« La Venus à la fourrure », le nouveau huis-clos de Polansky
Avec « La Venus à la fourrure » Polansky nous offre un nouveau huis-clos. Et comme d’habitude il réussit à merveille à nous envoûter. Dès les premiers mots de Vanda, on se retrouve embarqués dans cette rencontre étrange entre un metteur en scène de théâtre et une actrice qui court les castings. Il faut dire qu’Emmanuelle Seigner est absolument incroyable. Elle passe avec une telle aisance du personnage de Vanda, l’actrice excentrique et vulgaire à la Wanda de Sacher-Masoch, l’héroïne de « La Vénus à la fourrure », roman SM que le metteur en scène Thomas a adapté pour le théâtre. Sous ses yeux ébahis, Vanda se métamorphose en Wanda, devient cette femme raffinée du 19e siècle. Et entre eux s’installe un jeu de soumission-domination. On le sens de plus en plus subjugué par cette femme surprenante. Il essaie de se défendre, de garder le contrôle mais petit à petit il se laisse dominer et Vanda finit par faire de lui ce qu’elle veut. Tout dans ce film est réussi. La mise en scène. Ce théâtre désert et confiné qui crée …








