Livres, Street Art
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Le Bestiaire fantastique du street art : attention les monstres attaquent la ville !

C’est avec un plaisir immense que j’ai découvert cette semaine, le magnifique « Bestiaire fantastique du street art » que m’ont envoyé les Editions Alternatives. Chrixcel et Codex Urbanus nous ont concocté un livre magnifique (et qui sent trop bon !).

Les histoires fantastiques de Chrixcel et Codex Urbanus

A l’origine de ce projet il y a Codex Urbanus. Pour mes fidèles lecteurs, c’est un artiste bien connu car j’en ai parlé bien souvent ici. Parce qu’il a toujours su imaginer des expos pas comme les autres, dans des lieux insolites. Parce qu’il est plus qu’un street artiste. A l’occasion de chacune de ses expos j’ai découvert des lieux parisiens que je ne connaissais pas et dans lesquels il m’a servi de guide culturel. Car lorsqu’il s’installe quelque part ça n’est pas juste pour déposer ses oeuvres. Il investit l’espace et l’histoire du lieu, pour notre plus grand bonheur. Rappelez-vous le Musée de l’éventail, le Musée Gustave Moreau ou l’Aquarium de Paris. Ou encore cette belle expérience avec la Manufacture Royal de Limoges pour nous offrir un bestiaire de porcelaine.

Qui mieux que lui pouvait imaginer un livre qui regrouperait tous les animaux fantastiques qui apparaissent sur les murs des villes. Déjà, il a quand même le nom parfait : Codex (manuscrit) Urbanus (urbain). Ensuite, ça fait des années qu’il crée ses chimères pour écrire son propre « codex ». Alors forcément, il sait de quoi il parle ! C’est même un expert de la créature étrange et fantastique !

Mais il a choisi d’être accompagné ans cette aventure par une jeune femme passionnée de street art et d’urbex, Chrixcel. Rien dans ses premières années professionnelles n’aurait laissé imaginer qu’un jour elle publierait un « Bestiaires fantastique du street art ». En effet, après des études de lettres et de langue anglaise à l’université Paris X – Nanterre, elle a travaillé dans diverses entreprises privées comme assistante de direction. C’est en 2007, qu’elle découvre l’art urbain. Très vite la passion la gagne et elle développe, en parallèle de son « vrai boulot » des activités d’auteure et de photographe d’art urbain et d’urbex.

Cet ouvrage n’est pas une première pour elle. En effet, elle a déjà participé aux « Opus délits » des artistes Mademoiselle Maurice, Ender, Nosbé, Zilda, Mr Lolo et Monkey Bird. En 2015, elle a également publié « Vanités urbaines : Street Art Skulls ».

Le Bestiaire fantastique du street art

Ce livre ressemble bien à Codex Urbanus. Là encore, on ne se trouve pas face à un ouvrage qui se contente de faire un état des lieux des artistes et des oeuvres dans le thème. Les 65 premières pages (et les auteurs Codex Urbanus, Thierry Grillet, Yves Peyré, Justine Breton, Benoît Mouchart et Fleur Daugey) retracent la place des bestiaires, des monstres, des chimères et autres animaux fantastiques dans l’histoire de l’Art, depuis le Moyen-Âge jusque dans le 9e art, tout en passant par les cabinets de curiosité, la littérature et le folklore japonais.

Boudé par l’art contemporain, l’animal fabuleux trouve refuge dans la culture populaire avant de renaître de ses cendres grâce à l’art urbain, qui lâche monstres et créatures au cœur de nos villes pour une remise en question sauvage et directe de notre prétendue humanité.

Puis c’est au tour des artistes de nous raconter leurs bestiaires. Chrixcel et Codex Urbanus nous emmènent à la rencontre d’un univers merveilleux, peuplé d’animaux légendaires qui enchante un espace urbain parfois « désenchanté ».

Avec ce livre partez à la découverte du bestiaire fantastique avec les artistes Ardif ; Bault ; BordaloII ; Cez Art ; Codex Urbanus ; Alexis Diaz ; Dulk ; Aiden Glynn ; Horor et Norione ; Interesni Kazki ; Jonesy ; Kim Köster ; Lily Mixe ; Nosbé ; Nychos ; Pantonio ; Roa ; Stom500 ; Tuco ; Wild Drawing ; David Zinn.

Avec « Le Bestiaire fantastique du street art », je vous promet un voyage instructif (merci pour la culture Gé Codex ! ) et fabuleux grâce à de magnifiques photos des oeuvres de tous ces artistes. Pour commencer l’aventure, prenez le temps de le respirer, le toucher, le feuilleter… Puis laissez-vous emporter.

Préface de Stéphane Audeguy

Acclimater un animal dans la ville suppose une observation patiente, gourmande, aimante du décor urbain, comme en témoignent les interventions drolatiques d’Aiden Glynn. […]

Rien d’urbain n’est étranger a ces artistes: leur bestiaire fantastique s’en va volontiers nicher dans les usines abandonnées, dans les immeubles promis a la démolition. […]

N’est-ce pas Ià que le fantastique trouve l’ombre dont il se nourrit, et dont nos villes suréclairées, si fières d’organiser des nuits blanches et des journées du patrimoine, ne veulent plus ? […]

Ainsi l’art urbain se dote-t-il d’une fonction critique : ce quel a ville délaisse, ce qu’elle met au rebut, les erreurs qu’elle a commises aussi, les artistes urbains les reprennent à  leur compte, en tirent une oeuvre dont ils nous offrent la surprise et le plaisir. 

 

 

Pour d’autres idées de lecture sur l’art urbain, n’hésitez pas à consulter la rubrique « Livres ». Parmi les derniers, vous dégusterez Europe, street art et graffiti,Poésie urbaine d’Adèle Alberge, Graffeuses d’Élise Clerc et Audrey Derquenne et bien sûr, l’incontournable Guide du street art à Paris de Stéphanie Lombard (la tout aussi incontournable blogueuse Wonder Brunette) et Simon Hoareau.

Pour terminer ce billet un seul groupe ou plutôt devrais-je dire, une seule troupe m’est venue en tête. Celle du Maxi Monster Music Show, un « cabaret rock et forain ». Si vous avez l’occasion de voir leur spectacle, surtout n’hésitez pas !

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Ancienne parisienne devenue lyonnaise… pas très bavarde voire même un peu « sauvage » et surtout passionnée de street art. Flâneuse urbaine, j’aime partager mes plus belles découvertes avec vous !

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    • Excellente idée ! Franchement ce livre est magnifique. Je ne me lasse pas de le feuilleter depuis 3 jours. Et on apprend plein de choses sur l’histoire de l’art en plus ! 😊

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