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L’Alhambra chante contre la faim avec ACF

Dimanche, « Action contre la faim » organisait un grand concert avec le No Hunger Orchestra pour remercier les donateurs et pour en motiver de nouveaux. Ils ont fait les choses en grand avec une pléiade d’artistes.

En voici la liste : Faada Freddy ; Hugh Coltman ; Théodore Paul et Gabriel ; Éléphant ; Jehro ;Blick Bassy ; Emel Mathlouthi ; Souad Massi ;Yael Naim ; Benjamin Clémentine ; Kery James ; Zaho ; Gaël Faye ; Passi ; Raphaël.

Quatre heures de concert à l’Alhambra. Un rapide aperçu du talent des différents artistes qui ne chantaient que deux chansons chacun. Mais c’était très bien. J’ai enfin pu voir sur scène Théodore Paul et Gabriel ou encore Hugh Coltman.

J’ai également découvert une voix magnifique avec Emel Mathlouthi, un personnage très attachant avec Gael Faye (accompagné par un excellent joueur de Kora). Son univers fait penser à celui d’Oxmo Puccino ou Hocus Pocus. Du rap mais pas que… Il y a une vraie recherche musicale qui nous fait traverser différents styles et une poésie des mots que j’aime vraiment beaucoup. Un jeune artiste à découvrir. En prenant le temps d’écouter vraiment…

Et surtout… J’ai entendu Benjamin Clementine en live !! Quel grand moment. J’en frissonne encore. Déjà en le découvrant grâce à son EP j’étais tombée sous le charme de sa voix absolument incroyable. Mais là c’était incroyable !! Sa voix est encore plus impressionnante. Quelle puissance ! En plus il a une présence sur scène. Un véritable show man. Une grande (et belle) silhouette et beaucoup d’humour. J’attend avec encore plus d’impatience la sortie de son album et un concert en version intégrale.

Il faut également que je vous parle de l’animateur de la soirée. Il s’appelle Amobe Mevegue et travaille sur RFI. Il a très bien tenu son rôle d’animateur, faisant le lien entre deux artistes, donnant la parole à Stéphanie Rivoal, la présidente d’Action contre la faim. Il nous a beaucoup fait rire en inventant des mots tels que « collégialité rapologique » ou encore des expressions très imagées (« les origines composites mosaïques » d’un artiste).

En sortant, nous avons croisé Gael Faye. C’est un jeune garçon tout simple. Heureux de rencontrer son public, il prend le temps de discuter. Il faut vraiment que vous preniez le temps d’écouter son album. Il a de beaux textes et un univers musical intéressant. « Pili Pili sur un croissant au beurre« .

Je vous en parle en images…

Mais aussi en musique avec mes moments préférés.

Emel Mathlouthi, symbole du Printemps arabe.

Gael Faye, « Je pars ». Une de mes préférées.

Et le meilleur pour la fin… Benjamin Clementine.

Inti Castro s’expose à la Galerie Itinerrance

Jusqu’au 16 octobre, la Galerie Itinerrance met à l’honneur l’artiste chilien Inti Castro. J’ai eu la chance de le découvrir dans les rues de Paris grâce à d’immenses fresques peintes sur des murs d’immeubles. J’ai eu un vrai coup de coeur pour ces oeuvres. Alors je ne pouvais rater l’expo de la Galerie Itinerrance.

J’y suis donc allée samedi après-midi. Les oeuvres exposées sont superbes, comme tout ce que fait Inti. Mais on ressort quand même de la galerie avec un petit goût de trop peu. On aurait envie d »en voir plus et aussi, peut-être d’en apprendre un peu plus sur cet artiste. Mais l’accueil qui nous a été réservé était vraiment minimum. J’ai bien essayé de parler à la personne présente à la galerie lors de ma visite… Peine perdue. Il n’avait apparemment pas envie de parler.

Je vous livre quand même quelques photos. Vous allez voir, c’est vraiment beau.

On se quitte en musique avec Ayo. Et son duo avec Youssoupha. « Fire »

« Blue Jasmine »

J’ai beaucoup hésité à aller voir le nouveau film de Woody Allen. Il faut dire que les deux précédents m’avaient tellement déçus.

Et oui je fais partie de ceux qui n’ont pas vraiment aimé « Minuit à Paris ». Malgré de belles images de Paris, ce film ne m’avait rien inspiré. Quand à « To Rome with love »… Quel ennui… Si j’avais été seule, je serais partie avant la fin. Roberto Benigni était tout simplement insupportable à force de gesticuler.

Mais « Blue Jasmine » semblait recueillir de belles critiques alors je me suis laissée tenter. Et cette fois j’ai retrouvé le Woody Allen que j’aimais. Le personnage de Jasmine est interprétée magnifiquement par Cate Blanchett. Cette femme qui refuse la réalité de sa vie qui a volé en éclat est tellement touchante. Malgré la chute elle veut continuer de vivre une vie emplie d’éclat et d’argent. Alors elle ment, elle s’invente une autre vie pour séduire un homme qui pourra lui redonner cette vie à laquelle elle refuse de renoncer. Mais la réalité la rattrape. Elle s’enferme alors dans une sorte de folie.

Cate Blanchett est vraiment formidable. Quelle actrice. Grace à ce film je découvre son immense talent. Mais n’oublions pas les autres personnages. Alec Baldwin en richissime homme d’affaire. Et sa soeur Ginger, interprétée par Sally Hawkins, tellement touchante dans sa volonté d’aider sa soeur, mettant même en péril son couple et sa vie toute simple.

Voilà. Un beau film qui m’a réconciliée avec Woody Allen qui n’est jamais plus à l’aise que lorsqu’il nous parle de névroses.

Côté musique, ce soir j’ai envie de vous laisser avec Benjamin Clémentine. Je crois que je l’ai déjà mis en clôture d’un billet. Mais qu’importe. Un tel plaisir peut être consommé sans modération…

 

Mes pas dans la ville. Paris 12

Tous les matins, pour rendre mon trajet plus agréable et me créer une petite bulle, j’écoute de la musique.

Ce matin j’ai eu envie de faire entrer Oxmo Puccino dans cette bulle. Ca faisait longtemps que je n’avais pas écouté son dernier album (que j’aime décidément beaucoup).

Et pendant qu’il me chantait « Pam-Pa-Nam », sa chanson sur Paris, j’ai eu envie de vous montrer mon regard sur cette ville dans laquelle j’aime tant marcher, me perdre, découvrir ses multiples visages.

Venez, suivez-moi. Aujourd’hui je vous emmène au marché d’Aligre et sur la Coulée verte

Et forcément, je ne pouvais que vous faire écouter la « fameuse » chanson d’Oxmo Puccino… Si vous aimez, prenez le temps d’écouter son album. « Roi sans carrosse »

Visite guidée à Vitry-sur-Seine

Cet après-midi je suis retournée à Vitry-sur-Seine pour découvrir les multiples œuvres de streetart qui ornent ses murs. Je vous avais déjà parlé de cette ville, qui n’est autre que le fief de C215 dans mon article « Chasse au trésor à Vitry-sur-Seine« .

Mais cette fois, ce fut une visite guidée organisée par Francis Verger dans le cadre de « Vitry vit le streetart ». Je profite de ce billet pour le remercier de nous avoir montré tous ces trésors et pour toutes les explications qu’il nous a donné.

J’ai pu découvrir de nouvelles oeuvres de C215, mais aussi d’Alice, David Walker, Moscato, Findarr Barr, Borondo et bien d’autres encore.

Les mots ici ne servent à rien. Laissons parler les images… Pour en voir encore plus rendez-vous sur ma page Facebook (si vous avez un compte bien sur).

Voici un peu de musique pour les regarder. The Cinematic Orchestra, « To build a home ».

Mamela Nyamza et les Kids de Soweto au Quai Branly

Grâce à l’invitation d’une amie, hier soir j’ai découvert une nouvelle danse. Le « ishbuja », danse urbaine née en Afrique du sud, très proche du hip hop.

Emprunt au français « bourgeois », cette danse, en référence à une idée d’élégance, a pour caractéristique de mettre en jeu tout le corps, avec un visage très expressif, grimaçant comme un masque traditionnel.

Les « kids » de la troupe Soweto’s Finest, ce sont 5 jeunes garçons issues des faubourgs de Johannesbourg qui dansent merveilleusement bien. Mamela Nyamza c’est une figure de la danse contemporaine sud africaine, connue pour son engagement. Sa danse pose toujours la question de la place de la femme dans nos sociétés face à la violence et à la sexualité.

Pour tous, les influences sont les danses traditionnelles africaines : zoulou, tsonja ou encore tswana…

La rencontre de ces deux univers donnent un spectacle très riche mêlant danse africaine, danse urbaine et danse contemporaine. Il est composé de différentes scènes dont certaines interpellent, d’autres font sourire ou même rire franchement. J’ai adoré celle où les jeunes garçons dansent le hip hop sur une musique de Mozart. Ce décalage était génial !!

Il se joue au théâtre du Musée du Quai Branly jusqu’au 11 octobre. Vous avez encore quelques jours pour acheter votre place et aller voir ça de plus près. N’hésitez pas. Un très beau moment de danse.

Hier les artistes ont quitté la scène sous les ovations. On n’en finissait plus de les applaudir tant cette découverte nous a plu. Un grand bravo à elle et à eux.

Vous voulez un petit aperçu ? Ca se passe ici…

« Ma vie avec Liberace »

Synopsis

Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés. Liberace affectionnait la démesure et cultivait l’excès, sur scène et hors scène. Un jour de l’été 1977, le bel et jeune Scott Thorson pénétra dans sa loge et, malgré la différence d’âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans. « Ma Vie avec Liberace » narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique.

Ce billet va être court. Pas grand chose à dire de ce film que j’ai vu hier soir. A part que je me suis presque ennuyée par moment.

Michael Douglas et Matt Damon sont plutôt bons mais franchement, à aucun moment, ils n’arrivent à nous faire croire à ces personnages. Un côté too much peut-être. Etrange impression en sortant de la salle. Soderbergh reste à la surface des personnages. Une ou deux fois on s’approche un peu plus près, on entre dans leur intimité psychologique et on se dit ça y est ça va devenir intéressant… Mais non, très vite on a l’impression de feuilleter Paris Match.

Bref. Vous l’aurez compris, je ne vous encourage pas à aller le voir. Sauf s’il n’y a rien d’autre à voir à la même heure, s’il pleut et que vous avez envie de voir des strass et des paillettes pendant 2 heures.

Pour le final en musique, je vous laisse découvrir le véritable Liberace, qui était un pianiste et un show man incroyable.

« Ombline », une mère en prison

Je n’ai pas l’habitude parler ici de films que je vois à la télé. Mais je vais faire une exception pour celui que j’ai regardé hier. Il s’appelle « Ombline ». Il a été réalisé par Stéphane Cazes et le rôle principal est magistralement interprété par Mélanie Thierry.

Ce film est sorti il y a un an et perso je n’en ai jamais entendu parler. Quel dommage. Voilà un film qui aurait mérité d’être vu par un plus grand nombre.

Pour l’interprétation surtout. Comme je le disais en préambule, Mélanie Thierry est magistrale dans ce rôle. A la fois fragile et forte. Parce qu’être mère c’est ça. Et encore plus dans le monde impitoyable de la prison.

Parce que le film se déroule en prison. L’histoire c’est celle d’Ombline, jeune femme qui se retrouve en prison pour 3 ans après avoir violemment agressé un policier. Ce qu’elle ne sait pas c’est qu’elle est enceinte. Cet enfant elle va l’avoir en prison. Et, comme la loi le permet, il va rester vivre avec elle jusqu’à ses 18 mois. Ensuite, il sortira de la prison pour aller vivre dans une famille.

Pendant ces 18 mois, Ombline va se battre et changer pour pouvoir garder son fils auprès d’elle et surtout, en avoir la garde à sa sortie de prison. Bien plus qu’un film sur le milieu carcéral, cette histoire est celle d’une reconstruction, d’un voyage initiatique d’une jeune femme qui jusque là n’avait appris à vivre que dans la violence pour survivre. Son enfant va lui apprendre la douceur, l’Amour avec un grand A. Grace à lui, elle va découvrir que la relation aux autres peut aussi se faire dans le rire et le partage (émouvantes scènes de couture avec un groupe de femmes qui préparent un spectacle de Noël ou celles avec une autre jeune maman qui ne sait pas lire).

Ce film m’a beaucoup émue. J’avoue j’ai même pleuré. J’ai repensé à la naissance de mes « petits ». A cette espèce d’amour animal qui nait lorsqu’on les serre contre soi. J’ai imaginé ma détresse si on me les avait « enlevés » après 18 mois de vie avec eux. Et c’est tout simplement insupportable.

Pour en revenir à l’interprétation, je voudrais citer d’autres actrices, qui elles aussi apportent beaucoup à ce film. Corinne Masiero, géniale en compagne de cellule camée et sans pitié. Nathalie Bécue, matone impitoyable à l’intérieur mais « humaine » à l’extérieur.

Un très beau film sur un monde sans pitié. Même si le quartier de la pouponnière semble être un peu « protégé » de la véritable violence de la prison. Bouleversante, Mélanie Thierry porte le film vers le haut magnifiquement.

Je vous laisse avec un joli cadeau musical de Morgan Lilly pour tous ses amis… Merci. La voix sublime de Christina Aguilera et la musique d’Herbie Hancock.

Sauvons les oeuvres de la Tour Paris 13

Du 1er au 31 octobre, la Tour Paris 13 ouvre ses portes au public. Si tu aimes le streetart, tu sais de quoi je parle. Pour les autres, je vous explique.

C’est un projet de la Galerie Itinerrance. Ce sera la plus grande exposition collective de Street Art jamais réalisée avec plus de 4 500 m2 de surface au sol et autant de pans de murs et plafonds. 9 étages investis, 36 appartements allant de 4 à 5 pièces, parfois encore meublés, devenus le support d’artistes urbains de 16 nationalités différentes.

Depuis plusieurs mois une centaine d’artistes venus des quatre coins du monde, ont investi les lieux pour donner libre cours à leur créativité. Mais cette « galerie » sera éphémère car les oeuvres seront détruites en même temps que la tour courant novembre.

C’est également une aventure audiovisuelle et digitale inédite à travers un site dédié, né de la collaboration de France Ô, francetv nouvelles écritures, La Blogothèque, le Mouv’ et Canalstreet.tv.Pour pérenniser plus encore cette aventure éphémère du Street Art, un documentaire sera diffusé sur France Ô en 2014.

L’idée est de conserver les oeuvres virtuellement sur un site Tour Paris 13. En effet, le 1er novembre, la tour sera fermée au public mais on pourra encore la visiter sur internet. Là nous aurons 10 jours pour « sauver virtuellement » les œuvres grâce à nos clics. Le 11ème jour, le site sera remis en ligne avec seulement les œuvres que nous aurons pu sauver.

J’adore cette idée. J’espère que nous serons nombreux à jouer le jeu pour sauver le plus d’oeuvre possible. En avant goût, voici une vidéo de présentation.

Et si vous « existez » sur Facebook, aller faire un petit tour sur cet album photo de Jérôme Deiss pour Street’Art Paris. Un régal pour les yeux.

Pour la musique du jour, je vous livre un coup de coeur découvert ce matin. Une leçon de vie façon Stromae.