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Gauguin alchimiste et explorateur à l’honneur au Grand Palais

Couv expo Gauguin

Le Grand Palais consacre une grande rétrospective à Paul Gauguin du 11 octobre 2017 au 22 janvier 2018. Une belle occasion de (re)découvrir un peintre qui fut un grand voyageur et un explorateur des arts.

Après une rentrée en beauté avec l’exposition consacrée à Irving Penn, le Grand Palais  s’offre une rétrospective des oeuvres de Gauguin. Pour moi qui connaissais très mal le travail de cet artiste ce fut une véritable découverte. En effet, comme beaucoup je pense, pour moi Gauguin c’est Tahiti et ses vahinés, des tableaux très colorés aux formes très rondes. Un peu réducteur quand on sait (suite à cette expo) l’étendue des explorations artistiques de l’artiste.

Gauguin, un artiste multiple en quête d’inconnu

Tout le monde connaît le peintre mais peu connaissent sa production dans d’autres arts comme la céramique, la gravure ou la sculpture. En nous donnant à voir 55 peintures, 30 céramiques, 30 sculptures et objets en bois, 15 bois gravés, 60 estampes et 35 dessins, le Grand Palais nous fait découvrir un incroyable chercheur qui n’a eu de cesse de transformer les matériaux par une approche décloisonnée et expérimentale des disciplines.

Son processus de création passe par la manipulation des matières, la reprise, l’association de matériaux et l’accident dans l’oeuvre qui lui permettent d’explorer sans cesse l’inconnu.

Ce que je désire c’est un coin de moi-même encore inconnu. – Gauguin à Emile Bernard, août 1889

Cette quête explique aussi ses nombreux voyages. L’artiste ne sentait pas en phase avec le monde occidental contemporain et il n’aura de cesse de voyager pour poursuivre sa « quête d’un moi sauvage et barbare ». C’est à Tahiti et aux Iles Marquises qu’il découvrira l’art primitif. Il sera immédiatement attiré par le degré élevé d’abstraction et le caractère décoratif de l’art océanien.

Une exposition pédagogique

Grâce aux expositions organisées par le Grand Palais j’ai eu le plaisir de découvrir le travail de nombreux artistes. Ainsi avec l’expo Mexique j’ai eu des coups de coeur pour certaines artistes féminines, j’ai réellement découvert l’artiste Amadeo de Souza-Cardoso et admirer le talent de portraitiste de Diego Velazquez. Enfin, j’ai eu la joie de voir la magnifique exposition consacrée à un de mes artistes préférés Pablo Picasso. Au Musée du Luxembourg,  j’ai redécouvert avec émerveillement le travail de Pissarro.

Voilà pourquoi je suis toujours enchantée de recevoir les invitations aux inaugurations du Grand Palais. C’est pour moi l’occasion de nourrir ma curiosité et d’améliorer ma culture artistique. Avec l’expo Gauguin, la mission est une nouvelle fois accomplie. Même si j’avoue ne pas avoir été très sensible aux oeuvres de l’artiste (l’art est toujours tellement subjectif), cela ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier cette expo.

Présentée de manière chronologique, l’exposition décrit parfaitement la carrière de l’artiste : son éveil artistique en Bretagne, ses voyages à Tahiti, en Martinique, dans les îles Marquises. Sur près de 3 étages, 250 réalisations de Paul Gauguin sont exposées. Mais au-delà de la simple exposition des oeuvres, le Grand Palais a su nous offrir une vision très pédagogique du travail de l’artiste.

Les oeuvres de l’artistes sont placées sur les murs de façon à nous montrer l’évolution d’une oeuvre ou les multiples facettes qu’il a pu donner à une même oeuvre : différents supports ou techniques sont utilisés. Ainsi avec les séries « Pape Moe » (Eau mystérieuse) ou « Te navenave fenua » (Terre délicieuse), on reconnaît la même oeuvre tantôt peinte ou gravée, ou encore dessinée au fusain.

Enfin, entre chaque hall d’exposition, on pénètre dans une petite salle sombre comme si on entrait dans l’atelier de l’artiste. Là sont projetés des films qui nous expliquent comment travaillait l’artiste : sa technique sur le bois et la céramique ; la gravure ; un focus sur son oeuvre Noa Noa ; la peinture.

Gauguin l’achimiste en images

Selon nos habitudes ici, je vous offre quelques photos de l’expo pour mettre des images sur les mots. C’est toujours beaucoup plus… « parlant ». Vous pourrez voir l’ensemble de mon reportage ici Gauguin l’alchimiste au Grand Palais ou là, juste en dessous. Bonne visite…

Série « Te nave nave fenua »

 

 

Série Pape Moe

 

 

Gauguin l'alchimiste

 

 

Grand Palais
Gauguin l’achimiste
11 octobre 2017 – 22 janvier 2018
Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h et en nocturne jusqu’à 22h le mercredi.

Une conclusion musicale tahitienne pour rester dans l’ambiance avec  Israel « IZ » Kamakawiwoʻole (rendu célèbre par cette version tahitienne de la chanson « Somewhere over the rainbow »).

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

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