Art urbain, Expos
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Les lyonnais s’installent au Cabinet d’amateur

Cet été j’ai eu la chance de rencontrer Cap Phi et de faire avec lui une balade à la Croix-Rousse. Il m’a fait découvrir des artistes lyonnais, certains que je connaissais déjà, d’autres non. Il m’avait dit qu’une expo parisienne se préparait pour lui et d’autres streetartistes. Alors j’attendais ça avec impatience. Et ce moment est arrivé ! Du 2 au 24 octobre 2014, les lyonnais se sont installés au Cabinet d’amateur.

La présentation (trop bien pour être réécrite…) de l’expo et des artistes.

Pour la seconde exposition d’une série consacrée aux arts urbains des villes de France, le cabinet d’amateur a invité cinq artistes de générations et d’univers différents, travaillant à Lyon, Agrume, Big Ben, Cap Phi, Don Mateo et Kesa. Loin d’être exhaustive, cette sélection permettra au public parisien d’avoir un aperçu de la création lyonnaise.

Agrume s’installe à Lyon en 2013 et découvre l’art urbain, ainsi que la possibilité d’élargir sa pratique, d’utiliser de nouvelles techniques, de nouveaux formats et supports et surtout de nouveaux codes. Agrume est donc un projet qui croise affichage de rue, illustration et graffiti. Ce projet propose une alternative esthétique à une réalité perçue comme faite de déclin, de chute, de rivalité, de fugacité et révèle une certaine perversité de l’homme d’où découlent domination et brutalité.

Les œuvres de Big Ben, sont avant tout des jeux… jeux de formes, de scènes, de personnages, d’esprit, de tranches de vies, d’humeurs sans concession qui s’affichent avec humour et finesse sur les murs de Lyon. Big Ben offre un regard à la fois enfantin et terriblement aiguisé sur notre époque. Tous les sujets sont bons à créations, détournements et autres compositions artistiques, pour un résultat qui déclenche immédiatement le sourire et la bonne humeur.

Cap Phi, lyonnais issu de la culture Rock, urbain, autodidacte, sensible à son environnement, il a découvert la rue par la pratique du Skate. Infographiste le jour… à la nuit tombée il se sert de ses vraies couleurs (non informatiques) pour faire sortir de son crâne une myriade de créatures fantastiques. Il dessine la ville, l’habille de couleurs et de petits monstres, sans aucune prétention particulière, à part celle de la bonne humeur…

Entre poésie, élégance et provocation, Don Mateo revêt les murs de ses fameux portraits. Son style identifiable et volontairement épuré maintient un équilibre subtil entre la fragilité et la force de ses personnages. Son leitmotiv « Agir comme antidépresseur urbain », une lutte contre la grisaille des murs. Ses supports sont divers, principalement le papier, mais également la toile, le bois, les objets de récupération… Il aime et s’adapte à tous les supports, puisque chacun répond différemment.

Kesa, influencé par l’univers urbain et le rap du début des années 90, il confirme cet intérêt pour la culture Hip Hop en s’essayant au Graffiti à partir de 1995. Il quitte la scène graffiti grenobloise en 1999. Son arrivée à Lyon marque le début d’une pause et d’une longue reconversion. Collectionneur et passionné de musique, c’est fin 2011 qu’il eût l’idée de rendre hommage à de vieux vinyles en les exposant dans les rues de Lyon, au travers d’une série d’œuvres dans lesquelles par jeu de découpes, des animaux (souvent des volatiles) quittent leur support pour s’envoler. La musique retrouve enfin sa liberté…

Vernissage au Cabinet d’amateur

Une fois n’est pas coutume, je suis allée au vernissage. Pour le plaisir de revoir Cap Phi et ses monstres. Mais aussi pour (enfin) faire la connaissance de Big Ben (dont j’aime beaucoup le travail et dont j’ai la chance d’avoir une oeuvre installée dans mon salon) et de Don Mateo (parce que je le suis depuis un petit moment et que j’aime sa provocante poésie).

Il y avait également Agrume, un « petit » nouveau qui vaut le déplacement (surtout ses oeuvres… enfin, je veux dire… il est très jeune… et adorable. Bref, je m’enfonce là non ?) et les vinyles « animaux » (mais pas l’artiste) de Kesa. J’ai rencontré des artistes adorables, hyper accessibles et enchantés d’être là pour cette expo parisienne. La première pour certains d’entre eux. Après avoir discuté avec eux on a encore plus envie de découvrir leur travail dans la rue et ailleurs. Et de les suivre, de loin forcément puisque dès samedi ils retournent à Lyon.

Une fois encore Patrick Chaurin (l’hôte du Cabinet d’amateur) a fait les choses à merveille et réussit un mariage parfait d’univers tous très différents. Les monstres de Cap Phi s’élancent avec les « danseuses-fleurs » (mon gros coup de coeur de l’expo) de Big Ben ou rencontrent le monstre d’Agrume. La couleur répond au noir des vinyles.

Ce vernissage a été également l’occasion de parler, dans la vraie vie, avec Codex Urbanus (un garçon qui a du talent mais aussi beaucoup d’humour). Et de revoir des artistes que je n’avais pas croisé depuis longtemps : Béa Pyl et ShadeeK. Ce fut donc un moment vraiment agréable, plein de belles rencontres et de plaisir pour les yeux.

Les lyonnais sont installés pour 3 semaines. Alors prenez le temps d’aller admirer leurs oeuvres au Cabinet d’amateur. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est 12 rue de la Forge Royale dans le 11e. Et c’est ouvert même le dimanche.

Lyon hors les murs !
Agrume / Big Ben street art / Cap phi art / Don Mateo / Kesa Street Artist
Exposition du jeudi 2 au vendredi 24 octobre 2014
Vernissage le jeudi 2 octobre à partir de 18 h

Et maintenant (c’est un classique), la pause musicale avec une découverte. Hamilton Leithauser.

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

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