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Streetart à Belleville

Après la Butte aux Cailles, remontons dans le nord de Paris. Cette fois je vous emmène dans un parc parisien que j’aime particulièrement. Celui de Belleville. Pour y aller, prenez la ligne 2 et descendez à Couronnes. Au bout de la rue des Couronnes vous apercevez le parc et un grand escalier.

Pour découvrir les magnifiques oeuvres réalisées par Seth… Un artiste que j’aime beaucoup. Ces peintures sont tellement poétiques. A moi (parce que forcément tout cela est très subjectif…) il me parle d’évasion, de rêve. Bref, j’adore !… donc je disais… pour découvrir les fresques de Seth il vous faudra grimper le grand escalier jusqu’au bout. Et oui ! Ca se mérite. Mais franchement ça vaut le coup. Pour la beauté des oeuvres mais aussi pour la très belle vue sur Paris qui vous est offerte là-haut !

Après tous ces « efforts » vous pouvez vous allonger dans l’herbe et faire une petite sieste. Ou encore vous installer à la terrasse du café qui se trouve à l’angle de la rue Piat et de la rue des Envierges. On se croirait dans un petit village. Un petit bonheur comme je les aime.

Assez de mots. Place aux images. Faites un petit clic et je vous emmène découvrir tout ça : Streetart à Belleville

Je ne manque pas au rituel… Je vous laisse en musique avec le nouveau single d’Archive. Tout est beau. La chanson et le clip. Séquence émotion… profitez.

 

Plongée au cœur des Festiv’Eau 2014

Chaque année la ville dans laquelle je vis organise un week-end dédié à l’eau. Pour fêter cet élément indispensable à notre survie et de plus en plus précieux, de nombreuses fontaines sont installées dans la ville. Mais celles-ci sont particulières. 18 artistes ont inventé des fontaines uniques, chacun exprimant sa vision de l’eau.

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Streetart à la Butte aux Cailles

Pendant plusieurs jours l’été s’est installé sur Paris. Alors pour profiter de mon retour à une vie « normale » et du soleil, vendredi je suis allée faire un tour à la Butte aux Cailles pour voir si de nouvelles œuvres sont apparues sur les murs de ce quartier où il fait si bon vivre.

Et en effet il y en a. En particulier une de Seth (un de mes streetartistes préférés) en collaboration avec Jace.

Quelques éléments ont également été ajoutés par Jace sur une collaboration entre Baudelocque et Jeff Aérosol.

Sinon j’ai trouvé la nouvelle fresque de C215 au métro Nationale et quelques puzzles de Béa Pyl.

Voici quelques photos pour vous balader avec moi. Enjoy…

Un petit clic ici et c’est parti pour la découverte. « Streetart à la Butte aux Cailles« 

Pour clore ce billet, je vous laisse avec la douceur africaine. Il y a un très bel EP à écouter ici http://www.deezer.com/album/6263741 

Vinie Graffiti, des couleurs plein la tête

Vinie Graffiti je l’ai découverte grace au M.U.R. Oberkampf. J’étais allée assister à la réalisation de son oeuvre sans la connaitre et j’ai eu un coup de coeur immédiat. J’aime beaucoup ses beaux personnages féminins plein de couleurs. Aujourd’hui la collection Opus Délits édite un livre qui lui est consacré. A cette occasion la galerie Nunc ! organise une exposition qui se déroulera du 7 au 28 juin 2014.

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Benjamin Clementine à La Cigale, un concentré d’émotion

Benjamin Clementine je ne l’ai pas découvert dans le métro. C’est pourtant de là qu’il vient, à l’époque où il faisait la manche et vivait dans la rue. Non je l’ai découvert au hasard de déambulations virtuelles. Dès la première écoute j’ai été happée. Quand on entend sa voix tout s’arrête. Car quelle voix ! Hier à La Cigale il nous en a donné la preuve.

La mise en scène est hyper sobre. Un piano. Un homme. 3 lignes de lumière. Et ça suffit. Pas besoin d’en faire plus quand on a un tel talent. Benjamin Clementine est auteur, compositeur et interprète (voix et piano). A travers ses textes qui parlent de blessures, désillusions amoureuses, errances solitaires, il nous touchent pour emmener dans son univers puissant en émotions. Presque violent parfois.

Il faut dire qu’il a un charisme incroyable et un vrai sens de la scène.Il arrive enveloppé dans un grand manteau, les pieds nus. On a l’impression d’être face à un rescapé, un homme qui a tout perdu. Ajoutez à cela un regard particulier. Je ne sais comment dire. Il a un peu ce regard des gens qui ont vu des choses au-delà du supportable. Une sorte de folie qui vous met en dehors de la société.  Voilà, vous avez le personnage.

Alors pendant 1H30 on reste simplement là, à le regarder et l’écouter. Il est beau et habité. Sa voix module, frôlant parfois le chant lyrique. Mais la soul et le blues sont bien là. Avec l’émotion qui leur est propre et qui fait se dresser les poils sur les bras. Sur certaines chansons c’est tout le corps qui vibre au rythme du piano et de la voix. Il faut dire aussi que j’ai rarement vu une ambiance comme celle d’hier lors d’un concert. Le public était incroyable. Dès son entrée sur scène les gens l’ovationnent, les applaudissements, cris et sifflets semblent ne jamais devoir s’arrêter. Et ce sera comme ça à plusieurs reprises. A chaque fois Benjamin Clementine reste là, assis devant son piano, visiblement ému (et même un peu surpris) par tant d’enthousiasme et d’amour. Enormeeeee ! Alors quand même je dis bravo au public de La Cigale hier soir. Il a également participé à faire de cette soirée un moment intense.

Je reviens rapidement sur l’aspect scénique de son concert. Très sobre (comme je l’ai dit). Mais tellement approprié au personnage. Ces simples puits de lumière sur lui sont hyper visuels. Et il sait en jouer. Un vrai bonheur de photographe. Par moment j’aurais rêvé d’avoir un appareil pour m’approcher encore plus près tant l’image de son visage dans le rayon de lumière était belle.

Benjamin Clementine se révèle être un excellent showman sachant distiller un peu d’humour entre de deux chansons, chuchoter pour donner une impression d’intimité mais aussi en jouant l’effet de surprise à la fin de son concert. Après un premier rappel, la lumière est rallumée dans la salle, on commence à apercevoir des techniciens. Alors on se dit que cette fois c’était bien la fin… Tout le monde se dirige vers la sortie lentement. Et soudain derrière moi je sens un mouvement de foule… J’entend des gens dire qu’il revient. Précipitation vers la scène. Tous ceux qui ne sont pas encore sortis reviennent. Il est à nouveau là. Pour nous donner encore un peu de bonheur. Ce « petit plus » est un des meilleurs moments du concert. Il prend le temps de parler avec son public, il sourit et nous offre une version très personnelle de la chanson d’Aznavour « Emmenez-moi », nous laissant chanter le refrain. Puis il entonne une chanson qui n’est pas sur son EP. Une magnifique dernière performance vocale. Et ça y c’est cette fois c’est fini. Nous quittons la salle, encore un peu sonnés par ce que nous venons de vivre, la tête encore emplie d’émotions.

Forcément je clos ce billet avec Benjamin Clementine. Pour retrouver toute l’émotion. Et pour faire découvrir cet artiste incroyable à qui ne le connaitrait pas encore. J’ai envie de partager deux chanson. Celle qui l’a fait connaitre « Cornerstone« . Mais aussi « I won’t complain« . Parce que celle-ci me touche beaucoup à chaque fois que je l’écoute et plus particulièrement hier soir… En live c’était encore plus prenant.

« Dans la cour », une comédie loufoque et dramatique

Avec ce temps automnal qui s’est abattu sur Paris, je me suis encore une fois réfugiée dans une salle obscure. Pas grand chose d’autre à faire quand le ciel a décidé de rester gris et que la pluie dégringole. L’occasion d’aller voir un film dont la bande-annonce laissait penser que j’allais passer un bon moment.

Et en effet « Dans la cour » est un film qui fait sourire. Et même rire. Mais pas que…

Antoine est musicien. A quarante ans, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme gardien d’immeuble. Jeune retraitée, Mathilde découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir sombrer vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux forment un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

Mathilde, interprétée par une Catherine Deneuve époustouflante, est une retraitée alerte et très active qui fait du bénévolat dans le social. Et Antoine, réjouissant Gustave Kervern, un ancien rocker reconverti en gardien d’immeuble. Parce qu’au fond il ne sait pas trop ce qu’il a envie de faire mais il faut bien qu’il travaille. En fait ce boulot de gardien d’immeuble lui va plutôt bien car la seule chose qu’il veut c’est être tranquille. Seulement voilà, cet immeuble bourgeois a seulement l’apparence de la tranquillité. En réalité vivent là tout un tas de personnages plus fêlés les uns que les autres. 

Il y a Stéphane (Pio Marmaï) dont l’activité consiste à voler des vélos ( même des Vélibs ou des vélos du Monoprix…) pour les revendre. En attendant il les stocke dans la cour, au grand désespoir de M. Maillard (Nicolas Bouchaud) un homme maniaque qui voudrait que tout soit parfait. Excellent personnage dans ce film. Très drôle. Il faut voir la scène où il imite un chien en pleine nuit parce qu’il est persuadé d’entendre aboyer un chien dans la cour… Ce qui n’est pas faux. Il s’agit en fait de celui de Lev (Oleg Kupchik), agent de sécurité venu de l’Est et SDF, membre d’une secte « lumineuse », qui fait comprendre à Antoine qu’il a eu un passé violent et plus que douteux.

Tous ces personnages gravitent autour d’Antoine et Mathilde. Mais c’est bien eux qui sont au centre du film. Ils vont se rencontrer alors qu’ils sont tous les deux à un moment de leur vie où l’incertitude face à l’avenir pointe son nez. A partir d’une simple fissure sur le mur de son salon, Mathilde sent naitre en elle une angoisse de plus en plus incontrôlable. Mais cette fissure n’est-elle pas la simple représentation visuelle de ce qui se passe en elle ? Car c’est un véritable « glissement de terrain » qui est entrain de tout faire vaciller son esprit. A cause de sa gentillesse maladive (ou peut-être son incapacité à lutter. Il dit oui à tout pour ne pas avoir à résister parce que ça demande une énergie qu’il n’a pas) Antoine va commencer à écouter Mathilde. Puis il va l’aider à rameuter tout le quartier autour de cette histoire de fissure et d’immeuble qui risque de s’effondrer. A partir de là va naître une véritable amitié. Car Antoine est le seul à comprendre Mathilde. Et Mathilde est la seule à accepter Antoine avec toutes ses bizarreries.

Pendant les 2/3 du film on rit beaucoup. Les fêlures de tous ces personnages mènent à des situations loufoques et Pierre Savadori sait les amener avec tellement d’humour et de sensibilité. Mais il y a un moment où le film bascule. Finalement tout ça n’est pas si drôle. Leur détresse devient de plus en plus palpable. On s’attache à eux et on a envie de leur venir en aide…

Je n’en dirai pas plus pour ne pas révéler la fin… Mais allez voir ce film. Catherine Deneuve y est vraiment surprenante (et franchement je ne suis pas fan en général.). IL me semble qu’en vieillissant elle a des rôles qui la sortent de ceux (sans surprise) de belles femmes classes. Ici elle n’hésite pas à apparaître mal coiffée, pas maquillée et je trouve qu’elle a énormément d’auto-dérision. Et puis il y a Gustave Kervern. Je le découvre ici. Si vous aimiez Groland vous devez le connaitre. Mais bon moi ça n’était pas ma tasse de thé alors il m’était parfaitement inconnu. Et sincèrement je l’ai adoré dans ce film.

Voilà c’est un film drôle et émouvant qui nous parle de ces moments dans la vie où le terrain devient glissant. Et où la bonne rencontre peut nous empêcher de tomber. Sur certaines affiches on peut voir une phrase qui, je trouve, résume parfaitement le film : « Petites fissures, grandes fêlures ». Et bien c’est tout à fait ça. Chaque personnage (même secondaire) finit par laisser apparaitre sa faille…

Je vous laisse en musique avec Milky Chance, mon coup de coeur du moment.. que j’écoute un peu en boucle. J’espère que vous aimerez aussi. Si c’est le cas n’hésitez pas à écouter son album. Il est excellent. A bientôt.

« Pas son genre » ou l’amour peut-il résister aux barrières sociales ?

 

La bande-annonce de ce film m’avait attirée. Emilie Dequenne avait l’air tellement touchante. Cette rencontre entre la coiffeuse et le philosophe me paraissait un point de vue qui pouvait être vraiment intéressant. Et puis, comme vous le savez, j’aime les histoires d’amour. Alors ni une ni deux, dès que le film est passé près de chez moi j’y suis allée.

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Une découverte inattendue chez Emmaüs

En ce moment mes journées sont bien remplies. Un grand changement se prépare alors je trie, je jette, je donne… Et franchement je découvre dans ma cave des trucs totalement oubliés !! Bref.Donc lundi j’ai fait… enfin « nous » avons fait… parce que fort heureusement mes amies me donnent un sacré coup de main ! J’en profite d’ailleurs pour les remercier et sur ce coup là je remercie plus particulièrement C. parce que sans elle ça aurait bien plus compliqué ! Oulala je perd le fil… Je disais donc que lundi nous avons fait un sacré tri. Avec plein de choses à jeter et d’autres à donner. Donc, mardi, direction Emmaüs pour tout déposer.

Dès que j’entre dans la cour je vois un immense Mimi le Clown. Déjà je trouve ça vraiment sympa. Puis, alors que je décharge mes sacs, je lève la tête et que vois-je ?? Des oeuvres de Gregos et FKDL !! Oui là, juste sous mes yeux. A la hâte je finis de vider ma voiture. Puis je sors mon téléphone pour faire des photos. Me voyant faire, un charmant garçon vient discuter avec moi et me dit que des oeuvres comme ça il y en a sur tout le mur de derrière mais aussi dans l’autre centre de dépôt, un peu plus loin dans la rue. Voilà comment ce qui était au départ plutôt une corvée s’est transformé en grand reportage photo sur le streetart et Emmaüs !!

Les petits bonheurs de la vie surviennent toujours quand on ne les attend pas. Et ils redonnent une pêche d’enfer. Surtout que cette journée là n’a apporté que des bonnes nouvelles. Et hop un petit papier de plus dans la boite à bonheur !

Et comme les images parlent toujours bien mieux que les mots… voici un album « L’inattendu chez Emmaüs« . Je le dédicace plus particulièrement à Corinne, Nath et Anne parce qu’elles sont comme moi amatrices de streetart et surtout pour leur soutien sans faille à de nombreux moments de ma vie. Merci les girls ! 😀

Je vous laisse avec une très jolie découverte faite cette semaine. Elle s’appelle Maissiat et elle a beaucoup de talent avec les mots.

L’Amour en cinq saisons…

Il y a maintenant plusieurs mois de jolis textes écrits sur les dessins de l’artiste Dilian avaient attiré mon attention. J’aimais beaucoup les mots de ce garçon, plein de sensibilité. Des mots qui parfois disent mes propres émotions. Alors nous avons échangé un peu via le virtuel. Puis à l’occasion de RueStick (et grace à Dilian) nous nous sommes rencontrés dans la « vraie » vie.

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