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Les portraits de Miss Acacia : Manyoly, désir(s) de femmes

Couv Manyoly

La jeune artiste que je vais vous présenter ici vit à Marseille et met tout le soleil du sud dans ses oeuvres. Pour notre plus grand plaisir, elle colle sur les murs des portraits de femmes colorés et chatoyants. Son nom d’artiste est Manyoly !

L’art en transmission

Depuis toujours Manyoly vit dans l’univers de l’art. Sa mère était artiste peintre et son père son agent. Et même si, à l’adolescence, elle ne voulait pas peindre, « comme sa mère », c’est vers l’art qu’elle se tourne en ouvrant sa première galerie à l’âge de 17 ans et devient agent d’artistes pendant plusieurs années.

Deux autres galeries d’art ont suivi, à Sanary-sur-Mer et à Aix-en-Provence jusqu’au jour où, sur un coup de tête, elle quitte la France pour Singapour puis un long voyage dans le reste de l’Asie. Elle en a rapporté de nombreuses photographies, principalement des portraits « volés » de femmes rencontrées. Un jour elle a eu envie de mélanger les portraits de ces femmes de différentes ethnies: elle prend le foulard de l’une, les yeux de l’autre et y ajoute un peu d’elle-même.

Mon nom d’artiste est un pseudo qui est née de mon premier amour il y a plus de 10 ans. J’avais mélangé le prénom de mon amoureux avec le mien et ça a donné  » Manyoly ». A l’époque c’était pour mon pseudo Msn… ahaha! Puis de fil en aiguille, quand j’ai commencé à vraiment peindre, c’était une évidence de le garder.

A son retour en France il y a 5 ans, elle ouvre à nouveau une galerie à Sanary-sur-Mer, mais s’occuper des autres artistes ne suffit plus. En parallèle elle travaille son propre don pour la peinture, inspirée par toutes ces images ramenées d’Asie.

Coller ses portraits dans la rue est une nécessité

Le street art est quelque chose de très nouveau pour Manyoly. Elle a commencé à coller dans la rue il y a seulement trois ans. Avant, elle a été agent d’artistes et galeriste. Puis elle est partie à l’étranger avant de revenir en France avec l’envie d’être elle-même une artiste.

L’initiation à l’art urbain s’est faite dans sa ville d’adoption, Marseille. Il faut dire que cette ville est très riche de ce côté là. C’est donc en arrivant là qu’elle a découvert qu’il y avait une vie artistique en dehors des galeries et de tous les lieux dans lesquels nous sommes habitués à voir de l’art.

Cette découverte a eu un effet incroyable sur elle et l’a « complètement mise en ébullition ». Depuis, elle n’arrête plus de coller ses portraits de femmes dans les rues de tous les endroits où elle voyage. C’est devenue une évidence pour elle, une nécessité même.

Elle aime poser ses oeuvres dans la rue car pour elle l’espace urbain est un moyen d’expression universel. Elle pense qu’il faut être réaliste, la plupart des gens ne vont pas voir d’expos. Alors mettre l’art dans la rue c’est toucher des gens qu’elle n’aurait jamais croisé autrement, une manière de provoquer le hasard.

Et puis, la rue rend les collaborations entre artistes plus facile et ça, elle aime beaucoup. ces échanges la nourrissent et se répercute dans sa peinture.

La femme, une passion

Dans la rue ou sur toile, Manyoly ne peint que des portraits de femme. Ca fait 15 ans maintenant qu’elle est passionnée par elles. Elles inspirent sa peinture mais aussi son écriture. Vers l’âge de 13 ans, elle écrivait de petites nouvelles sur des femmes qu’elle croisait ou imaginait. Puis elle les a prises en photo, en particulier lors de son voyage en Asie. Aujourd’hui c’est à travers le dessin et la peinture qu’elle nous parle d’elles. Aujourd’hui elle écrit encore beaucoup (des nouvelles et de la poésie). L’écriture et la peinture se nourrissent l’une de l’autre.

Elle reconnaît que les femmes sont une véritable obsession créative. Elle aime parler de façon subjective de leur désir. Parfois de façon très claire lorsqu’elle glisse quelques poèmes dans ses tableaux. Parfois de manière plus subliminale en passant juste par les couleurs et le regard de la femme.

Lorsqu’elle commence un tableau, elle aime ne pas avoir de limite. Alors dans son atelier elle a tout à disposition. De la peinture à l’huile à l’acrylique, en passant par l’aquarelle ou l’encre, du crayon au couteau ou au pinceau, de la peinture au collage, de l’ajout de matière 3D au spray, sur bois ou sur toile… Elle adore travailler les épaisseurs, jouer avec le relief et la lumière. Elle aime aussi beaucoup créer ses propres couleurs, avec des pigments et des ocres. Bref, c’est une touche à tout !

Découvrez les femmes de Manyoly

Mais assez parlé maintenant, je vous invite à découvrir quelques-unes de oeuvres de Manyoly. Vous pourrez en admirer encore plus en allant sur son site www.manyoly.com

Manyoly a accepter le petit jeu de la conclusion musicale. Voici son choix, The Kills (qui tourne en  boucle dans l’atelier) avec, puisqu’il fallait n’en choisir qu’une, « Siberian night ». (Excellent choix, tout à fait à mon goût…).

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

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