Portraits
Laisser un commentaire

Les portraits de Miss Acacia : Les « mur-murs » de La Souffleuse d’histoires

Interview La Souffleuse d'histoires

En attendant de retrouver ses oeuvres dans la rue, je vous propose de découvrir une artiste qui nous vient tout droit de Clermont-Ferrand. Elle s’appelle La Souffleuse d’histoires et dépose ses poules sur les murs pour mur-murer à nos oreilles…

D’où vient ton nom d’artiste ?

J’ai choisi un nom qui pouvait regrouper mes différentes activités artistiques : spectacles pour le jeune public, illustrations de livres pour enfants, dessins et collages.

Ce pseudo je voulais qu’il puisse donner « S.D.F. », mes initiales patronymiques car je signe depuis toujours mes œuvres comme cela.

Après beaucoup de recherches et de rigolades, j’ai finalement choisi  » La Souffleuse d’histoires » car je trouve très poétique le fait de « souffler » des histoires, de donner à réfléchir, à s’émerveiller.

Ok, comme tu l’as remarqué, La Souffleuse d’histoires ça ne donne pas SDF mais SDH… Tant pis ! J’aime la Souffleuse d’histoires !

Quel est ton parcours ? Comment es-tu venu à l’art urbain et pourquoi le street art plutôt qu’un autre art ?

Je suis complètement autodidacte. Je pourrais dire que dessiner est arrivé un peu par hasard. Un jour, je suis tombée sur de vieux dessins que mon père faisait plus jeune. J’ai eu envie de les recopier, de les refaire. Ensuite je me suis lancée pour faire mes propres dessins.

Dessiner m’a permis de m’évader dans mon enfance, ma jeunesse et encore maintenant.

Les poules je les ai créées il y a au moins 15 ans mais elles dormaient dans un carton. C’est grâce à Mister Apogée, mon compagnon, que je les ai redécouvertes. Il a su voir leur potentiel et m’a encouragée à les développer.

Quel est ton rapport à la rue et à l’espace urbain ?

L’art urbain, le collage, je l’avais en tête depuis très longtemps. C’est un reportage sur Banksky qui m’avait fait entrevoir le collage urbain. Mais, dans mon ancienne vie, ça restait juste un rêve !

Vivre avec un graffeur m’a remis cette idée en tête. Égayer les rues ! Préparer mes dessins tranquillement à la maison, puis aller les mettre à la vue de chacun, dans une galerie à ciel ouvert ! Ça procure tellement d’adrénaline et un tel plaisir quand je vois en direct, ou plus tard sur Instagram, les réactions des gens.

J’adore me promener, arpenter ma ville, découvrir des recoins, des lieux atypiques pour y déposer mes poules. J’aime regrouper des œuvres de street art sur un même mur, rue ou quartier ! Coller avec et parmi les autres, est une expérience très riche !

Coller dans la rue provoque plein de sentiments contradictoires. Ça me rend à la fois humble et fière ! Tu te sens à part tout en te fondant dans la masse. Tu bafoues les lois et tu fais de l’art. C’est exaltant !

Peux-tu me parler de tes œuvres ? Quelles sont tes sources d’inspiration ? Quel message veux-tu faire passer à travers tes créations ?

Mes poules parlent à tous. Je pars d’une base très simple et je la développe de multiples façons. J’adore qu’elles parodient, qu’elles agacent, qu’elles émoustillent, qu’elles émeuvent ou fassent rire.

Mes poules se plient à beaucoup de styles. Je m’amuse à reprendre des personnages connus ou des styles artistiques différents, à représenter notre société. Je pars d’une base classique et je laisse mon imagination s’envoler !

Mon message serait : ouvrez les yeux et gardez vos rêves d’enfants ! Avec de l’énergie tout peut t’arriver ! Je suis devenue colleuse à 45 ans !!!

Quelles techniques utilises-tu dans tes créations ?

Mes techniques sont mixtes : Posca, acrylique, encre, marqueur, sur différents formats. Ensuite viennent les étapes que j’adore : le découpage et le collage sur le mur.

C’est très ludique et tactile, la colle, le crépi, le dessin qui se fond dans le mur.

La Souffleuse d’histoires en image

Si vous êtes clermontois.e ou de passage dans la ville, vous pourrez découvrir quelques-unes de ses oeuvres. En particulier sur le parcours de street art Such’Art.

Voici un aperçu des œuvres réalisées par La Souffleuse d’histoires. Pour la suivre n’hésitez pas à vous abonner à son compte Instagram.

La Souffleuse d’histoires a joué le jeu de la conclusion musicale. Elle a choisi de partager avec nous une chanson qui lui « met la banane et le Peps ! »

Cette entrée a été publiée dans : Portraits
Avec les tags : , ,

par

Ancienne parisienne devenue lyonnaise… pas très bavarde voire même un peu « sauvage » et surtout passionnée de street art. Flâneuse urbaine, j’aime partager mes plus belles découvertes avec vous !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.