noomiz.
Je vous laisse avec son dernier clip. « Ma Chance »
Le bonheur est aux Frigos
Je viens de passer un après-midi extraordinaire. Je suis allée visiter les Frigos. Aujourd’hui les artistes ouvraient leurs ateliers à tous. D’où le titre de ce billet. Parce que moi ce genre de moments dans la vie, ça me rend heureuse.
A la Cigale avec Villagers
J’ai découvert le groupe Villagers à la sortie de leur album au mois de janvier. Dès la première écoute j’avais vraiment beaucoup aimé. La voix du chanteur. La richesse musicale. Et comme à chaque fois que j’ai un gros coup de cœur, j’ai cherché les dates de concert. Le 22 mai ils passaient à la Cigale. Le jour même la place était acheté et j’attendais ce moment avec impatience.
Et donc le 22 mai j’y étais. Et j’ai vu Villagers sur scène. Et ça a été absolument incroyable. Nous ne sommes qu’au mois de mai, d’accord, et j’ai beaucoup ralenti mes sorties « concert », d’accord aussi, mais je crois pouvoir dire que ce concert restera dans le top 5 cette année. Pour le moment il est même en pôle position.
Je vais me répéter mais il n’y a rien de mieux que de voir les artistes sur scène. En studio ils donnent beaucoup mais tout est bien arrangé et propre. C’est en live qu’on peut voir ce qu’ils sont vraiment capables de donner. J’ai déjà vu des groupes dont j’avais adoré l’album être hyper décevants face au public. Et pour d’autres c’est une révélation. Ca me rappelle le concert de Fink. Géant aussi (Je vous en parlais ici)
L’album de Villagers je l’ai beaucoup aimé. Mais pas écouté tant que ça. Pas de boucle obsessionnelle comme pour d’autres… Alors je suis allée à ce concert sans aucune attente. Juste avec l’idée que j’allais écouté de la musique que j’aime. Et en réalité j’ai pris une grande claque. Mais une de ces claques qui fait du bien. Beaucoup de bien. Ca commence doucement et petit à petit, au fil des chansons ils vous emmènent avec eux. Le chanteur déjà avec sa voix. Quelle voix !! Sur scène elle se révèle d’une étrange puissance pour ce tout jeune homme. Elle est portée par d’excellents musiciens.
Voici que Télérama en avait dit à la sortie de l’album « {Awayland} »
« Tête d’angelot, chant séraphique, sensibilité à fleur de duvet… La plus jolie chose qui soit arrivée à la pop irlandaise depuis Divine Comedy s’appelle Villagers. Soit Conor O’Brien, un jeune songwritter prodige qui pourrait bien éblouir l’hiver, comme les prochaines décennies. Son deuxième album, Awayland, chavire entre folk pastoral et orfèvreries électroniques, musique orchestrale et envolées psychédéliques. Un ravissement. » Je ne saurai dire mieux…
Il y a eu trois chansons particulièrement incroyables. « Grateful song » (instrumental incroyable sur scène. Tu es transporté dans un univers musical merveilleux), « The waves » et « Earthly pleasure ». Des rythmes réellement hypnotiques. A la fin des morceaux tu réalises que pendant 10 minutes tu as été déconnecté de la réalité, parti dans l’univers des Villagers. C’est magique. Dans ces moments là ton esprit exulte (et un peu ton corps il faut bien le dire !) 😉 Je mets les lives en fin de billet pour essayer de vous faire partager ça. Même si une fois sortie de la salle ça n’est plus tout à fait pareil. La magie de cette communion dans le public disparaît.
Et puis il y a eu le rappel. Conor O’Brien arrive seul sur scène. Sa voix s’élève. Aucun instrument au départ puis au fil de l’histoire il ajoute le son léger de sa guitare. Mais on reste accroché à sa voix qui nous raconte une l’histoire de Cecilia et de sa jumelle. Là je fais un peu de nombrilisme. J’essaie de comprendre parce qu’il semble parler d’une fille qui s’appelle Cécilia… Mais j’avoue que sur le moment je n’ai pas tout compris. En fait il y est question de statue cassée… Mais c’était un moment très fort. Le silence complet dans la Cigale. Tout le public pendu à ses lèvres comme des enfants qui écoutent l’histoire du soir. Je vous mets le clip à la fin de ce billet parce que je le trouve franchement génial. J’adore le coup de crayon.
Mercredi j’ai du me pousser (beaucoup) pour aller à la Cigale. Ce temps automnale qui semble ne pas vouloir quitter la France n’aide pas à avoir de l’énergie. Mais à 23H en sortant de la Cigale qu’est ce que j’étais heureuse d’être venue. Un grand grand merci aux Villagers pour ce moment magique. L’énergie est revenue pour quelques jours…
Je vous laisse donc en musique avec les Villagers en live. Parce que c’était trop bon. S’ils passent vers chez vous courrez les voir. Vous vivrez un grand moment.
L’hypnotique « The Waves »
« Earthly pleasure« , un autre grand moment musical du concert.
« Cecelia & Her Selfhood« , en souvenir d’un moment magique et parce que j’aime beaucoup les dessins.
Les « love songs » de Vanessa Paradis
Comme je vous le disais dans mon billet « La patience des buffles sous la pluie« , je viens de découvrir (comme tout le monde à vrai dire…) le nouvel album de Vanessa Paradis. Je n’écris jamais de billet sur des albums parce que je préfère vous parler des artistes sur scène. Mais là j’ai eu un gros gros coup de cœur.
Je ne suis pas sûre qu’on puisse expliquer un coup de cœur. C’est un peu comme un coup de foudre amoureux. Un peu mystérieux. Tout dépend des circonstances, de l’humeur du moment, de sa propre histoire… Et cet album tombe à un moment où ses mots font échos surement… beaucoup.
Mais pas que. Il y a aussi Benjamin Biolay derrière tout ça. Et cet homme là il me plait pour la fragilité qu’il laisse apparaître dans ses chansons. Il n’a pas peur de parler de ses faiblesses, de sa mauvaise foi, de ses incertitudes… Et bien sur ça me touche. Parce que j’aime bien les gens qui ont le courage de se montrer tels qu’ils sont. Parce qu’au fond on a tous nos manques et nos peurs.
Bref donc depuis sa sortie, j’écoute en boucle le nouvel album de Vanessa Paradis. Il porte son nom à merveille « Love songs ». 20 chansons dédiées à l’amour. Heureux, malheureux. Terminé ou à ses balbutiements.
Vanessa Paradis a aujourd’hui 40 ans. Pour moi le plus bel âge pour les femmes. Nous entrons dans cette quarantaine apaisées. La vie nous a souvent bousculées avant. Mais ce chemin un peu chaotique nous a donné une certaine force. Enfin je trouve. Je trouve que cette maturité se ressent dans l’album. Les thèmes abordés sont moins légers. Elle nous raconte l’amour et on ne peut s’empêcher de penser à son histoire personnelle. Forcément elle nous parle de vie commune, de rupture, de reconstruction et même de la possibilité d’un nouvel amour.
Mais il n’y a pas que les mots. Il y a aussi les musique qui les habille. Chaque chanson a sa couleur musicale : des cuivres ou des cordes, très dépouillées pour laisser toute sa place à la voix (et aux mots) ou pleine de rythme. Nous passons de la chanson française « classique » à la pop, en faisant un détour par la musique latine ou funky. C’est un vrai bonheur.
J’avais très envie de vous parler de chaque chanson, de mettre en mots ce que je ressens en les écoutant. J’ai même écrit quelques phrases pour chacune d’elle. Mais finalement je préfère ne pas publier ici mes mots. Parce que plusieurs d’entre elles me touche beaucoup et que je crains d’y mettre trop de moi même. Je reçois ses mots avec mon histoire et je pense que je n’aurai aucune objectivité. Alors je vous laisse vous faire votre propre idée à partir de votre histoire personnelle… Je vous dirai juste que je les aime toutes avec une petite préférence pour « Le rempart », « Tu pars comme tu reviens », « Station Quatre Septembre », « Les vieux cons », « Les roses roses », « Rocking chair » ou encore « Etre celle ». J’aime aussi beaucoup « Tu vois c’que j’vois » pour son optimisme et parce que c’est vrai « « Toute la vie devant toi comme elle est belle ».
Mais ma préférée par dessus toutes les autres c’est « Plus d’amour« . Je pleure à chaque fois que l’écoute. Mais elle est tellement belle et tellement vraie. Venez l’écouter ici.
« Quand il n’y a plus d’amour du tout
On repense au bon vieux temps
Au bon goût de ses lèvres
De sa sueur,de sa fièvre
Souvenirs entêtants
De son corps indécent »
« Love song« . Le single qui nous a fait découvrir la nouvelle Vanessa Paradis. Une chanson l’amour physique, de cette alchimie entre deux corps qui crée l’intimité… Corps et âmes mélangées. Elle nous dit que l’amour c’est souvent bien compliqué et qu’il vaut parfois mieux ne pas chercher à comprendre et juste se laisser aller.
Mais pour clore ce billet, je veux vous offrir une de mes chansons préférées. « Station Quatre Septembre« . Cette chanson évoque la nostalgie d’un amour défunt. Les souvenirs de la rencontre, des petites choses et des habitudes qui faisaient le couple et qui resteront à jamais graver dans notre coeur. « Même au siècle prochain j’en parlerai encore… »
Half Moon Run met le feu à La Maroquinerie
Hier soir La Maroquinerie était « the place to be ». Parce qu’il y avait Half Moon Run !!! Tu n’y étais pas. Dommage. Parce que franchement c’était trop bbooonnn !!! Ceux qui y étaient pourront te le confirmer.
Half Moon Run c’est un trio… ah mais non !! Hier ils étaient quatre !! Enfin bref quatre garçons venus tout droit de Montréal. Cette info là tu ne peux pas la rater. Parce que quand ils te parlent tu entends tout de suite l’accent chantant du grand nord.
Je les ai découvert il y a longtemps… Enfin plus d’un an. Dès que leurs chansons ont commencé à circuler. Et ça a été un coup de cœur immédiat. Leurs chansons sont un mélange de pop , folk, rock et un brin d’électro. Déjà l’écoute elles me donnaient beaucoup de plaisir. Mais alors là, sur scène, c’était géant. Quelle émotion. Les poils qui se dressent, les larmes qui pointent le bout de leur nez sur certaines chansons… « No more losing war » ou encore « Nerve ».
Mais surtout, surtout !!! « Need it » !! Tiens là je l’écoute et l’émotion revient. C’est tellement beau. Ca fait battre le cœur, une douce chaleur t’envahit, la gorge se noue et tu fermes les yeux pour mieux écouter et ressentir. C’était ça hier soir avec la puissance 10 du live.
Bon tu l’auras compris. Half Moon Run je suis fan. Je peux les écouter en boucle tellement c’est bon.
Mais tu vas croire qu’ils ne font que des chansons mélancoliques. Mais pas du tout. Ils peuvent aussi se déchainer et te faire un morceau qui bouge et avec un bon son puissant de guitare électrique. Comme sur « She wants to know ».
Hier soir les montréalais ont mis le feu à La Maroquinerie. La salle a affiché complet et le public était en pleine forme. Ils avaient l’air super heureux d’être là, avec nous. Et ça j’adore. Des artistes te donnent leur plaisir à être sur scène. Excellent soirée. S’ils passent vers chez toi n’hésite pas c’est du bon. Et en attendant tu peux acheter leur album !!
Forcément je vous laisse avec eux… Parce que c’est bon et que moi, j’ai envie de prolonger le plaisir…
Si tu n’as pas encore leur album, tu peux l’écouter ici…
Ou tu peux regarder une vidéo avec « Call me in the afternoon »
Mais aussi, celle qui m’émeut le plus… « Need it ». OK c’est triste… mais qu’est-ce que c’est beau. Alors tant pis !!









