Art urbain, Expos
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[ STENCiLiSMeS ] : le pochoir à l’honneur chez Akiza : La Galerie

Couv [ STENCiLiSMeS ]

Pour sa 25ème exposition, Akiza : La Galerie s’offre une balade aux pays du pochoir, avec 27 artistes choisis pour la diversité, la qualité, la pertinence de leur découpes et de ce qu’ils en font. Vous pouvez admirer ces oeuvres du 21 mai au dimanche 26 juin 2016.

Ca faisait (trop) longtemps que je n’avais pas grimpé la rue Lepic pour aller rendre une visite à YoSHii et Robinson de Akiza : La Galerie. Mais cette fois je ne pouvais vraiment pas rater la nouvelle exposition qu’ils organisent. 27 pochoiristes (et pas des moindres ! ) rassemblés pour une exposition consacrée au pochoir : [ STENCiLiSMeS ].

27 pochoiristes à l’honneur

Pour ne pas en oublier un, parce que ce serait vraiment involontaire, voici la liste complète des artistes invités par YoSHii et Robinson à l’occasion de cette 25ème exposition.

ADEY ; Akiza ; ALTO*CONTRASTE (Brésil) ; ARTISTE-OUVRIER ; BEN SPIZZBLACK SALAMANDER ; Docteur Bergman ; Eugène Barricade ; EZK ; Goin ; IRON ARTWORK (SUÈDE) ; Joe Iurato (USA) ; JPM/JPMorvan ; M-CITY (POLOGNE) ; Miss Fuck ; MOSKO ; MURK (HOLLANDE) ; NASTI ; NAZZA ; Noty & Aroz ; Numa Monsi ; RNST ; RAÏA ; SMOT ; VOXX ROMANA (USA) ; YARPS ; ZAPATA.

Rapide histoire du pochoir

Le pochoir également appelé « Stencils » est un moyen de reproduction de logos, dessins
et messages. Il était déjà utilisé en typographie dès le XIIe siècle en particulier pour l’impression des textes liturgiques. Il a également été employé comme un outil de communication publicitaire sauvage ou par des militants politiques pour déposer des messages rapidement.

La discipline, une des plus importantes de l’art urbain, apparaît de manière régulière à Paris, au début des années 1980. Naissent alors plusieurs « noms » du pochoir. Blek le rat est souvent désigné comme point de départ du mouvement parisien début 1980. Les pochoiristes sont souvent des peintres de rue, utilisant une matrice de carton ou de métal, pour reproduire des dessins sur les murs, ou toute autre surface plane.

Sa technique  consiste à découper des mots ou de dessins dans un matériau rigide comme du carton, du plastique, du bois, du métal ou même des radiographies.Plus le pochoir est souple, plus il s’appliquera facilement sur des surfaces imparfaites et courbes. Plus il est fin, plus il sera facile d’obtenir un bon résultat. A partir du moment où le support est choisi, l’artiste dessine le motif provenant d’une image, d’une photographie… avec lequel il « bombera » par la suite les murs de la ville.

L’image destinée à être reproduite peut être dessinée ou récupérée (photo, magazine, affiche…). Suivant le matériau dans lequel sera fait le pochoir, un choix doit être fait entre l’utilisation d’un calque pour copier l’image, ou la découpe directe d’après le master de l’image photocopiée ou dessinée. Le motif peut également être retravaillé pour différencier des zones de couleurs similaires et créer une série de calque (un par couleur).

Le pochoir : une technique, une multitude de facettes

Esthétique ? Engagé ? Consensuel ?
Propre ? baveux ? Vandale ? Élitiste ?
Photographique ? Noir ? Polychrome ?
Tellement cliché ? encore dérangeant ?
Enfants pauvres et musiciens morts ?
Découpé à la main, au plotter, au laser ?

Grace à cette exposition proposée par Akiza : la Galerie on se rend compte immédiatement que parler de la technique ne suffit pas. En effet, chaque artiste a sa façon bien à lui de l’utiliser pour partager avec nous son univers créatif. Revendicatif, provocateur ou simplement figuratif , le pochoir est un Art à part entière et ne peut être résumé à la simple découpe d’un support et à son bombage sur un mur.

Pour avoir la mesure complète de cet Art et découvrir les artistes qui se « cachent » derrière ce simple mot, il faut aller chez Akiza : La Galerie. Vous en prendrez plein les yeux et aurez certainement des coups de coeur pour les oeuvres exposées. Perso, j’ai aimé retrouver Soeur Havane de Zapata ou les petits cerveaux costauds de Smot. J’ai encore une fois craqué pour Nasti et Adey. J’ai fait de belles découvertes comme Raïa, Eugène Barricade et Voxx Romana. Et ma préférence va à la magnifique sculpture en bois de Noty et Aroz.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques photos. Pour avoir l’ensemble du reportage, il faut faire un petit clic ici : [ STENCiLiSMeS ] chez Akiza : La Galerie

Akiza : La Galerie
3 rue Tholozé
75018 Paris

Conclusion musicale avec la grande Nina Simone…

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

3 commentaires

  1. Très sympa l’ambiance de la galerie. Je viens de l’aisser ce commentaire sur votre page FB. Vous y étiez, hier ? J’y ai passé un bout de temps (à partir de 18h–), on s’est peut-être croisées ? J’ai mis sur mon profil facebook quelques photos, dont une série de la performance d’Eugène Barricade, et une photo de groupe d’artistes.

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    • Oui je viens de le voir ! Nous sommes très largement croisées car j’y étais à 15 heures.Nous nous croiserons peut-être une autre fois sur une autre expo. 🙂

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  2. Pingback: « Fumeuses & danseuses  de Zapata se mettent en scène chez Akiza : la Galerie | «Les billets de Miss Acacia

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