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Interférences, l’expo collective d’Opéra et Taroe

Couverture expo Interférences

Pendant une semaine, du 11 au 17 avril 2016, le studio Anyway s’est installée à l’Espace Oppidum (près du Carreau du Temple à Paris) pour présenter le travail de deux artistes de talents : Opéra et Taroe. Leur exposition collective s’appelle Interférences.

Le studio de création artistique Anyway

Avant de parler de l’expo, il faut que je vous présente le studio Anyway. Parce que tout est parti de là.

Anyway a été créé par trois artistes designers français : Opéra, Taroe et Grems. Ils se connaissent depuis longtemps maintenant, plus de 10 ans. Dès leur rencontre, ils ont eu envie de peindre et de créer ensemble. Une véritable amitié est née.

Même si chacun a développé sa propre identité artistique, sur mur comme sur toile, ils aiment travailler ensemble et collaborer régulièrement. Leur relation est loin de toute forme de compétition. Bien au contraire, chacun apporte aux deux autres un regard toujours bienveillant qui a bien souvent permis aux artistes de sortir de leur zone de confort pour progresser ou aller explorer d’autres territoires artistiques.

C’est donc très naturellement qu’en 2014, ils décident d’unir leurs talents pour créer le studio de création artistique Anyway.

Forts de leur expérience respective et complémentaire en direction artistique freelance, et dotés d’un «background» de travail en agence pendant plusieurs années, leur but est de développer des projets créatifs et attirants tout en imposant une empreinte artistique forte et appropriée.
Leur passion commune pour la peinture, les cultures urbaines et l’art contemporain les pousse désormais à vouloir développer une vision créative et collective riche en terme d’imagerie et de design sur tous types supports de communication.

Interférences, la 1ère expo collective de Taroe et Opéra

Depuis plusieurs années Opéra et Taroe font le tour du monde pour faire des expos, participer à des performances ou des collaborations avec d’autres artistes. Mais ils n’avaient jamais exposer ensemble. C’est aujourd’hui chose faite avec l’exposition Interférences.

« En mécanique ondulatoire, on parle d’interférences lorsque deux ondes de même type se rencontrent et interagissent l’une avec l’autre ».

Cette phrase résume l’exposition qui est une histoire d’interférences entre les deux univers de ces artistes. A première vue, ils paraissent très éloignés l’un de l’autre. Mais finalement, chacun à sa façon, les artistes nous parle d’urbanisme.

Nicolas TAROE nous offre des oeuvres ultra réalistes et figuratives, qu’il s’agisse de la série des vitraux ou de celle sur le métro. Ces deux séries sont assez opposées dans ce qu’elles représentent. L’une est la peinture réaliste et fine des portes du métro. L’autre une vision particulière des vitraux et de la liturgie chrétienne. Lorsque j’en ai parlé avec lui, il a eu une très bonne répartie  pour expliquer son travail : « Dans les deux cas, il nous montre des ouvertures. » J’avoue un très gros coup de coeur pour la série des vitraux !

Stéphane OPÉRA quand à lui nous emmène dans une vision futuriste et abstraite du monde moderne à travers des formes géométriques et colorées. Il nous offre lui aussi deux moments un peu différents. L’un très construit avec des couleurs acidulées. L’autre qui mêle collages de vieux papiers et formes géométriques aux couleurs plus sépia. Il mêle ainsi le monde moderne à des temps plus anciens.

Pour la petite histoire ces « vieux papiers » sont issus d’un très ancien magazine japonais (paru jusque dans les années 40) introuvable en France et très rare au Japon. Il a réussi à en avoir quelques exemplaires par un ami vivant au Japon. Il avoue ne rien comprendre de ce qui est écrit mais avoir utiliser la calligraphie japonaise pour sa forme son esthétisme. (Et j’avoue ne m’être pas posé la question de ce que disait les textes ! ).

OPÉRA a également réalisé une très belle sculpture en bois. Il a réussi à donner du volume à un de ses tableaux. Ce qui nous permet, ensuite, de regarder les tableaux autrement. On devine le volume derrière le trait, les morceaux qui s’imbriquent les uns dans les autres.

Interférences en images

Le meilleur moyen de découvrir une expo est bien sur d’aller sur place. Mais cette fois il est trop tard. Elle est terminée depuis le 17 avril 2016. Je vais donc vous proposer une visite en images, même si ça ne remplacera jamais la réalité.

Comme d’habitude, pour avoir l’ensemble des photos, il faut faire un petit clic sur le lien pour découvrir l’album complet : Interférences, l’expo collective d’Opéra et Taroe

Conclusion musicale

Pour conclure ce billet, je vous invite à découvrir Hustla, un groupe conseillé par Opéra.

Cette entrée a été publiée dans : Expos
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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

3 commentaires

  1. Josette Ginioux dit

    Très classe ta nouvelle présentation ! C’est toujours avec beaucoup d’intérêt que je suis tes articles qui me font découvrir des artistes pleins de talent. En plus, cerise sur le gâteau, je m’ instruits aussi musicalement (et j’en ai bien besoin …) Alors MERCI ! MJ

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Les portraits de Miss Acacia : Stéphane OPÉRA, une vision futuriste et abstraite du monde moderne | Les billets de Miss Acacia

  3. Pingback: Dimanche graffiti avec Stéphane OPERA | Les billets de Miss Acacia

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