Auteur : MissAcacia

« America latina », 50 ans d’histoire en images

Jusqu’au 6 avril 2014, la Fondation Cartier propose une très belle exposition sur l’Amérique latine. A travers le regard de 72 artistes, nous revisitons l’histoire de ce continent, de 1960 à 2013. Rien à voir avec les expos photos habituelles. Ici les artistes veulent raconter les dictatures, les guérillas, la violence, l’instabilité politique et économique… Rassemblant plus de 70 artistes de onze pays différents, l’exposition révèle la grande diversité des pratiques photographiques en présentant aussi bien le travail de photographes que des œuvres d’artistes contemporains. En effet, l’expo n’est pas que photographique. Il y également des films, des montages visuels ou textuels. Hier j’ai pu la visiter, accompagnée d’une guide originaire d’Argentine adorable et très fière de SON Pape François ! Grâce à elle nous avons pu comprendre la volonté des artistes de certaines des oeuvres. J’ai beaucoup aimé la première oeuvre qu’elle nous a présenté : un immense puzzle composé de morceaux de photos. Carlos Gardel, Frida Kahlo, une paire de fesses sur la plage de Rio, une bouteille de Tequila, des militaires, un temple précolombien… L’artiste …

Stephen Frears nous raconte l’histoire de « Philomena »

Aujourd’hui je serais bien allée me balader pour faire des photos. Parce que ça fait bien longtemps et que je commence à être en manque de déambulations dans les rues de Paris. Mais quand j’ai mis le nez dehors, il m’a dit qu’il faisait bien trop froid et que je devais le remettre au chaud bien vite. Et puis cette lumière grise n’est pas des plus motivante. Alors à la place j’ai préféré aller m’enfermer dans une salle obscure et j’ai vu « Philomena ». « Philomena » commence en Irlande dans les années 50. A cette époque, il ne faisait pas bon être fille-mère. Déshonorées, les familles choisissaient d’enfermer leur fille dans des institutions tenues d’une main de fer par des religieuses. Là, les jeunes filles mettaient au monde leur enfant (dans la douleur si possible… pour expier leur péché…) puis restaient pendant des années pour « rembourser » leur dette envers l’institution. Pendant 3 ans elle aura le droit de voir son fils 1 heure par jour. Jusqu’au jour où il sera adopté par de riches américains venus chercher un …

« Tel père, tel fils » de Hirokazu Kore-Eda

Il est des films dont on parle très peu et qui passent dans de petites salles (pas assez « grand public » pour être projetés dans les ciné-cités…). Pourtant bien souvent, ils valent le détour. C’est le cas de « Tel père, tel fils » du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda. Cela dit en passant, il a quand même été sélectionné au Festival de Cannes… Alors oui c’est un film japonais, oui ce n’est pas un film d’action, oui tous les acteurs nous sont totalement inconnus. Mais le sujet du film est tellement universel. Il pose la question de la parentalité. Le lien qui existe entre un enfant et ses parents est-il un lien du sang ou le lien affectif qui se crée au fil des années et des souvenirs qu’on se fabrique ensemble ? Nous avons sur ce sujet chacun nos réponses. Et je n’ai pas attendu de voir ce film pour me faire ma propre idée sur la question. Ma vie et celle de gens que j’aime m’ont apporté depuis longtemps la réponse. Mais j’étais quand même curieuse …

« The lunchbox » ou comment « un mauvais train peut mener à la bonne gare »

Décidément en ce moment je suis rarement déçue. Nouveau coup de coeur cinématographique ce soir. J’ai enfin réussi à aller voir « The lunchbox », un film indo-franco-allemand, réalisé par Ritesh Batra. L’histoire ? A Bombay, une jeune femme délaissée par son mari tente de le reconquérir en lui préparant chaque jour un savoureux déjeuner que livre au bureau une société spécialisée. Elle en attend en vain des réactions. Et pour cause. Par erreur, la boîte est livrée à un autre employé solitaire et proche de la retraite. Intrigué, le destinataire glisse un petit mot dans la boîte qui va retourner à l’expéditrice. Une correspondance se noue entre eux… Ce service de livraison existe réellement. Ce sont les « dabbawallahs », spécialité indienne et même, plus précisément de la ville de Bombay. Cahque jour plus de 5 000 « dabbawallahs » livrent des plats chauds dans toutes les entreprises de la ville. ces « lunchbox » peuvent venir des épouses ou de restaurants. Il parait que l’université d’Harvard a étudié le phénomène, et a établi qu’une lunchbox sur un million seulement n’arrivait pas à la bonne …

 « Sharks In A Fishbowl » : fusion de la musique et du streetart

Le 30 novembre j’ai rencontré Luc Noulez, auteur et chanteur du groupe Sharks In A Fishbowl. Il était accompagné par Pierre Gregori, streetartiste qui a fait la pochette de l’EP et qui participe activement au projet de Sharks In A Fishbowl. Parce que ce groupe de musique et cet EP ça n’est pas que de la musique. C’est avant tout un projet avec une volonté de faire bouger le monde derrière les choix musicaux. Nous nous sommes retrouvés au Comptoir Général, un endroit incroyable (et à découvrir absolument) dans le 10ème. Cette interview est allée au-delà d’un simple « questions-réponses ». Nous avons eu de longues discussions sur le monde qui nous entoure, sur l’univers de la musique, le streetart (entre autre RueStick, rassemblement qui permet des rencontres qui peuvent faire naitre de nouveaux projets), l’impact des réseaux sociaux pour faire connaître les artistes (tous domaines confondus). Mais parlons plutôt de leur projet. Je vais essayer ici de transcrire tout ce qu’ils m’ont dit. J’espère être fidèle à leurs mots. En mars 2013, Luc Noulez a eu …

« Yves Saint Laurent », un génie de la mode

Comme je vous le disais hier dans mon billet sur « Le Loup de Wall Street« , je suis prise d’une véritable boulimie de cinéma en ce moment. Heureusement j’ai une carte qui me permet d’y aller de façon tout à fait illimitée. Et en ce moment il y a tant de films que j’ai envie de voir. Alors hier après-midi ce fut « Yves Saint Laurent » de Jalil Lespert. Ce film je vous le conseille encore bien plus que le dernier Scorcese. C’est un chef d’oeuvre à mes yeux car il réunit tout ce qui fait d’un film un chef d’oeuvre. L’histoire passionnante d’un homme hors du commun, le jeu de comédiens lumineux, les superbes images, la bande musicale qui évolue au fil des époques. Je ne suis pas une inconditionnelle de la mode. Bon je suis quand même une fille qui aime les vêtements, les chaussures, les bijoux… tout ça quoi. Donc je m’intéresse à la mode. Mais juste comme ça dans les magazines chez le coiffeur ou quand je trouve le courage d’aller faire du …

Di Caprio se transforme en roi de la finance

J’ai des mois de « vide » cinématographique à rattrapper. Alors je vais au ciné avec frénésie et j’ai beaucoup de chance parce que je vois principalement des films qui me plaisent. J’en profite pour faire un petit rappel. Ne ratez pas « Suzanne » « La Vénus à la fourrure » et « Les garçons et Guillaume à table« . Hier soir, je suis allée à mon petit cinéma de quartier pour aller voir « Le Loup de Wall Street« . Pour Di Caprio qui est (pour moi) un des meilleurs acteurs américains. Pour Scorcese qui excelle dans les films sur le grand banditisme. Tout est dit dans ce résumé du film : « L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez… » Et bien une fois de plus, il arrive à nous captiver (pendant 3 heures quand même) en nous racontant l’histoire vraie de Jordan Belfort, trader sans scrupules qui s’est enrichi en vendant des …

Finir l’année (ou la commencer) tout en haut là-haut…

L’année 2013 a été riche en évènements. Alors forcément il y en a eu des bons et des moins bons, voire des carrément pas sympas. Et puis pendant 365 jours il a fallu courir pour arriver à tout faire. Le boulot, la marmaille, les amis, les hobbies passion(nants). Alors il arrive un moment où il faut savoir se poser. Sinon on frôle le burn-out. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre mes clics et mes clacs et de partir finir l’année et en commencer une toute nouvelle (que j’ai décidé très officiellement de placer sous le signe de la joie et du bonheur… nan parce que franchement une année galère c’est largement suffisant. J’ai bien compris le message.) Tout en haut de la France, dans la jolie pointe appelée Cotentin. Je me suis trouvé une très petite et très jolie maison, complètement perdue dans la pampa… oups pardon en Normandie on dit campagne. Ma seule exigence : une cheminée. Pendant 4 jours j’ai fait de superbes balades, pris un grand bol d’air et passer le réveillon …