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Femme(s) et streetart à l’honneur à la Galerie Le Pari(s) Urbain

A l’occasion de la Journée de la Femme le 8 mars, la galerie Le Pari(s) Urbain a choisi de mettre les femmes à l’honneur. Les oeuvres exposées (jusqu’au 22 mars) sont exclusivement féminines. Le sujet des oeuvres est la Femme. Les artistes sont des femmes (à l’exclusion de FKDL, SHAZ Arts et de TonyOne mais ils parlent si bien des femmes dans leurs réalisations…). Sur les murs blancs de la galerie on peut donc admirer les oeuvres de Stoul, Vinie Graffiti, Doudou, Jessica LeGuillon, SHAZ Arts, Nathalie Victoire, TonyOne et FKDL.

Ma visite à la galerie pour cette très belle expo sur les femmes m’a permis de rencontrer l’une des jeunes femmes à l’origine du projet de Pari(s) Urbain. Elle nous a parlé de l’expo mais aussi de la naissance de la galerie il y a seulement quelques mois (location des locaux en mars 2013 et ouverture en juin de la même année). Sa gentillesse et sa disponibilité alliées à la richesse de l’exposition ont fait de cette visite un moment vraiment agréable. Et je vais suivre de près leur programmation pour aller y faire un petit tour régulièrement. Pour vous présenter vraiment leur projet j’ai choisi de mettre ici leurs mots (ma source est donc le site de la galerie Le Pari(s) Urbain).

« A la sortie de notre école de commerce, nous avons décidé de concrétiser notre projet de fin d’études en vivant pleinement notre passion pour l’Art. Le Street Art s’est imposé, dès le début comme une évidence du fait de son côté libre et non conventionnel. La diversité des matériaux, couleurs, styles, techniques et personnalités sont autant d’éléments fascinants et nous permettent d’accéder à une palette très riche d’artistes.
L’idée de regrouper en un même lieu galerie d’Art et service de personnalisation est née du constat qu’une œuvre est unique à l’image d’une rencontre créative entre l’artiste et les amoureux de l’Art Urbain.
Notre désir de valoriser le Street Art est motivé par la volonté de le rendre accessible à toutes et à tous, dans un esprit de partage et d’interaction. Notre ambition est de contribuer à démontrer que l’Art de la rue n’est pas que vandalisme, en faisant découvrir l’esthétisme que nous avons toujours rencontré et perçu dans les différentes créations urbaines qui nous entourent. » Edna et Samia

Le Pari(s) Urbain est une galerie d’Art dont la vocation est de promouvoir l’Art Urbain, plus communément appelé Street Art, ainsi que les artistes qui le pratiquent. L’idée d’associer le concept de galerie d’Art à celui de la personnalisation remonte à 2011, ces deux derniers n’ayant encore jamais été couplés afin d’offrir un service complet aux amateurs d’Art. Nous avons donc deux espaces répartis comme décrit ci-dessous.

Je vous offre ici quelques photos de l’expo. Bien sur toutes les oeuvres ne sont pas là. Parce que l’idée c’est d’aller les voir à la galerie. Parce que « en vrai » c’est toujours beaucoup mieux. Et aussi parce qu’il faut (vraiment) découvrir cette jolie galerie. Mes coups de coeur sont pour Vinie et Stoul (mais ça depuis longtemps). Mais j’ai aussi fait de belles découvertes avec le très beau portrait de Doudou ou encore la belle « Femme à la rose » de SHAZ Arts. Vous avez jusqu’au 29 mars pour aller (re)découvrir ces artistes. Courrez-y vite !

Et maintenant, comme promis, quelques images : Femme(s) et streetart à la galerie Le Pari(s) Urbain

Je vous laisse en vous faisant découvrir (peut-être) une très belle voix du jazz. Yana Bibb.

Streetart et zumba sur les Berges de Seine

Depuis hier et jusqu’au 21 avril les Berges de Seine prennent un air de fête. Pour vous faire découvrir ce nouveau lieu de balade dans Paris, la Mairie de Paris vous invitent pendant plusieurs semaine à l’événement « Berge Street« . J’y suis allée hier et c’était vraiment très sympa. Surtout avec ce temps printaniers qui a envahi la capitale.

Vous allez me demander « Mais c’est quoi ton truc là ? On y fait quoi sur les Berges de Seine ? » Alors OK je vous en dis un peu plus, pour vous donner envie d’y aller. Bon, comme je le dis souvent, il ne sert à rien de réécrire ce qui a déjà été fort bien fait ailleurs.

Du 8 mars au 21 avril 2014, les Berges de Seine vous invitent à découvrir leur nouvelle programmation, baptisé « BergeStreet ». Au menu? Des séances de coaching autour du Street Workout, des animations autour du roller, des ateliers scratch et mix ou encore du Street Art !

Si vous aimez la street culture alors direction les Berges de Seine, du 8 mars au 21 avril 2014!

Pendant plusieurs semaines, les fameuses Berges accueilleront donc BergeStreet : leur nouvelle programmation du printemps qui ravira petits et grands. Au menu ?

  • Des séances de coaching autour du Street Workout pour se muscler à l’aide du mobilier urbain.
  • Des animations autour du roller (avec protections requises) pour participer à un cours de slalom et de vitesse, initiations et démonstrations de frisbee, mais aussi du hip-hop avec des initiations, des Battle et des mini spectacles…
  • Du Street Art avec des artistes (Sambre, Baudelocque et Hopnn) qui habilleront le site pour l’occasion.
  • Des ateliers scratch et mix et la finale de la Coupe de France de Scratch BEAT4BATTLE 2014 le 16 mars 2014.

Alors qu’en dites-vous ? Sympa l’idée non ? Et puis comme le soleil est enfin au rendez-vous il faut en profiter. Alors allez réchauffer vos petits os sur les Berges de Seine.

Pour les amoureux de streetart comme moi, ce week-end vous pouvez voir Hopnn réaliser des oeuvres. Pour les autres week-end, voici le programme :

  • HOPNN – Travail In Situ : les 8 et 9 mars – De 13h à 19h – Passerelle L.S.Senghor – Pont de la Concorde
  • SAMBRE – Travail In Situ : du 10 au 14 mars – Pont de la Concorde
  • PHILIPPE BAUDELOCQUE – Travail In Situ : du 28 mars au 2 avril – Mur d’ardoise – Passerelle L.S.Senghor – Pont de la Concorde.

Je vous conseille vivement Sambre la semaine prochaine. Il réalise des oeuvres incroyables.

Par contre désolée pour celles qui aiment aller bouger leur corps dans des cours de zumba, mais cette animation n’avait lieu qu’hier à l’occasion de la journée de la femme. Franchement c’était génial. Un peu bruyant certes. Hopnn a été très courageux de peindre juste à côté. Mais bon, le niveau sonore mis à part, c’était chouette. La musique donnait vraiment envie de danser et toutes les filles avaient joué le jeu en venant habillées selon le dress-code : tenue fluo ! Je n’ai pas suivi le cours… Bah j’avais complètement oublié ma tenue fluo !! C’est bêta ! Par contre j’ai pris quelques photos et je me suis bien un peu dandinée quand même !

Allez venez avec moi je vous raconte ça en images maintenant. Cliquez ici pour voir l’album « Berges de Seine ».

Terminons en musique avec une chanson qui fait du bien au corps et à l’âme. Et qui me donne l’occasion de vous parler d’un super projet né avec la chanson de Pharrell Williams, « We are happy from« . Sur cette chanson, des centaines de vidéos ont été réalisées dans des centaines de villes dans le monde. Impossible de tout regarder mais j’adore cette idée. Allez jeter un coup d’oeil, ça vaut vraiment le coup. Aujourd’hui je vous offre l’une de celles réalisées sur la ville qui a la plus grande place dans mon coeur. Paris.

 

« Happiness Therapy », faites le plein de bonheur

Ce film je l’avais raté lors de sa sortie en salle. Pour mon plus grand regret. Mais bon voilà… c’était un moment de ma vie où j’allais beaucoup moins au ciné. C’est comme ça. Bref ce soir il passait sur Canal+ et là, il n’était pas question une seule seconde que je le rate à nouveau. Je sais il existe le replay. Mais non ! J’avais assez attendu comme ça. Et puis en ce moment ça me plait bien l’idée du bonheur. Donc à 21H j’étais installée devant ma télé. Et je viens de passer un excellent moment.

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« Dallas Buyers Club »

Comme je vous le disais dans mon billet précédent, aujourd’hui je me suis offerte une journée rien que pour moi. Après l’expo Brassaï à l’Hôtel de ville, j’ai filé au ciné pour aller voir « Dallas Buyers Club » de Jean-Marc Vallée. Et waou ! Quel film.

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Brassaï, pour l’amour de Paris

Comme vous avez pu le comprendre à travers ce blog et à travers ma page Facebook, je suis une amoureuse de Paris. Arpenter ses rues par tous les temps et en toutes saisons est un de mes plus grand plaisir. Encore plus depuis que j’ai mon mon joujou photographique. A travers lui, je regarde la ville autrement. Et je suis à chaque fois surprise de découvrir sa beauté et sa diversité.

Alors forcément, s’il y a une expo que je voulais c’était bien celle de Brassaï. Seulement voilà, pour voir les expos gratuites de l’Hôtel de Ville si on veut y aller le samedi il faut se lever tôt pour ne pas faire des heures de queue avant de rentrer. Et bon… étant plutôt du genre marmotte je n’avais pas réussi ce challenge ! J’ai donc trouvé une autre solution. Je me suis offerte une journée off rien que pour moi. Pas de marmaille, pas de boulot. Juste la vie devant moi. Un plaisir qu’il fait bon s’accorder de temps en temps… Je suis donc aller voir Brassaï cet après-midi. Et je n’ai attendu qu’une heure. Ce qui est tout à fait supportable. Surtout quand on papote. Le temps passe bien plus vite.

Ce que j’ai vu dans cette expo m’a émerveillée. Je suis ressortie en me disant que j’aurais bien passé encore quelques heures en compagnie du photographe. A travers ses photos il nous offre une découverte du Paris des années 30 et 40. Brassaï adorait la ville la nuit pour son atmosphère, ses lumières et ses ombres. Il nous emmène donc avec lui dans ses déambulations nocturnes.

J’avoue que je connaissais quelques photos de cet artiste mais pas tout. j’ai donc appris avec surprise qu’il avait entretenu des relations étroites avec Picasso. ce dernier, impressionné par les photos de Brassaï, lui avait demandé de photographier ses sculptures, alors inconnues. De ces échanges avec le peintre, Brassaï fera un livre. « Conversations avec Picasso ».

J’ai également découvert la fascination de Brassaï pour les murs de Paris et en particulier les graffitis qui les recouvrent ! Pour moi qui ai un énorme intérêt pour le streetart c’était génial. Dans les années 30 déjà les murs de Paris étaient un lieu d’expression. Grace aux photos de l’artiste nous pouvons voir ces « oeuvres » qui à l’époque n’étaient bien su, ni peintes ni collées mais sculptées. Quelle incroyable découverte. Je jubilais comme une enfant en voyant ça.

Face au succès (très justifié) de cette exposition, la mairie de Paris a décidé de la prolonger jusqu’au 29 mars. Alors pour ceux de mes lecteurs qui habitent la région parisienne et pour ceux qui y viendraient en mars, prenez le temps d’aller la voir. Vous passerez un moment délicieux dans une ville décidément magique.

Pour conclure mon billet je vous livre une petite phrase de Brassaï que j’ai beaucoup aimée.
« Qu’est ce que le banal, sinon le merveilleux déchu par l’habitude. « 

J’ai poursuivi cette belle journée en allant voir un très beau film. Mais je vous raconte ça plus tard dans un autre billet. Et je la termine avec la douceur du dernier album de Beck. Là aussi je vous en conseille l’écoute. Un petit bijou. Et forcément je vous laisse avec eux… Je pensais vous faire écouter un titre de l’album. Mais finalement ma préférence va vers le titre qui a servi de BO au si beau film « Eternal Sunshine of the Spotless Mind« . Parce que je m’en lasse pas. Ni du film, ni de la musique.

« Gloria », portrait de femme

En juin 2013 était sorti le très beau film « Les Beaux Jours » de Marion Vernoux, avec Fanny Ardant. Il y était déjà question d’une femme approchant de la soixantaine qui cherche à redonner un sens à sa vie.

« Gloria« , film chilien de Sebastian Lelio, nous parle un peu de la même chose. Une femme, divorcée, dont les enfants ont grandi et quitté le nid, a bien l’intention de profiter pleinement des années qui lui restent. Alors elle sort, boit, fume, danse, fait l’amour… saute même à l’élastique et fait des parties de paintball (pas toujours là où on s’y attendrait…). Jusque là je partage le même avis que des amies qui ont vu le film et que la plupart des critiques que j’ai pu lire.

Là où nos avis divergent c’est dans la façon dont nous percevons sa façon de « profiter » de la vie. Bien sur, tout dépend de l’état d’esprit dans lequel nous sommes au moment où nous voyons un film. Mais moi, ce film, il m’a beaucoup attristé. J’ai trouvé cette femme terriblement seule. J’ai pu lire qu’elle faisait de « sa liberté une fête »… Je vois plutôt une femme qui trompe sa solitude dans des dancings. Alors oui elle aime danser et le fait plaisir. Mais je ne sais pas il y a toujours un léger voile de tristesse sur tout ça.

On la voit heureuse lorsqu’elle rencontre Rodolfo lors d’une de ses soirées « danse ». Tout de suite le courant passe entre eux. On la voit retrouver le sourire, son visage s’ouvre. Elle se dit que l’amour est encore possible. Seulement voilà, le monsieur va se révéler d’une grande lâcheté face à une (ex ?)-femme et des filles (tout de même âges de 28 et 31 ans ! ) envahissantes.

La scène où il l’abandonne  à l’hôtel pour courir auprès de « ses » femmes parce qu’elles ont « tant besoin de lui » est terrible. On ressent une véritable colère contre Rodolfo (joué par Sergio Hernandez). Bien sur leur histoire n’y survivra pas. Et Gloria retourne à sa solitude en même que sa fille part vivre en Suède (où elle va retrouver le père de l’enfant qu’elle porte).

Pendant tout le film j’ai ressenti de la tristesse et beaucoup de tendresse pour cette femme (magnifiquement interprétée par Paulina Garcia). On admire sa capacité à se relever encore et toujours et à refuser de se laisser abattre. Et puis les hommes ne sont quand même pas très « reluisants ». Rodolfo qui est incapable d’imposer Gloria dans sa vie pour vivre pleinement son amour pour elle. Son ex-mari qui semble un peu perdu et plein de regrets lors du dîner d’anniversaire de sa fille. On comprend que très vite il a quitté Gloria, la laissant seule avec ses enfants et arrivé à la soixantaine il veut essayer de se rapprocher de ses enfants…

Quelques jours ont passé depuis que je l’ai vu… J’y ai repensé et en écrivant le billet je prend un peu de recul. Alors mon impression de profonde solitude et de tristesse ne me quitte pas. Mais je comprend pourquoi d’autres on pu y voir un film optimiste. Effectivement, Gloria ne baisse jamais les bras et se sert de ses échecs pour, à chaque fois, retrouver un nouveau souffle. Et la fin est optimiste. On la regarde danser et on la voit petit à petit se lâcher et reprendre pied. J’ai donc un sentiment très partagé. J’ai beaucoup aimé ce film. Pour ces comédiens, tous excellents. Pour ce qu’il donne à voir de la vie dans le Chili moderne qui a perdu beaucoup d’illusions (parallèle très bien amené entre la vie de Gloria et celle du pays). Pour la belle histoire qu’il nous raconte. Parce qu’il m’a bouleversée et que j’aime que les films me bousculent et me fassent réfléchir sur moi-même et/ou sur le monde qui m’entoure.

Je termine avec la chanson éponyme du film « Gloria » d’Umberto Tozzi. Je vous laisse apprécier le look d’Umberto…

« 12 Years a Slave »

Dès la première vision de la bande-annonce de « 12 Years a Slave » j’ai eu envie de voir ce film. le temps a passé. J’ai vu d’autres films. Mais quand même il restait dans un petit coin de ma tête. Alors la semaine dernière j’ai fini par y aller.

Depuis sa sortie tout a été écrit. Les critiques élogieuses et les récompenses pleuvent sur ce poignant témoignage sur l’esclavage.

Alors, n’étant pas (et ne voulant surtout pas prétendre être) critique cinéma, je ne sais trop quoi ajouter à ce qui a déjà été dit ? Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Lupita Nyong’o ou encore Paul Dano sont magnifiques. Les images sont belles même si certaines scènes sont difficiles à regarder (en particulier celle où la jeune Patsey se fait fouetter). On resort de la salle bouleversé, secoué. On se demande comment des hommes peuvent faire subir de telles horreurs à d’autres hommes (je sais rien de nouveau mais bon là quand même…) ! Ce film restera dans les mémoires comme un témoignage incontournable sur le sujet de l’esclavage. D’autant plus que nous savons qu’il a été réalisé à partir des mémoires du véritable Solomon Northup.

Je ne peux que vous conseiller d’aller le voir. Si vous êtes une âme sensible préparez-vous quand même à être choqué et profondément bousculé.

Petite pause musicale avec John Legend. Parmi toute la BO du film je choisis cet artiste car je l’admire depuis longtemps. Ecoutez c’est vraiment très bon.

Balade streetart dans le 10e

Hier un air de printemps avait envahi Paris. Soleil et ciel bleu venaient nous apporter un peu de douceur de vivre et nous donner envie de flâner à nouveau. Mes pas (et un rendez-vous) m’ont portée dans le 10ème arrondissement, sur les bords du Canal Saint-Martin et plus particulièrement vers l’hôpital Saint-Louis.

Concernant l’hôpital Saint-Louis je n’y suis pas allée par hasard. Je voulais aller voir les fresques qui ont été réalisées dans le quartier dans le cadre d’un projet lancé par le Conseil de Quartier Hôpital Saint-Louis – Faubourg du Temple dans le 10e arrondissement de Paris, avec l’appui de la Mairie du 10e.

Quelques mots sur le projet…
Le concept
« Les 3 murs » est un projet lancé par le Conseil de Quartier Hôpital Saint-Louis – Faubourg du Temple dans le 10e arrondissement, avec l’appui de la Mairie du 10e arrondissement. Tous les trois mois, chaque mur sera confié à un nouvel artiste. Ce dernier assurera la réalisation d’une peinture en compagnie d’un collectif local (association, groupe scolaire, collectif mitoyen), qui parrainera et participera au projet artistique.

Pourquoi ce projet ?
Ce projet réalisé à titre bénévole par l’ensemble des participants investis ou appelés à l’être, vise à engager une réflexion et des actions sur la qualité des espaces communs. Les murs de façade des immeubles et donnant sur la voie publique, sont autant de surfaces d’expressions possibles, d’appropriation et de projection pour les imaginaires. Ils sont aussi en puissance des supports d’échange et d’animation de la vie de quartier. Le mur ne serait pas seulement un espace de séparation entre le dedans et le dehors. Mais aussi une surface qui parle, interpelle, inspire, fabrique du lien entre des artistes en quête de supports urbains, des mondes cachés de la ville, des communautés et des points de vues divers, des habitants et des passants.

Avec mon album photos « Balade streetart dans le 10e », je vous fais découvrir les trésors du Canal Saint-Martin. 

Terminons cette balade en musique avec mon coup de coeur du jour. Arthur Beatrice.

« The Happy Show » ou la conquête du bonheur est-elle possible ?

Voilà une exposition au titre qui interpelle : « The Happy Show ». Dans une période où on ne nous parle que de crise, chômage, violence, guerre, difficile de rester optimiste. Alors j’avais très envie de vivre cette expérience (très personnelle) que nous propose Stephan Sagmeister à la Gaîté Lyrique. En effet cette exposition a pour but de vous entrainer dans l’exploration d’un bonheur sensoriel et intellectuel.

Tout d’abord une courte présentation de Stephan Sagmeister. Il est un designer autrichien installé à New York. Il a été l’auteur des mythiques pochettes d’albums des Rolling Stones et de Lou Reed.

Depuis qu’il est tout jeune, il s’intéresse à la problématique du bonheur. Alors qu’il est étudiant en sociologie, il commence à tenir un cahier d’observations dans lequel il note toutes ses pensées. Ces cahiers sont devenues une exposition. Il utilise différents modes de communication : des maximes, des graphiques, des photos, des vidéos. Il nous parle du couple, du travail, de l’argent, de la drogue… De toutes ces sources possibles de bonheur pour toujours se demander si cela nous rend vraiment heureux et si ce bonheur peut être durable.

On commence l’exposition par des tentatives de définition du bonheur, illustrées par des dessins et des montages vidéos. Puis on arrive devant une machine où il nous est demandé d’appuyer sur un bouton. Là on prend une petite carte jaune sur laquelle est noté le « challenge » que nous aurons à relever pendant notre visite. Mon « challenge » était « Dansez en remuant vos fesses devant la toile d’araignée » !! Un vrai « challenge » effectivement (ceux qui me connaissent comprendront…) !

Ensuite on se retrouve dans un escalier aux murs peints en jaune et sur lesquels les visiteurs sont invités à laisser un petit message sur le bonheur. On pourrait passer des heures juste dans l’escalier tant il y a à voir et à lire. J’ai photographié ceux qui m’interpelaient le plus.

Puis on arrive dans une grande salle, elle aussi peinte en jaune. Les murs sont recouverts de graphiques tirés d’études sur le thème du bonheur. Pour commencer, il faut déjà s’arrêter devant l’immense distributeur de bonbons. 10 énormes tubes remplis de boules de gomme jaunes sont alignés. Là il faut choisir un tube selon le niveau de bonheur que nous ressentons. J’ai été rassurée. Les gens ne sont pas si malheureux que ça. Les tubes les plus vides étaient ceux allant de 5 à 10. Et vous ? Quel tube auriez-vous choisi ?

Devant les nombreux graphiques on apprend quelle est la relation entre bonheur et temps libre. Quels sont les effets (à long et court termes) de l’amour-passion ou de l’amour-union. Ou encore le couple rend-il heureux ? Et dans une vie de couple quelle courbe suit notre niveau de bonheur selon les différentes étapes de la vie ? J’ai constaté que même dans les couples qui « durent », dans la période où les enfants sont adolescents la courbe chute « dangereusement »… Je crois que je comprend pourquoi !

Dans un petit recoin, derrière les panneaux de l’expo se trouve une salle dans laquelle est projeté le film de Stephan Sagmeister « Happy film ». Il nous explique comment il est arrivé à cette exposition et nous parle de ses propres questionnements et expériences. Passionnant. Il y a également une salle dans laquelle il faut monter sur un vélo pour que des messages lumineux apparaissent sur le mur d’en face. Pour terminer il nous propose de dessiner un animal heureux et de placer notre dessin dans une boite.

Cette exposition est une véritable expérience personnelle. Face aux messages de l’artiste, aux graphiques scientifiques et ce qu’ils révèlent, forcément on se pose des tas de question sur sa propre perception du bonheur. On ressort de là en se sentant léger et… heureux. Oui je l’avoue cette expo a une véritable action dopante sur notre « hormone » du bonheur. Déjà pendant l’expo on sourit aux autres, on discute avec les gens qu’on croise. Une belle expérience à faire. Elle permet de faire le point sur ce qui nous rend heureux ou malheureux. Et on se dit qu’on peut agir pour essayer, le plus souvent possible, d’agir sur les choses positives pour qu’elles prennent le pas sur celles qui sont négatives. Bon pas de recette miracle non plus ! Mais des idées à retenir !

Je vous offre les photos que j’ai prises pendant mes déambulations. L’expo se termine bientôt et peut-être n’aurez-vous pas le temps d’aller la voir. Alors je me dis que lire les messages que j’ai photographié peuvent vous apporter un début de piste de réflexion pour trouver votre bonheur à vous aussi !

The happy Show en mots et en images…

Pour moi, le bonheur passe par le partage de moments tendres et joyeux avec les gens que j’aime,  les mots qui me touchent, les images (photos, tableaux ou films) qui m’émeuvent mais aussi la musique (ça je crois que vous l’aurez compris). Alors je termine encore une fois mon billet par une douce pause musicale. Je vous laisse avec Cats on trees.