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Picasso Mania au Grand Palais

Petit retour en arrière dans le temps pour vous parler de la toute dernière exposition que je suis allée voir en 2015. Je n’ai pas eu le temps de la faire l’année dernière car je suis allée au Grand Palais voir (ENFIN !) l’expo Picasso Mania le 30 décembre 2015 ! Mais, comme on dit, mieux vaut tard que jamais, donc nous y voilà !

Ma « rencontre » avec Pablo Picasso

Depuis bien longtemps maintenant je fais partie des fans invétérés de Picasso. Tout à commencé lorsque je faisais mes études et que, pour mon cours d’histoire de l’art, j’ai eu à réaliser un dossier sur un artiste de mon choix. Pourquoi Picasso ? Je ne sais pas. Le hasard je crois car je le connaissais assez peu. Seulement quelques grands classiques.

Afin de faire un « portrait » détaillé et riche de ce peintre, je me suis lancée dans d’actives recherches. Je suis même « montée » à Paris pour visiter le musée Picasso (j’en garde un merveilleux souvenir). Je ne pensais pas découvrir un artiste (et un homme) aussi incroyable. Ce génie n’aura eu de cesse, tout au long de sa vie, de se réinventer et de bousculer l’art. Il est passionnant de regarder ses oeuvres tout en ayant connaissance de la période de sa vie dans laquelle il les a réalisées car bien souvent c’est la vie elle-même qui l’a bousculé et mené vers de nouveaux chemins.

Picasso Mania

J’étais donc impatiente de découvrir cette exposition. J’avais bien compris qu’elle ne lui était pas consacrée (contrairement à certains visiteurs entendus lors de ma visite…). Mais justement, j’étais vraiment curieuse de découvrir comment Pablo Picasso avait inspiré d’autres artistes.

J’ai passé deux heures à déambuler dans les différentes salles de l’exposition. J’ai eu des coups de coeur pour certains artistes comme David Hockney, Julian Schnabel, Jasper Johns et ses 4 saisons ou encore la superbe fresque de Léon Golub. J’ai découvert qu’à la fin de sa vie Picasso avait dessiné des oeuvres pornographiques. J’ai aimé le très beau Basquiat dans la dernière salle. Je dirai même que c’est la seule oeuvre que j’ai aimé dans cet espace consacré au Bad Painting.

L’exposition revient sur la confrontation féconde que les artistes contemporains ont menée, depuis les années 1960, avec l’œuvre de Picasso.

Elle présente le regard des artistes contemporains sur l’œuvre exceptionnelle de Picasso. Réinterprétation du Cubisme, questionnements sur ses techniques, ses processus créatifs ainsique son image publique… Tout est source d’invention pour ces observateurs critiques ou convaincus, originaires de tous les continents.

À la fois chronologique et thématique, le propos retrace les différents moments de la réception critique et artistique de l’oeuvre de Picasso, les étapes de la formation du mythe associé à son nom. Aux grandes phases stylistiques, à certaines oeuvres emblématiques de Pablo Picasso, telles que Les Demoiselles d’Avignon et Guernica, répondent les oeuvres contemporaines de David Hockney, Jasper Johns, Roy Lichtenstein, Martin Kippenberger, Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat ou encore Jeff Koons.

L’exposition en 15 espaces

  1. Picasso contemporain : Mur d’interviews d’artistes ouvrant l’exposition réalisé par Diana Widmaier-Picasso (l’une des 3 commissaires de l’exposition) et Laure de Clermont-Tonnerre.
  1. Salut l’artiste ! : Un autoportrait de Pablo Picasso en 1901 ouvre l’exposition. Les deux premières salles présentent des créations contemporaines qui interrogent la figure de l’artiste, image du génie, qui s’est développée tout au long de sa carrière. Admiratives ou critiques, elles annoncent un dialogue qui va bien au-delà de la simple citation.
  1. Le cubisme, un espace polyfocal : Les salles suivantes présentent le développement du cubisme, de 1908 à 1914. Par l’utilisation du collage et la fragmentation de l’espace, l’art du vingtième siècle aura de nouvelles voies à explorer.
  1. David Hockney : Cette section est consacrée à la réinterprétation du cubisme par David Hockney, démontrant la modernité et la permanence de ce langage plastique.
  1. Picaasso crève l’écran : De nombreuses représentations audiovisuelles célèbrent Picasso. L’ensemble a été collecté. Ce répertoire populaire alimente une banque d’images à visionner en flux aléatoire.
  1. Les demoiselles d’ailleurs : Le tableau majeur de Pablo Picasso, Les Demoiselles d’Avignon, peint en 1907, est évoqué ici par des travaux préparatoires. Cette toile a été l’objet d’interprétations nombreuses et variées par les artistes contemporains.
  1. Guernica, icône politique : L’autre grande peinture de référence, Guernica est évoquée par des photographies prises par Dora Maar dans l’atelier de la rue des Grands-Augustins. Véritable monument politique créé en 1937, elle sera à la source d’importantes compositions contemporaines dès lors qu’il s’agira de dénoncer toute forme de violence et de barbarie.
  1. C’est du Picasso : Entre cubisme et surréalisme, la manière de Pablo Picasso se métamorphose dans des compositions audacieuses et innovantes. C’est un nouveau style reconnaissable entre tous, c’est sa signature!
  1. Picasso goes Pop : Les artistes du pop art vont s’emparer de l’iconographie de Picasso et l’adopter comme sujet d’étude au même titre que les biens de consommation qui les entourent. Ils vont se confronter à son style. En refusant tout conformisme, ils pourront en retour imposer le leur.
  1. Rineke Dijkstra : Cette créatrice néerlandaise propose une installation audiovisuelle autour de La Femme qui pleure (portrait peint par Picasso en 1937). Elle a filmé la réaction d’adolescents découvrant l’œuvre. Leurs émotions enregistrées apparaissent sur trois écrans simultanément.
  1. Jasper Johns : Le peintre dans l’atelier, le peintre face à son modèle, ces thèmes picassiens sont privilégiés par l’américain Jasper Johns qui les explore dans sa série des Saisons.
  1. Star system : Dans les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale, Pablo Picasso est omniprésent tant dans le monde de l’art que dans celui de la vie politique. Même sa vie sentimentale devient publique. Un peintre devenu star!
  1. Martin Kippenberger : L’image publique de Pablo Picasso fascine l’artiste allemand, Martin Kippenberger, (1953-1997). Des mises en scène pour la télévision et les magazines, il retient les postures de l’espagnol dont il s’inspire. Ses œuvres profondément humaines soulignent l’admiration qu’il a pour le peintre et la vanité de toute existence.
  1. Le jeune peintre d’Avignon : Dans les années 70, les dernières créations de Picasso choquent le public. Perplexe face à la liberté de son geste pictural, il l’interprète comme des traces de sénilité.
  1. Bad Painting : Quelques années plus tard, preuve d’une peinture toujours vivante, cette manière expressive est utilisée par de jeunes créateurs. Elle est même reconnue en tant que mouvement sous le terme de «Bad Painting ».

L’exposition en images

Je vais maintenant vous montrer quelques images de cette exposition. Bien sur pour voir la totalité de l’album il faut faire un petit clic ici : Picasso Mania au Grand Palais

En sortant du Grand Palais

Le bilan de cette visite est mitigé. J’ai beaucoup aimé certaines oeuvres, d’autres pas… Mais c’est là le propre de toute exposition. Je suis ravie d’avoir vu l’exposition. Je remercie d’ailleurs encore une fois O. pour les invitations car j’avais raté l’inauguration pour raison de concert le même soir. Le grand Faada Freddy, un concert exceptionnel ! Donc, je suis ravie d’y être allée car je sais que j’aurais regretté de ne pas l’avoir fait. Dans l’ensemble j’ai bien aimé mais je n’en suis pas ressortie en me disant « waou quelle expo ! ». Définitivement, l’expo qui aura marqué mon année 2015 reste celle consacrée à Jean-Paul Gaultier. Bien sur tout cela est très subjectif et je vous encourage donc à aller voir par vous-même si cette expo vous plaît… ou pas.

Vous avez jusqu’au 29 février 2016 pour découvrir Picasso Mania
Grand Palais
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Ouverture du lundi au dimanche de 10h à 20h (nocturne le mercredi, vendredi et samedi jusqu’à 22h). Fermeture le mardi sauf pendant les vacances scolaires. Tarif : 14€.

Finir en musique

J’ai choisi pour vous cette vidéo car les images sont librement inspirées par les costumes que Picasso avait imaginé pour le ballet d’Erik Satie, Parade. Et aussi parce que j’aime beaucoup les Gnossiennes d’Erik Satie.

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

3 commentaires

  1. Pingback: 2015, du Beau pour oublier le Triste | Les billets de Miss Acacia

  2. Ah , celle-ci je l’ai vue. Vous en parlez bien. J’ai aussi fait un article sur mon blog avec beaucoup de photos si ça vous intéresse.

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  3. Pingback: Gauguin l’explorateur à l’honneur au Grand Palais | Les billets de Miss Acacia

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