L’été indien s’étant installé sur Paris dimanche, j’ai profité de ma visite à l’expo de Cathy Bion pour me balader un peu. J’ai fait une superbe découverte : l’immense fresque de la rue de l’Ourcq dans le 19ème. J’en ai pris plein les yeux.
J’ai également trouvé d’autres petits trésors le long du canal de l’Ourcq.
La rue de l’Ourcq a été embellie par les artistes suivants : Averi, 9sari Group, Farm prod, Doxandem Squad, PI [Collectif Renart], Chromers, IPNS1, Marko, INXY, Astro, Smile, Zdes Roy, Lazoo, Batsh, Da Cruz, Kanos et FKDL.
Il y a quelques jours j’avais écrit ici un billet pour vous présenter l’expo photo de Cathy Bion. Je reviens aujourd’hui pour vous en parler parce qu’hier je suis partie en voyage sur la péniche-librairie « L’Eau et les rêves ». Sous le magnifique soleil qui donnait un (dernier) air d’été à Paris. Ca a été également l’occasion de prendre le temps de papoter avec l’artiste, n’ayant jamais eu le temps de le faire lors des expos dont elle s’occupe. J’ai appris que pendant quelques années elle a travaillé en agence de communication. Puis elle en a eu marre de la pression et des ambiances toujours tendues. Alors elle a largué les amarres pour s’adonner pleinement à sa passion : la photographie. En parallèle, elle est chargée de relations presse en Freelance. C’est d’ailleurs comme ça que je l’ai connue. Elle passe donc beaucoup de temps à s’occuper des autres artistes. Mais aujourd’hui c’est elle qui expose. Et c’est donc d’elle et de ses oeuvres dont il faut parler.
Cathy Bion sillonne les ports du monde, du Maroc à la Bretagne, du Portugal jusqu’à l’Australie, loin des chemins balisés.
Dans les docks inondés de lumière, son oeil d. peintre traque les couleurs et les matières, les traces du travail de l’homme en interférence avec celui du temps et des éléments.
Elle s’immerge dans une nuance, une éraflure, une écaille de rouille, pour tenter d’en saisir l’essence et accéder à l’alchimie secrète des éléments.
Sans retouche, ni recadrage, sa démarche photographique est abstraite, proche de la peinture.
Les photographies de Cathy Bion recréent des paysages imaginaires, des petits fragments de vie colorés qu’elle invite à partager pour larguer les amarres vers un libre voyage.
Elle expose son travail en France et à l’étranger depuis 1992 ; la presse française et étrangère en fait régulièrement l’écho.
L’auteur a également créé plusieurs livres d’artistes et elle mène des ateliers d’arts plastiques depuis une quinzaine d’années.
Ses photographies ont été publiées sur divers supports : affiches, calicots, livres, cartes et elles sont intégrées à des collections publiques et privées en France, au Maroc, au Japon et en Australie.
Couleurs d’alizés, l’ouvrage photographique qui reprend ses escales portuaires, a été publié fin 2010 chez Critères Editions. Ses images sont accompagnées de textes de critiques d’art et par une préface graphique du dessinateur Loustal.
Hier c’était donc l’occasion pour moi de découvrir le travail de Cathy Bion. J’avoue que je ne le connaissais absolument pas. Pour moi Cathy c’est une femme charmante qui m’a fait découvrir l’univers très mal connu de l’art contemporain en m’invitant aux expos des Artistes de la Bastille. Déjà pour ça je veux vraiment la remercier. Parce qu’elle ne me connaissait pas. Elle avait simplement lu quelques-uns de mes billets et elle m’a fait confiance pour l’écriture d’articles sur les expos.
Les photos de Cathy nous invitent réellement au voyage par le biais des superbes couleurs (et qu’elle ne retouche absolument pas ! ) et par le sujet même de ses oeuvres. Elle a su capter des détails de bateaux en fin de vie ou en début d’une autre vie. Ce qui l’intéresse c’est justement ça. Les petites « cicatrices » laissées par le temps telles que la rouille ou les éraflures. Et surtout, ce qui frappe dès qu’on arrive, ce sont les couleurs. Des bleus, des rouges ou encore des jaunes tellement intenses qui dégagent une énergie incroyable.
« La couleur est par excellence la partie de l’art qui détient le don magique. Alors que le sujet, la forme, la ligne s’adressent tout d’abord à la pensée, la couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité » Eugène Delacroix (citation « volée » dans le très bel ouvrage dont est issue l’expo : « Couleurs d’alizés – Escales portuaires d’une photographe plasticienne » – Critères Editions).
Au-delà des couleurs, il y a bien sur le thème de la mer, ou plus précisément, celui des ports. Un monde à part qui est (enfin pour moi) synonyme de départ, de voyages mais aussi mélange des cultures. Les ports sont le lieu de rendez-vous de tous des migrants de tous les pays. Chacun y apporte ce qu’il est pour le confronter aux autres. J’avoue avoir le même goût que Cathy pour ces lieux qui nous invitent à libérer notre imagination. J’aime toujours retourner vers les Caps Blanc Nez ou Gris Nez dans le Nord ou encore j’ai adoré mon début d’année dans le Cotentin (et plus particulièrement à Barfleur). Donc voilà, pour moi, les photos de Cathy Bion c’est une véritable invitation au voyage puisqu’elle nous emmène dans des ports du monde entier (Maroc, Portugal, Australie…). Et pour continuer de voyager je suis repartie avec son livre (et une très jolie dédicace de l’artiste).
Un petit mot quand même sur le lieu choisi par l’artiste pour exposer. La péniche-librairie « L’Eau et les rêves ». Elle ne pouvait trouver meilleur endroit pour accueillir ses photos puisqu’elle est spécialisée sur les thèmes de l’eau, de la mer et du voyage. Vous ne trouverez là que des récits de voyages, de mer et d’aventures ou encore des ouvrages très sérieux relatifs à la navigation ou à la marine. Voilà donc une raison supplémentaire d’aller voir l’expo de Cathy Bion. En premier lieu pour la beauté de ses oeuvres, puis, pour lier le plaisir à l’agréable (oui je préfère le plaisir à l’utile…) la découverte d’une incroyable librairie pleine de charme.
En guise de conclusion, quelques images (très peu… juste de quoi faire naître l’envie d’en voir plus… « Les Couleurs d’alizés de Cathy Bion »
Mais aussi une dernière citation du livre : « Notre idéal ne devrait pas être le calme plat qui peut transformer la mer en marécage, ni l’ouragan, mais le grand et puissant alizé, plein de vie, de joie, de force et de santé, balayant le monde de son souffle perpétuel. » Harry Martinson
Après maintes rendez-vous manqués, j’ai réussi à aller voir l’expo photo de Catherine Lupis Thomas. J’ai découvert cette artiste lors du salon international de la Quatrième Image en novembre 2013. J’avais eu un coup de coeur pour le travail de la photographe : elle retravaillait ses photos de lieux désaffectés et abandonnés pour leur donner de nouvelles couleurs… une nouvelle vie. Nous avions bavardé un moment. Elle m’avait parlé de son projet. Après ça la vie de chacune a repris son cours. Jusqu’à il a quelques semaines. Catherine Lupis Thomas m’a contactée pour me parler de sa nouvelle exposition et m’inviter à venir la voir. J’ai accepté avec grand plaisir. Après… il a juste fallu que je trouve le temps de grimper jusqu’aux Abbesses. Ce que j’ai fait samedi.
Avant de vous montrer quelques (très peu) photos de ses oeuvres, je veux surtout vous parler de l’artiste. Parce que le plus intéressant c’est elle, son regard, son projet.
Catherine Lupis Thomas a commencé avec le collage. Depuis 2001, elle crée des images à partir de morceaux de papier découpés un peu partout (parfois même arrachés dans la rue). Elle garde, comme des petits trésors, tous ces bouts d’images. Puis une idée nait et elle sait quels morceaux elle veut utiliser. Malgré la quantité de papiers accumulés, elle les a tous en mémoire. Il suffit de les retrouver… Ce qui n’est pas forcément rapide…
Son autre passion est la photo. Elle aime déambuler sans but précis. Elle ne suit pas un sujet particulier pour faire ses photos. Elle laisse son regard errer pour qu’un lieu la happe à un moment inattendu. Elle aime particulièrement les impasses désertes, les usines désaffectées ou les maisons abandonnées pour ce qu’elles dégagent et ce qu’on peut imaginer de leur vie « d’avant » pour aller vers une vie « après ».
Pour le projet qui a donné lieu à cette exposition, Catherine Lupis Thomas a choisi d’allier ses deux passions : la photo et le collage afin de donner un autre sens à des paysages urbains pris à travers l’Europe. Sur des photos de lieux de la ville elle colle des éléments découpés dans des magazines ou des journaux, donnant alors un nouvel aspect à cette partie de la ville. Et nous obligeant ainsi à changer notre regard sur ce que nous ne voyons plus. Par exemple, à partir d’une photo et en y collant des images, elle a transformé l’hôtel Astoria de Copenhague en corps de femme.
Son objectif ? « Détourner le lieu avec humour, surprendre, apporter de la couleur… Offrir l’opportunité d’une réflexion positive sur notre environnement. Assez de larmes, assez de leurres, assez de noir. Vivre, observer, rire et crier fort que l’on est heureux d’être en vie et libre de penser ».
Ces quelques mots de l’artiste elle-même permet de comprendre son oeuvre. Parce que je dois être honnête. Au premier regard, j’ai été surprise… dérangée par certaines images, mais charmée par d’autres. J’ai aimé leur côté un peu désuet qui nous ramène bien souvent dans les années 60 ainsi que ce détournement humoristique qui nous permet de regarder à nouveau notre environnement pour le voir autrement.
Voilà une artiste qui ne peut laisser indifférent. Et c’est ce qui en fait tout le charme. Elle est en plus très sympa et son plus grand plaisir est de discuter avec ses visiteurs. Pour parler de ses images mais aussi savoir ce qu’ils ressentent en les regardant. Alors il ne restent que quelques jours pour découvrir l’expo mais essayez de prendre le temps. Ca vaut vraiment le coup de grimper aux Abbesses. La galerie s’appelle « 1962 » et se trouve au 4 rue Tholozé dans le 18e. Sinon, vous pouvez faire connaissance avec ses oeuvres sur son site www.catherine-lupis-thomas.fr
Dimanche après-midi je suis allée faire un tour à un évènement très attendu en région parisienne : La Voie Est Libre à Montreuil. Il est né il y a cinq ans d’une initiative d’un groupe de quartier de Montreuil et a pris, au fil des années, de plus en plus d’ampleur pour devenir un éco-festival qui attire des gens de toute la région parisienne, mais aussi de France, voire même de l’étranger (j’ai croisé quelques brésiliens…).
Voici le petit topo de présentation de l’évènement.
Participez au plus grand écofestival d’Ile-deFrance qui transforme l’autoroute en expérience inédite et sensorielle au coeur des murs à pêche.
Sur 2 kms dédiés aux piétons, vélos, rollers et autres curiosités, artistes et associations vous attendent : venez rêvasser sur des tortues polynésiennes, déambuler en famille, seul ou entre amis au rythme d’une programmation éclectique.
Bullez, dansez, pédalez : ici la musique est à l’énergie des mollets et du soleil ! Découvrez une fresque de 30 m de long créée en direct par le collectif streetart « The Bridge », réveillez vos papilles avec des spécialités locales et lointaines. Dans le cadre des Journées Internationales du Patrimoine, participez aux balades dans les jardins. Embarquez avec toute la famille à bord d’une oeuvre d’art/manège, écoutez des chorales, un big band jazz, des concerts classiques, rock ou manouche… Adoptez une plante, un meuble customisé ou un vélo d’occasion.
La Voie est Libre c’est :
Une aventure citoyenne, festive, écologique, solidaire et gratuite
Le détournement et l’appropriation par la population d’un espace public
La transformation d’un lieu conçu pour la voiture en un lieu de rencontres, de partages, de culture et de découvertes !
Un festival écologique : pas d’électricité, pas de pétrole, une empreinte écologique minimale est recherchée
Un événement entièrement gratuit pour le public où artistes, associations et citoyens participent sur la base du bénévolat pour proposer une animation « vivante ». Les seuls commerces sont alimentaires ou solidaires.
Un projet évolutif qui met en valeur le tissu artistique, culturel, associatif et citoyen local.
Bien sur, au départ j’y suis allée pour le streetart. J’avais très envie de voir les artistes réaliser cette immense fresque sous le pont. Comme vous pourrez le voir avec les photos, ça valait vraiment le coup. Il y a eu de très belles oeuvres réalisées. Maintenant, les gens qui passeront par là en voiture en prendront plein les yeux.
Mais La Voie Est Libre ça n’était pas que ça. C’était aussi des rencontres avec des gens passionnants, des découvertes culinaires (jus de gingembre ou au Bissap… à base de fleur d’hibiscus. Surprenant mais bon. Un délicieux gâteau à la carotte) ou encore musicales (avec l’artiste Flo Zink et son parapluie juke-box). J’ai également appris comment remplacer tous mes produits ménagers par quelques simples produits de base qui existent depuis la nuit des temps et qu’utilisaient nos grand-mères. Je suis même repartie avec un livre offert par une participante.
Voilà, ce fut un après-midi très enrichissant et réjouissant. Le soleil a même finit par être au rendez-vous, alors que c’était vraiment mal parti le matin…
Pour ceux qui ont raté ça, voici quelques images « La Voie Est Libre 2014« . Mais surtout gardez cette idée dans un coin de votre tête pour y participer l’année prochaine.
Je clos ce billet avec un très beau clip pour la tolérance. Des sous-titres en français vous aideront à saisir tout le sens. « We are all the same »…
Comme je l’ai déjà expliqué ici, je ne suis pas une adepte des vernissages. Un peu « sauvage », je ne suis pas très douée pour « faire la conversation » tout en buvant un verre et grignotant une petite chose salée… Et si je veux, en plus, faire des photos et apprécier les oeuvres c’est encore plus compliqué. Mais de temps en temps, je déroge à la règle et je me mêle à la foule des habitués des vernissages (enfin j’avoue quand même… je me suis « sauvée » avant l’arrivée de tous les habitués…).
Dans le (petit) espace qu’est Akiza : La Galerie, Yoshii et Robinson ont su, une fois encore, réunir des artistes aux univers différents mais qui ne laissent jamais indifférents. Bien sur j’ai eu des coups de coeur pour certains artistes. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas aimé le reste. Mais ce que l’on peut ressentir devant les oeuvres est forcément tellement subjectif.
J’ai beaucoup aimé les couleurs et le le trait de Jean-François B. Il ressort de ses oeuvres beaucoup d’émotions. Mes deux gros coups de coeur vont à Iemza et Emika. Iemza pour la poésie qui se trouve dans ses tableaux et tous les petits détails qui demandent de prendre le temps de regarder… Quand aux oeuvres d’Emika elles m’ont touchée. Je les trouve délicates avec ce dessin en noir et blanc aux traits si fins et la petite touche de couleur finale qui change tout. Une certaine attirance également pour l’univers de Vavje qui m’a fait penser à des dessins de mangas. Encore une fois, le plaisir de découvrir de nouveaux artistes et de nouveaux univers.
Je vous offre également quelques photos (de mes coups de coeur) prises pendant le vernissage. Il y en a très peu car je préfère vous laisser le plaisir d’aller découvrir toutes les oeuvres par vous-mêmes. Et qui sait… peut-être aurez-vous un coup de coeur et repartirez vous avec une oeuvre…
L’expo a commencé aujourd’hui et se poursuit jusqu’au 19 octobre. Allez-y car il y a vraiment de très belles oeuvres et des artistes de talent à découvrir.
Côté musique, je ne vais pas aller chercher très loin. Je vous laisse avec la très belle chanson de Noir Désir qui porte le même titre…
Depuis plusieurs mois maintenant Cathy Bion pense à moi lorsqu’elle organise des expositions d’artistes et m’invite aux vernissages. Toujours. Grâce à elle je découvre un univers que je connais peu : celui de l’art contemporain. Cette fois c’est elle qui va exposer son travail. Et je suis enchantée d’aller le découvrir. En plus l’expo aura lieu dans un endroit que j’ai découvert très récemment et que j’aime beaucoup : la péniche librairie « L’eau et les rêves » installée au bord du canal de l’Ourcq.
La courte présentation de l’expo que m’a envoyée Cathy étant parfaite je ne vais pas réécrire un autre texte. La voici donc..
Photographe – plasticienne, Cathy Bion a sillonné les ports du monde, du Maroc à la Bretagne, du Portugal jusqu’à l’Australie, loin des chemins balisés.
Depuis plus d’une quinzaine d’années, dans les docks inondés de lumière, son oeil de peintre traque les couleurs et les matières, les traces du travail de l’homme en interférence avec celui du temps et des éléments naturels.
Sans retouche, ni recadrage, les photographies de Cathy Bion recréent des paysages imaginaires, des petits fragments de vie colorés qu’elle invite à partager pour larguer les amarres vers un libre voyage.
Son travail a fait l’objet d’un ouvrage monographique intitulé Couleurs d’alizés paru chez Critères Editions fin 2010, avec une préface graphique du dessinateur Loustal et accompagné de textes de critiques d’art.
La Péniche librairie-galerie L’Eau et les rêves qui accueillera l’exposition de Cathy Bion est spécialisée sur les thèmes de l’eau, de la mer et du voyage : elle propose des ouvrages de récits de mer, de voyage et d’aventures, des livres d’histoire, de littérature, des beaux livres, des ouvrages sur l’environnement…. mais aussi des publications du service hydrographique de la marine et d’ouvrages relatifs à la navigation fluviale.
Son nom inspiré de l’essai de Gaston Bachelard sur l’imagination de la matière, tout comme son concept, sont en parfaite adéquation avec la démarche de la photographe… ce qui présage d’une belle harmonie !
Une invitation à embarquer à bord de ce lieu inédit pour se laisser porter au gré des Couleurs d’alizés de l’artiste…
En son nom, je me permets donc de vous inviter à venir découvrir l’oeuvre de cette artiste dans un très bel endroit. Ce sera l’occasion aussi, peut-être, de faire un petit tour le long du canal. Bien sur je reviendrai par ici vous parler de l’expo après le 28 septembre…
Si vous avez envie de rencontrer Cathy Bion, elle sera présente sur place dimanche 28 septembre, samedi 4 et dimanche 5 octobre, samedi 11 et dimanche 12 octobre.
Je vous laisse avec un duo surprenant découvert il y a quelques jours. Ayo et Iggy Pop chantent Brel et c’est très beau.
YZ est une artiste atypique dans le paysage de l’art contemporain français. Qu’elle utilise la peinture ou l’encre de chine, à l’aide de pinceaux, de rouleaux, de pochoirs ou de bombes, son art utilise différentes techniques pour forger une oeuvre homogène. Dans cette exposition, elle décline ses pochoirs sur une multitude de supports variés, des oeuvres sur toile, des créations originales sur des morceaux de zinc urbain et d’immenses installations sur bois.
YZ peint un monde sans artifice. Elle construit un univers intimiste fait de portraits de femmes d’une autre époque, d’anges aux modelés sculptés et de paysages urbains. Autour des séries « Women from another century », « Angels » et « Lost in the city » l’exposition met en lumière le style unique de l’artiste qui allie la délicatesse de son dessin et la finesse de ses dégradés allant du noir au blanc par de multiples lavis superposés afin de créer des reliefs intenses. YZ fige son univers dans des teintes sépia, comme délavées par l’oeuvre du temps. Les femmes autant que les anges qu’elle peint dégagent une sensualité profonde.
Tour à tour rêveuses, langoureuses, provocantes, les grandes figures féminines se retrouvent côte à côte avec des « portraits d’immeubles ». Un équilibre se crée entre son approche iconographique classique et la forte influence urbaine – notamment dans l’utilisation de matériaux venus directement de la rue. On assiste alors à la naissance d’une esthétique nouvelle et intemporelle. YZ nous interpelle sur la place de l’homme dans la ville.Avec une exigence extrême, YZ navigue à travers des projets au spectre large en se fiant à son instinct. Créations intimistes en petit format ou installation de grande ampleur, l’univers poétique de l’artiste entre humain et urbain investit la totalité de la galerie pour cette exposition.
Depuis le 6 septembre et jusqu’au 26, la galerie Magda Danysz donne à voir et admirer les oeuvres de l’artiste YZ (j’ai appris samedi qu’il faut prononcer « Eyes » comme les « yeux » … qui regardent la ville et les gens…). Cette expo a pour nom « A London adventure » car ne sont exposées ici qu’une partie des oeuvres de la série « Lost in the city ».
Avec ses oeuvres en noir et blanc YZ nous fait découvrir Londres grâce à ses façades d’immeubles ou panneaux de signalisation. Dans la dernière salle sont exposés des tableaux de ses femmes nues. Comme pour faire le parallèle avec la ville « mise à nue » par le regard de l’artiste. C’est avec ses portraits de femmes, sensuels et poétiques, que j’ai découvert YZ. Ca a été un coup de coeur immédiat pour la délicatesse et la douceur du trait et pour l’originalité du noir et blanc… comme des photos.
Pour cette exposition, elle a décliné ses pochoirs sur une multitude de supports variés : ardoise, bois, brique, carton. Une façon d’amener la rue dans une galerie.
Cette exposition a été pour moi l’occasion d’aller plus loin pour en savoir un peu plus sur cette artiste. Son travail est passionnant. D’ailleurs la courte vidéo proposée à la Galerie Magda Danysz est très intéressante car elle nous permet de suivre YZ dans les rues de Paris puis dans son atelier et de voir comment elle travaille. Donc… je me suis penchée sur son oeuvre au fil des années et j’ai découvert une artiste qui décidément me plait beaucoup.
Elle s’est fait connaitre en 2003 avec le projet « Open your eyes ». En collaboration avec l’artiste Missill, elle a investit les rues de Paris avec 30 pochoirs très grand format. Ces pochoirs représentent le visage d’un homme en noir et blanc. Le grand intérêt de ce projet est que ces oeuvres n’étaient pas déposées au hasard des rues… En effet, si on posait les 30 lieux sur une carte de la ville puis qu’on reliait les points entre eux on voyait apparaître l’esquisse du visage peint dans les rues. Pour elle, c’était « une façon d’appeler à ouvrir les yeux, à aller au-delà de ce qu’on voit. » Incroyable.
Par la suite elle aura d’autres projets mais celui par lequel je l’ai découverte et que j’aime le plus c’est « Woman from Another Century ». Pour cette série elle s’inspire de femmes du 19ème siècle et nous les montre nues et alanguies. Elle veut ainsi rendre hommage aux femmes de ce siècle. Mais ne cherche-t-elle pas aussi à rendre hommage à celles d’aujourd’hui qu’on essaie d’enfermer dans des canons de beauté très uniformisés ?…
Au cours du siècle dernier, les femmes ont gagné beaucoup de victoires et acquis plus d’indépendance.Women from Another Century montre en quoi les critères de beauté étaient différents. A cette époque, elles ne faisaient pas semblant, elles étaient fières de leurs corps ».
Vous l’aurez compris YZ est une artiste que j’aime beaucoup. Ses oeuvres me touchent. Sa façon de travailler aussi (surement à cause de ce lien très fort avec la photographie). La femme qui se cache derrière les toiles me plait aussi beaucoup pour ce qu’elle me semble être à travers les messages qu’elle fait passer. Voilà pourquoi je tenais vraiment à aller voir cette exposition et surtout à vous en parler. Vous avez jusqu’au 26 septembre pour aller voir ses oeuvres à la Galerie Magda Danysz. Ne ratez pas cette belle occasion de la (re)découvrir.
Vous pouvez aussi faire comme moi et aller plus loin que la galerie Magda Danysz en vous rendant sur le site de l’artiste.
En préparation à votre visite à la galerie, je vous offre quelques photos : « A London adventure by YZ«
Pour le final en musique j’ai envie de vous laisser avec Leonard Cohen. Je ne sais pas… Je trouve que ses chansons vont bien avec les oeuvres de cette artiste.
La Rose l’Art organise des expositions éphémères d’un jour, une semaine ou un mois, dans des lieux insolites, hors les murs, sous le label « Nuit de la Photographie Contemporaine ». Elle braque ses projecteurs sur des talents cachés généralement méconnus du grand public qui seront peut être les grands talents de demain !
Du 1er au 13 septembre, la Nuit de la Photographie Contemporaine vous présente les oeuvres de 6 photographes dans le cadre de l’exposition « Urbanitas » à la galerie In)(between. J’y suis allée samedi et je vous conseille vivement d’y aller avant que ça se termine. Je sais, ça vous laisse peu de temps mais si vous aimez la photo trouvez-le car vous serez enchantés (dans tous les sens du terme).
Voici une courte présentation de l’expo :
Cinq hommes, une femme se retrouvent au milieu de nulle part.
Ces hommes et cette femme décident de faire de rien un nouveau tout.
Petit à petit, ils construisent et mettent en place leur société.
Petit à petit, ils étendent ce lieux pour en faire une ville. Petit à petit, ils s’urbanisent et se civilisent.
Au-delà de la construction de lieux physiques, ils créent une cité dans laquelle la connaissance et le respect de tous deviennent un usage quotidien.
Cette ville, ils décidèrent de l’appeler « URBANITAS ».
François Rastoll – 2014″
Voici les noms des six photographes dont vous pourrez admirer les oeuvres : Philippe BLAYO ; Pascal BENARD ; Jean-Paul COTTE ; William GUILMAIN ; James VIL ; Elsa WEST Grace aux liens vous pouvez déjà découvrir leur travail. Mais vraiment rendez-vous sur place car rien ne remplacera jamais le contact avec l’oeuvre. Déjà parce que les photos sont en grand format. Parce que les personnes responsables de l’expo et de la galerie sont adorables et qu’ils vous parleront avec passion de chaque artiste et oeuvre. Grace à eux j’ai pris le temps de « vraiment » regarder les photos, de chercher les détails, de voir ce qui m’avait échappé à « première vue ».
j’ai eu un gros coup de coeur pour quatre artistes en particulier (ce qui n’enlève en rien le talent aux autres photographes… mais tout est question de sensibilité, de ressenti et reste donc très subjectif). Pascal Benard et ses photos de Venise sous la neige. Il nous montre un autre visage de Venise, loin des clichés d’une ville joyeuse et ensoleillée. La neige donne un aspect doux et paisible à la ville. Et puis forcément… ça me parle de l’Italie… Autre coup de coeur pour James Vil et ses photos de New York. Il joue merveilleusement avec le flou et le mouvement, ce qui nous fait littéralement « entrer » dans l’image. J’ai également beaucoup aimé le travail de Jean-Paul Cotte. Il place l’humain au coeur de la ville, en faisant un élément essentiel. La photo de couverture de l’article est une de ses oeuvres. Prenez le temps de bien la regarder. Il y a de multiples détails à capter dans la construction de l’image, dans le mouvement de chaque élément. Enfin, coup de chapeau pour la seule femme de cette expo, Elsa West. Ce qui m’a plu dans ses images c’est son travail avec les reflets et les transparences. Un jeu que j’aime beaucoup car il permet de donner une autre dimension à la réalité.
Voilà. J’espère vous donner envie d’aller découvrir ces artistes pour partager avec vous le plaisir que l’on prend à prendre le temps de regarder leurs oeuvres. Je sais qu’il vous reste peu de temps car l’expo se termine le 13 septembre. Essayez de trouver quelque minutes…
Pour finir en musique voici une chanson qui a déjà quatre ans. Ca faisait longtemps que je n’avais pas écouté RID… mais j’aime toujours autant.
Je prends le temps d’écrire quelques mots très rapides sur l’expo actuelle de la galerie Akiza. Parce que les oeuvres qui y sont exposées méritent vraiment le déplacement jusque dans le nord de Paris.
J’avais raté l’expo et je m’en mordais les doigts (là je ne me fatigue pas, je reprends leurs propres mots de présentation.)… Heureusement ils ont décidé de jouer les prolongations jusqu’au 12 septembre. Alors faites comme moi. Profitez de ces quelques jours supplémentaires pour découvrir (et acquérir…) les oeuvres de 5 artistes de talent : Stoul, FKDL, M-City, Yoko d’Holbachie et bien sûr Akiza.
Je voulais absolument voir cette expo principalement pour Stoul. J’adore ce que fait cette artiste depuis pas mal de temps (je vous ai parlé d’elle à plusieurs reprises… ici ou la…). Et puis FKDL et ses femmes. Il y a dans cette expo quelques pièces très chouettes. J’ai même eu un coup de coeur pour l’une d’entre elles (Time to love and more). J’ai également fait une belle découverte avec Yoko d’Holbachie. Son univers acidulé, rond et tout droit sorti de l’univers manga m’a vraiment plu.
Pour voir quelques photos il faut aller sur la page d’Akiza : La Galerie mais le mieux c’est quand même d’y aller. Rien ne vaudra jamais la réalité ! Alors on se bouge et on grimpe vers les Abbesses.
Je vous laisse avec Fink, un de mes artistes préférés. Je ne l’avais pas écouté depuis longtemps mais la sortie de son nouvel est une belle occasion. Et c’est toujours aussi bon.