Auteur : MissAcacia

« La Venus à la fourrure », le nouveau huis-clos de Polansky

Avec « La Venus à la fourrure » Polansky nous offre un nouveau huis-clos. Et comme d’habitude il réussit à merveille à nous envoûter. Dès les premiers mots de Vanda, on se retrouve embarqués dans cette rencontre étrange entre un metteur en scène de théâtre et une actrice qui court les castings. Il faut dire qu’Emmanuelle Seigner est absolument incroyable. Elle passe avec une telle aisance du personnage de Vanda, l’actrice excentrique et vulgaire à la Wanda de Sacher-Masoch, l’héroïne de « La Vénus à la fourrure », roman SM que le metteur en scène Thomas a adapté pour le théâtre. Sous ses yeux ébahis, Vanda se métamorphose en Wanda, devient cette femme raffinée du 19e siècle. Et entre eux s’installe un jeu de soumission-domination. On le sens de plus en plus subjugué par cette femme surprenante. Il essaie de se défendre, de garder le contrôle mais petit à petit il se laisse dominer et Vanda finit par faire de lui ce qu’elle veut. Tout dans ce film est réussi. La mise en scène. Ce théâtre désert et confiné qui crée …

Urban Spirit à la Galerie Brugier-Rigail

Du 30 novembre au 21 décembre 2013, la Galerie Brugier-Rigail organise une belle expo réunissant 4 noms du streetart. Nick Walker, Miss.tic, Gilbert Petit et Smash 137. 4 noms et 4 univers différents. Miss.tic et ses femmes aux messages à double-sens que l’on ne présente plus. Nick Walker que j’ai connu dans les rues de Paris avec ses hommes qui dessinent des coeurs sur nos murs. Ici ses oeuvres sont différentes. Pour cette expo il a réalisé des oeuvres picturales mais pas seulement en utilisant des gants de boxe et un puching-ball. Mais aussi des oeuvres plus provocantes… Gibert Petit et son univers bien particulier de villes tumultueuses. Smash 137, lui, vient du graffiti et mélange les couleurs avec talent. Il y avait également des oeuvres de John Matos « Crash ». Il vient lui aussi de l’univers du graffiti. Son style est proche du Pop-art et du monde des Comics. Je vous laisse regarder tout ça avec cet album : « Urban Spirit ». Si je vous ai donné envie de voir tout ça de vos propres yeux, une seule adresse : …

« Les garçons et Guillaume à table »

Autour de moi, les amis qui ont vu « Les garçons et Guillaume à table » me conseillaient d’aller le voir. Ils mes disaient tous que c’est un film très drôle. Qu’ils avaient beaucoup ri. Effectivement ce film est très drôle. Mais pas que… Loin de là. Derrière le rire se cache la souffrance à être différent, même au sein de sa propre famille. Guillaume Galienne nous raconte son histoire, son amour et son admiration pour sa mère qui ont fait de lui un homme différent. Il lui aura fallu devenir adulte et des années de thérapie pour comprendre que sa féminité ne signifiait pas qu’il aimait les hommes. Au contraire, c’est parce qu’il aime les femmes et les trouve bien plus intéressantes que les hommes qu’il a tant voulu leur ressembler. Et son premier modèle a été sa mère. Une mère qui rêvait d’avoir une fille après les 2 aînés. Alors forcément on se crée une personnalité ambiguë dans un tel contexte. J’ai beaucoup aimé la scène qui se déroule à la piscine durant laquelle il …

Avec « Hoplà ! », Akiza : la galerie s’offre un Noël alsacien

Depuis pas mal de temps je voulais aller découvrir Akiza: la galerie aux Abbesses. C’est chose faite à l’occasion du vernissage de la nouvelle expo « Hoplà ! L’Alsace Rock’n Roll, lowbrow et street art » samedi 16 novembre. Voilà une expo riche en découverte de nouveaux artistes. Cette expo collective mêle des artistes venant d’horizons différents. D’ailleurs, en passant, j’ai découvert un nouvel art pictural. Le lowbrow. Et oui on apprend à tout âge. Comme je ne pense pas être la seule à ne pas connaitre je vous livre une rapide définition : « Le lowbrow se réapproprie les codes issus des médias populaires tels que le comics, la publicité, le graffiti, le dessin animé et tout ce qui n’est pas considéré comme appartenant au monde des « beaux-arts » classiques. Il est considéré comme faisant partie de la « pop surréaliste ». Le lowbrow art est souvent humoristique, tantôt joyeux, parfois espiègle et, d’autres fois, sarcastique. La plupart des œuvres lowbrow sont des peintures, mais elles peuvent également utiliser d’autres supports ou techniques : jouets, art numérique, sculpture. » …

« Scènes de rue » de Levalet à la Galerie Nunc

A l’occasion de la sortie du livre « Levalet, scènes de rue » (Collection « Opus Délit » – Textes de Jérôme Deiss), la Galerie Nunc organise une exposition de quelques-unes des oeuvres présentes dans cet ouvrage. Levalet vous l’avez peut-être déjà « croisé » dans les rues. Il dessine à l’encre de Chine des personnages grandeur nature qui s’intègrent à la perfection avec l’environnement urbain. Des hommes accrochés à des fils électriques ou encore électricien réparant des fils sous un porche… Du 16 novembre au 11 décembre 2013, vous pouvez venir faire un petit tour par là. Le 11 décembre, l’artiste sera présent pour une petite séance de dédicace. En attendant, je vous offre quelques photos. Levalet à la Galerie Nunc Côté musique je vous laisse avec Art Mengo et Ute Lemper qui nous « Parle d’amour »…

« Même pas mal » au Bastille Design Center

Hier soir j’étais invitée au vernissage d’une nouvelle expo d’art contemporain qui vient de s’installer dans un très bel espace, le Bastille Design Center (74 boulevard Richard Lenoir dans le 11ème). J’y suis allée pour faire quelques photos et découvrir les artistes exposés à cette occasion. Et il y en a beaucoup. 75 !! Et puis il faut dire que cette expo porte un nom qui interpelle ! « Même pas mal ». Pourquoi ce nom ? Quelle idée se cache derrière ces quelques mots ? Pour le savoir c’est bien simple. Voici la présentation de l’exposition. « Les maîtres-mots du thème de cette exposition sont : résistance, défi, audace et jeu… Une manière de réagir à l’ambiance actuelle de crise, de se lancer des défis artistiques, d’évoquer les risques existentiels, amoureux… Résister par l’humour, interroger le présent et ses maux : cupidité, suffisance et violence, mais aussi questionner le bonheur ! Et dire toujours, envers et contre tout, la prééminence de la nature et de l’humain dans la créativité d’une nouvelle aventure collective ! 75 plasticiens (peintres, …

Le photomaton géant de JR s’installe à Paris

Le photographe JR a lancé en 2011 un vaste projet « d’art global » appelé Inside Out Project. A l’occasion de la sortie du film, il s’est installé pendant quelques jours à Paris. Tout d’abord au Palais de Tokyo du 6 au 8 novembre 2013. Puis au Mk2 Bibliothèque du 10 au 12 novembre. C’est là que je suis allée hier après-midi. Ce très beau projet artistique mérite une petite explication… que je suis tout simplement allée chercher sur son site « Inside Out Project »  » Le 2 Mars 2011, lors de la Conférence TED à Long Beach, en Californie, JR a appelé à la création d’un projet d’art global – Inside Out Project (IOP) – inspiré par ses collages de rue grand format, le concept du projet est de donner à chacun la possibilité de partager avec le monde son portrait et un message. Inside Out offre aux particuliers et groupes du monde entier un nouveau moyen de faire passer un message. N’importe qui peut participer, et est mis au défi d’utiliser des portraits pour partager les histoires de personnes de …

Vanessa Paradis éblouit le Casino de Paris

Comme je vous le disais dans mon billet sur la Tour Paris 13, je suis une fille qui a drôlement de la chance. Et bien je me répète. J’ai vraiment beaucoup de chance. Parce que j’ai des amies formidables. Il y a quelques mois, pour mon anniversaire, l’une d’elles m’a offert une place pour aller voir Vanessa Paradis au Casino de Paradis. Il faut dire que j’étais dans la période « boucle Vanessa ». Je venais de découvrir son album et je l’écoutais en permanence. J’ai eu un tel coup de coeur pour cet album. A tel point que je vous avais même écrit un petit billet pour vous raconter mon émotion à son écoute. C’est qu’il est arrivé à un moment où ses mots faisaient terriblement échos avec ma propre vie. Alors forcément, les émotions étaient décuplées. Enfin voilà, tout ça explique pourquoi hier j’étais au Casino de Paris. J’avoue je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Cet album est vraiment très intime. Alors que pouvait-il devenir sur scène, partagé avec des centaines de personnes …