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Les portraits de Miss Acacia : Kara Yaga, artiste aux 1 000 couleurs

interview Kara Yaga street art

J’ai découvert l’artiste lyonnaise Kara Yaga sur les murs des pentes de la Croix-Rousse. Il y a maintenant 3 ans j’ai eu un coup de coeur pour ces oiseaux colorés et poétiques. Je suis donc très heureuse de lui donner la parole dans cet entretien.

Kara Yaga, d’où vient ton nom d’artiste ?

Je voulais avoir un nom de sorcière ou de chaman, un nom qui résonne, comme si on allait, une fois ce nom prononcé, plonger dans un conte fantastique.

Je suis passionnée par les histoires de sorcières depuis toute petite, j ai donc choisi un nom qui mélange les noms célèbres de deux sorcières que j’adore.  Karaba la sorcière dans Kirikou et Baba Yaga, célèbre personnage (sorcière pas très sympathique) des légendes slaves, qui apparait dans de nombreux contes russes ou polonais.

De ce mélange est né Kara Yaga.

Quel est ton parcours ? Comment es-tu venue au street art ?

Mon parcours ? J’ai fait des études d’art et de graphisme. Études que j’ai lâchées en cours de route car les formats scolaires et académiques ne me conviennent guère en général. J’ai commencé par le dessin et l’illustration.

Mes techniques favorites sont le feutre à l alcool, les feutres acryliques, les craies grasses… les crayons essentiellement. 

J’aime donner à mes dessins une vibration particulière, et les couleurs sont mes alliées. Manier, associer les couleurs, c’est ça qui donne à mes oeuvres toute leur force. C’est pour cela que j affectionne l’Inde ! Le pays aux 1 000 couleurs, le pays de mon cœur. 

Je suis venue au street art guidée par une envie d’amener un peu de poésie, de douceur et de légèreté au milieu de ces blocs de béton.

Peux-tu me parler de tes oeuvres en quelques mots ?

J’aime travailler avec des petits formats, être dans la discrétion, comme les dessins qu’on aperçoit au dernier moment et qui donnent l’impression qu’on est les seuls à les découvrir, comme si on avait déniché un trésor. 

Depuis quelques mois, je travaille plus sur un format digital. A travers des portraits de femmes, je veux montrer la femme dans toute sa diversité et ses différences et mettre en avant les archétypes du féminin sacré ( déesse, guerrière, amante, jeune fille… ).

Quelles sont tes sources d’inspiration ? 

J’ai choisi de dessiner des oiseaux car ils m’inspirent la liberté, la légèreté et le changement. Les oiseaux se déplacent, ils sont erratiques, ne font jamais leur nids deux fois au même endroit. Le format papier des collages m’a tout de suite semblé idéal pour symboliser ça. Une fois disparu un oiseau réapparaît à un endroit différent.

J’aime aussi m’inspirer de costumes traditionnels et tribaux pour leur donner leur identité, leur force. 

Kara Yaga en images

Quelle serait ta conclusion musicale pour cette interview ?

J’ai choisi cette chanson pour vous faire découvrir ces conteuses qui chantent des histoires venues d’ailleurs, des histoires qui parlent de femmes et de féminin sacré, au son du tambour et de la nature, comme pour nous transporter dans un voyage chamanique.

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Ancienne parisienne devenue lyonnaise… pas très bavarde voire même un peu « sauvage » et surtout passionnée de street art. Flâneuse urbaine, j’aime partager mes plus belles découvertes avec vous !

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