Auteur : MissAcacia

La petite ceinture de Paris

Depuis longtemps on me parlait de la petite ceinture de Paris. Certains tronçons ont été reliés au réseau actuel de RER (sur la ligne C). D’autres ont été aménagés pour redonner quelques droits à la nature dans la ville. J’en avais découvert un bout en allant aux portes ouvertes des jardins du Ruisseau, porte de Clignancourt. J’avais adoré cet air de campagne en plein Paris. Hier j’ai visité un autre tronçon aménagé de cette ancienne voie de chemin de fer qui fait le tour de Paris. Cette partie là se trouve dans le 15ème arrondissement. Il y a bien sur également la coulée verte dans le 12ème arrondissement. Là encore les voies ont été transformées en lieu de promenade pour les parisiens. Avant de vous livrer mes photos (je me suis fait un énorme plaisir avec mon appareil ! ), petit cours d’histoire parisienne. La ligne de Petite Ceinture de Paris est une ancienne ligne de chemin de fer à double voie de 32 kilomètres de longueur (hors raccordements) qui faisait le tour de Paris à l’intérieur des boulevards des Maréchaux. Ouverte …

Streetart à Ménilmontant

Samedi le soleil ressortait enfin le bout de son nez. Un peu timidement, mais bon un peu c’est déjà pas mal en cette fin d’hiver. Je suis donc partie arpentée Paris avec mon appareil photo pour chercher quelques « trésors » sur les murs. Je m’étais quand même fixée des buts.L’expo de Mode2 chez Sergeant Paper. Mais également celle de Valérie Maho à la Galerie Davanh Zoo. 

Mode2 à la galerie Sergeant Paper

J’ai découvert Mode2 grâce à un ami grand amateur de graffiti. Je dois dire que j’aime beaucoup le streetart mais connais assez peu l’univers du graffiti. Alors j’y viens petit à petit, au grès de découvertes dans les rues ou per le biais de gens qui connaissent et qui me montrent les oeuvres d’artistes. C’est donc comme ça que j’ai connu Mode2. Et la semaine dernière j’apprends qu’il expose à la galerie Sergeant Paper. Samedi, me voilà donc partie pour aller découvrir l’expo. Avant toute chose, une petite présentation de l’artiste (signée Télérama, dont je vous conseille vivement l’article). L’artiste d’origine mauricienne est une figure majeure de la culture hip-hop. Issu de la première génération du graffiti européen, son influence a été marquante dans l’évolution du street art et de la culture hip-hop, on lui doit notamment le logo du groupe de rap NTM. Grand technicien, il travaille beaucoup sur le mouvement et l’action dans ses compositions. Si la culture hip-hop est le fil rouge de sa production, les sujets qu’il traite sont particulièrement variés, allant …

Retour aux Frigos pour la V2 de l’expo « In & Out »

Cet article sera court. Parce que pour cette V2, on prend les mêmes (excellents soit dit en passant) streetartistes mais pas les mêmes oeuvres. Tout à changer. D’autres tableaux recouvrent les murs. Pour en savoir plus sur les artistes, il vous suffit de lire mon article « « In & Out », le streetart s’expose aux Frigos ». Je vous parle plus longuement de chacun d’eux.

« Jack et la mécanique du coeur »

Voilà, mercredi est sorti un film que j’attendais depuis des mois… Depuis la première fois où j’en ai entendu parlé pour tout dire. Il faut dire que j’ai un attachement tout particulier pour « La mécanique du coeur » et Miss Acacia. Vous l’aurez compris (sinon je l’expliquais déjà ici : « D’où vient Miss Acacia…« ), c’est de cette magnifique histoire d’amour que vient mon nom de « scène ». Parce que j’aime l’album (et la folie de Dionysos) et le livre plein de poésie et d’émotion. Mathias Malzieu a une façon incomparable de parler des sentiments. Si vous n’avez jamais lu ces livres il faut le faire. Dans « Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi » il nous parle de la mort de sa mère et de son deuil pour arriver à reprendre goût à la vie. Avec « Métamorphose en bord de ciel » il parle de maladie, d’accompagnement vers la mort et d’amour avec les personnages de Cloudman, un cascadeur bien maladroit, et une femme-oiseau. Et enfin le dernier né, « Le plus petit baiser jamais recensé » (en cliquant …

Artcurial : visite guidée de la vente « Urban Art »

Grâce à une amie et à la société Barter, j’ai été invitée à une visite guidée de la prochaine vente Artcurial (maison de vente aux enchères). Pour mon plus grand bonheur car ce sont des oeuvres de streetartistes qui seront vendues le 5 février. Tout d’abord quelques mots sur la société Barter. Elle se présente comme une « conciergerie d’art » (c’est la première en France). C’est à dire ? L’équipe Barter rassemble des spécialistes du marché de l’art et des personnes venant de la finance et du conseil et propose à ses membres de leur apporter leur expertise du monde de l’art. C’est un club privé auquel il faut adhérer pour bénéficier de tous leurs services. « Ils sélectionnent et organisent des visites d’expositions et parcours artistiques, ils vous ouvrent les portes des galeries et vous accompagnent dans l’achat d’œuvres ». Pour cela, trois services : des visites avec des experts pour vous guider ; des soirées privées dans des galeries afin de rencontrer des galeristes mais également d’autres passionnés d’art ; enfin l’Art Room, une nouvelle façon d’acquérir une …

« Lulu femme nue »

« À la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, Lulu décide de ne pas rentrer chez elle et part en laissant son mari et ses trois enfants. Elle n’a rien prémédité, ça se passe très simplement. Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que d’en profiter pleinement et sans culpabilité. En chemin, elle va croiser des gens qui sont, eux aussi, au bord du monde : un drôle d’oiseau couvé par ses frères, une vieille qui s’ennuie à mourir et une employée harcelée par sa patronne… Trois rencontres décisives qui vont aider Lulu à retrouver une ancienne connaissance qu’elle a perdu de vue : elle-même. » Tout est dit dans le synopsis du film. L’histoire est celle d’une femme qui décide un jour de ne pas rentrer chez elle pour prendre quelques jours de « vacances ». Dès les premières scènes ce film m’a touchée. Je n’ai pas la même histoire que cette femme mais j’ai déjà rêvé aussi de partir comme ça sur un coup de tête. Laisser derrière soi …

Seth et Vilcollet à l’Espace Commines

Depuis la première fois que j’ai vu une de ses oeuvres, j’admire le travail de Seth. Je ne saurais dire dans quel monde il m’emmène avec ses visages pénétrant le ciel, les murs ou le visage de « l’autre ». Pour moi ses dessins ont quelque chose d’enfantin et de poétique tout en poussant à réfléchir. J’avoue je suis fan. Alors je ne pouvais pas rater cette exposition organisée par Géraldine Zberro. Elle a choisi de réunir deux artistes dont le travail n’a absolument rien en commun puisque Vilcollet, lui, a choisi de donner une nouvelle vie à des œuvres de grands maîtres tels Caravage, Rembrandt ou Vélasquez. Inutile de vous dire que le contraste est saisissant quand on rentre dans l’Espace Commines. Je me suis régalée avec Seth et attend avec impatience de découvrir l’expo qui se va se poursuivre à la Galerie Géraldine Zberro à partir du 3 février. Vilcollet m’a beaucoup moins touchée, même si je reconnais que ce jeune artiste a beaucoup de talent. Il faut dire que les originaux, déjà, me laissent plutôt indifférente. …

« L’amour est un crime parfait »… ou pas !

« L’amour est un crime parfait ». Voilà un film qui avait tout pour me plaire. Un titre énigmatique. Une histoire étrange. Et surtout il rassemble des comédiens que j’adore. Seulement voilà, les bons ingrédients ne font, hélas, pas tout. Pourtant, les premières minutes m’ont plus. La musique électro du groupe Caravaggio colle parfaitement à l’ambiance du film. La photo, splendide. Ce film nous offre des images magnifiques de paysages montagneux et enneigés. Et les comédiens ! Mathieu Amalric est une fois de plus parfait en inquiétant professeur de littérature amateur de jeunes filles. Karin Viard (je suis hyper fan de cette comédienne et elle ne m’a jamais déçue ! ) nous offre une soeur possessive et diabolique à souhait. Sara Forestier est une jeune étudiante bien décidée à arriver à ses fins. Denis Podalydès réussit également dans son rôle de directeur de fac amoureux de la soeur.  Et en fin, Maïwenn excelle en femme délaissée et inquiète de la disparition de sa belle-fille… Bref, ils sont tous excellents. Même l’histoire est bien ficelée. Le rebondissement est parfaitement inattendu …