Art urbain
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Corail coeur de vie : de l’art pour préserver les océans

Couv Corail

Du 5 mai au 30 septembre 2017, trois artistes se mobilisent pour la préservation des océans avec l’exposition « Corail coeur de vie » à l’Aquarium de Paris.

Vendredi après-midi, Codex Urbanus m’a accueillie à l’Aquarium de Paris pour me faire une visite privée et, surtout, guidée de l’exposition « Corail coeur de vie ». Encore une fois, il a pris le temps de m’expliquer son travail mais également celui des autres artistes et leur engagement pour la défense des océans.

Sauvegarder le corail pour préserver les océans

L’océan représente 71% de la surface de la planète, contient 96,5% de l’eau présente sur Terre et produit la moitié de l’oxygène que nous respirons.
Les récifs coralliens sont, avec les forêts tropicales, les écosystèmes les plus riches et les plus productifs de la planète. Ils abritent une biodiversité exceptionnelle. Par-delà leur beauté, les récifs coralliens rendent de nombreux services aux hommes : protection du littoral, source d’approvisionnement en nourriture, support de la bio-prospection médicale, cosmétique ou alimentaire, mais également attrait touristique. Leur pérennité est essentielle.

A l’initiative de l’Aquarium de Paris, des artistes ont décidé de se mobiliser à l’occasion de l’exposition « Corail coeur de vie » afin de délivrer un message constructif et optimiste sur cet enjeu crucial. L’objectif à travers ce parcours est de susciter l’émerveillement du public afin d’inciter celui-ci à agir pour protéger la biodiversité marine.

Articulé autour de la préservation du corail, ce parcours artistique s’organise autour de trois volets et trois démarches complémentaires où s’entremêlent les oeuvres. Un concept unique qui réunit in-situ installations, sculptures aborigènes, street-art, photographies et vidéos autour d’un même message “Émerveiller pour protéger”.

“Australie : la défense des Océans” : des sculptures aborigènes en filets de pêche recyclés

Tout au long de votre visite, découvrez 28 sculptures monumentales en ghost nets (filets fantômes) créées afin d’alerter le public sur un drame écologique et humain. Réalisées pour la plupart spécialement pour cette exposition, une trentaine de sculptures créées par les artistes aborigènes de la communauté de Pormpuraaw (Queensland, Australie) à partir de filets de pêche abandonnés illégalement par d’immenses chalutiers illustrent le combat de ces populations pour la protection de leur environnement. Ces « filets fantômes » non biodégradables dérivent au gré des courants marins et continuent de piéger et de tuer pendant des années une faune fragilisée tout en endommageant fonds marins et récifs coralliens.

Les artistes ont choisi de représenter des espèces dont certaines sont menacées, comme le poisson-scie qui a quasiment disparu de leur littoral, pris au piège par ces filets depuis des décennies. L’art australien connu jusqu’alors pour le mouvement pictural né dans les années dix-neuf cent soixante-dix au coeur du désert central trouve un nouveau moyen d’expression identitaire par le biais d’oeuvres tridimensionnelles en lien avec l’univers marin. Aujourd’hui plus encore, la jeune génération d’artistes aborigènes place les préoccupations environnementales, tels que la pollution des océans ou le réchauffement climatique au coeur de sa création.

“La traversée des apparences”: les photographies sous-marines d’Hélène Ash

Hélène Ash nous plonge dans l’intimité des océans qu’elle parcourt pour nous révéler une beauté mouvante, parfois sensuelle, mais résolument vivante. Sa démarche n’est pas seulement artistique, à travers ses photos Hélène veut sensibiliser le public à la beauté des fonds sous-marins, pour cette artiste c’est l’émerveillement qui va nous amener à protéger, « parce que l’on protège ceux qu’on aime ». La subtilité et la puissance de ses images nous interpellent au point de nous inciter à nous impliquer, à agir, pour préserver notre environnement. Ses magnifiques photos font naître des étoiles dans nos yeux et on découvre avec enchantement la beauté des fonds marins et quelle variété de couleurs et de formes vivent sous les mers.

En parallèle de son exposition, Hélène Ash et l’Aquarium de Paris organisent un concours international « Emerveiller pour protéger ». Des étudiants d’écoles d’art du monde entier sont invités à créer un court film d’animation de 1 à 2 minutes maximum à partir d’une sélection de 5 images de l’artiste Hélène Ash. L’enjeu de ce concours est de mettre au défi les jeunes étudiants d’imaginer, grâce à leur sens créatif, une façon d’informer le grand public tout en suscitant chez lui l’envie d’agir pour protéger la biodiversité des récifs coralliens.

“Codex en eaux fantastiques” : du street art pour un bestiaire marin

Le 3ème art (last but not least !) engagé dans cette aventure est le street art avec Codex Urbanus. A l’occasion de l’expo « Corail coeur de vie », l’artiste agrandit son bestiaire en imaginant des créatures marines qui cohabitent parfaitement avec les hôtes des bassins. Il fait ainsi dialoguer l’irréel et le réel.

Ce bestiaire marin est réalisé in situ sur les murs, pendant les horaires d’ouverture de l’Aquarium de Paris de la même manière que l’artiste travaille dans la rue, avec quelques Poscas, pour créer différentes familles d’animaux marins, qui auront ensuite leur nom binomial en latin. Ses chimères sont liées aux animaux réels dans les bassins environnants, afin de développer une sorte de dialogue formel entre l’espèce existante et celle qui est fantasmée, ainsi qu’une interaction avec les visiteurs.

Pendant l’exposition, Codex Urbanus réalisera des masterclass pour les familles. Les visiteurs pourront plonger dans l’univers du bestiaire marin de l’artiste urbain. Une expérience unique où les petits et grands pourront poursuivre ses chimères et prendre possession des murs de l’Aquarium. La prochaine masterclass aura lieu le 5 juillet 2017 à 16h.

Les artistes se sont également engagés avec la vente aux enchères d’éventails traditionnels japonais, Uchiwa, la fragile beauté des océans. 60 artistes venant du street art, de l’illustration et du tatouage ont customisé des « uchiwa », éventails de forme ovale, ronde ou carré, doté d’un manche fixe. Ils existent depuis très longtemps au Japon et se différencient du sensu, l’éventail pliable, semblable aux éventails européens. A l’instant où je publie ce billet j’apprends que 61 éventails sur 62 ont été vendus ! C’est une grande réussite ! Bravo à tous les artistes et aux organisateurs de cette vente.

Corail coeur de vie en images

Comme je l’expliquais dans mon billet précédent sur la vente Uchiwa, la fragile beauté des océans, faire des photos dans l’aquarium, sans flash pour ne pas déranger les poissons, ça n’est pas facile… Voici donc quelques photos ici, et dans cet album Corail coeur de vie à l’Aquarium de Paris, mais je compte sur votre indulgence quant à la qualité…

Aquarium de Paris Cinéaqua
5 Avenue Albert De Mun
75016 Paris

Du 5 mai au 30 septembre 2017
Ouvert tous les jours de 10h à 19h

Au revoir musical avec la douceur de Bon Iver…

Cette entrée a été publiée dans : Art urbain

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

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