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Niki de Saint-Phalle au Grand Palais

Depuis le 17 septembre et jusqu’au 2 février 2015, le Grand Palais accueille les oeuvres de Niki de Saint-Phalle. Depuis plus de 20 ans, aucune rétrospective de cette envergure n’avait été réalisée. Plus de 200 œuvres et archives, beaucoup inédites, émaillent un parcours chronologique et thématique de 2000 m2, ponctués d’écrans sur lesquels l’artiste commente son travail. Des maquettes de projets architecturaux et une sculpture-fontaine (L’Arbre de Vie) devant l’entrée du Grand Palais, permettent de mesurer l’ampleur et la diversité de son œuvre publique.

Niki de Saint-Phalle, une artiste aux multiples facettes

Nous découvrons une artiste aux multiples facettes : peintre, assemblagiste, sculpteure, graveuse ou encore cinéaste expérimentale. Mais également une femme qui a trouvé dans l’Art le moyen de « survivre » à la violence de sa vie et qui, au-delà de la beauté décorative de certaines de ses oeuvres, avait un réel engagement politique. Une véritable découverte pour moi. J’ai appris grâce à cette exposition que Niki de Saint-Phalle a été une des premières artistes à travailler sur la question raciale et à défendre les droits civiques aux Etats-Unis (ainsi l’une des « Nanas » noires est un hommage à Rosa Parks). Elle a également été l’une des premières à penser qu’elle pouvait utiliser son art pour sensibiliser le public sur le Sida. La série des « Tirs » fait également partie de ses questionnements sur la violence des armes dans les guerres (comme la guerre d’Algérie) ou encore le port d’arme aux Etats-Unis.

« J’ai commencé à peindre chez les fous… j’y ai découvert l’univers sombre de la folie et sa guérison, j’y ai appris à traduire en peinture mes sentiments, les peurs, la violence, l’espoir et la joie. » Niki de Saint-Phalle.

A travers les interviews retransmises sur différents écrans, on découvre l’artiste féministe qui se faisait le porte-voix de toute une génération d’artistes féminines (pas si simple au XXe siècle où l’art s’écrivait encore principalement au masculin). Mais aussi la femme qui a fait un séjour en hôpital psychiatrique pour schizophrénie et qui a fait de l’art une thérapie. Pour exorciser ce père violeur et cette mère « dévorante » qui a si bien fermé les yeux. Alors oui les oeuvres de Niki de Saint-Phalle sont violentes et nous bousculent. Par la taille, les couleurs, les assemblages d’objets du quotidien avec des objets de violence, par leur « histoire ». Mais c’est le combat d’une femme qui a trouvé ici le moyen de survivre sans peur de choquer et d’être détestée.

Je vous laisse avec les mots de Niki de Saint-Phalle.

J’aime le rond.
J’aime le rond, les courbes, l’ondulation, le monde est rond, le monde est un sein.

Je n’aime pas l’angle droit, il me fait peur. L’angle droit veut me tuer, l’angle droit est un assassin.

L’angle droit est un couteau, l’angle droit c’est l’enfer.

Je n’aime pas la symétrie. J’aime l’imperfection.

Mes cercles ne sont jamais tout à fait ronds. C’est un choix, la perfection est froide. L’imperfection donne la vie, j’aime la vie.

J’aime l’imaginaire comme un moine peut aimer Dieu.
L’imaginaire c’est mon refuge, mon palais l’imaginaire est une promenade à l’intérieur du carré et du rond.

Je suis une aveugle, mes sculptures sont mes yeux.

L’imaginaire est l’arc-en-ciel,
le bonheur est l’imaginaire, l’imaginaire existe.

Quelques images souvenirs de l’expo

Avant de vous offrir quelques photos de l’expo, je voudrais vous donner un petit conseil. Tout d’abord billet coupe-file obligatoire. Mais bon ça c’est devenu un classique à Paris… Mais surtout, réservez le plus tôt possible dans la journée (ou l’après-midi) car cette expo est vraiment très riche et il y a beaucoup de choses à voir. Alors si vous voulez avoir le temps de regarder les films et de décortiquer chaque oeuvre, comptez trois bonnes heures de visite (minimum 2 heures et demi). Il vous suffit de cliquer ici pour réserver : Le Grand Palais.

Maintenant place à quelques images avec un album au bout de votre souris : Niki de Saint-Phalle au Grand Palais. Forcément ces images ne rendent pas compte de l’immensité (dans les sens du terme) des oeuvres de cette artiste incroyable. Alors on regarde et après on file au Grand Palais.

Côté musique je vous laisse avec la très belle interprétation de la chanson « Crazy » par Daniela Andrade.

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

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