Coups de coeur
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« Le plus petit baiser jamais recensé » en citations

Je ne résiste pas à l’envie de vous offrir quelques citations de ce très beau roman. 

« Le plus petit baiser jamais recensé. Un millième de seconde, pulpe et duvet compris. A peine une effleure, un origami. Une esquisse de court-circuit. Un taux d’humidité incroyablement proche de zéro, quelque chose de l’ordre de la poussière d’ombre. Le plus petit baiser jamais recensé. »

« Avant l’aventure de la fille invisible, j’avais perdu la guerre mondiale de l’amour. Je n’avais ni compris ni accepté ce qui m’était arrivé. Depuis, mon passé décomposé était bloqué dans mon présent, et les fantômes prenaient plus de place dans mes draps et mes bras que les êtres vivants ».

« Je suis un sous-doué du deuil. La peau à l’intérieur de mon cerveau est constellée de bleus qui ne s’effacent jamais. Je suis un homme-grenier. Je garde tout. Si on plantait une caméra au coeur de ma mémoire, on pourrait reconstituer ma vie, comme dans un studio de cinéma. De la joie sauvage à la colère noire en passant par la fréquence d’un battement de cils, tout est intact. »

« Pourtant, ce souvenir avait fait pousser une fleur étrange au fond du trou d’obus qui me servait de cœur. Ce n’était qu’une rose à la con, à peine un coquelicot. Mais c’était joli à regarder dans les décombres. Elle me donnait de la force ».

« Puis je me suis rendue à l’évidence : ne pas trop aimer, c’était la clé pour ne pas trop disparaître, et ne pas trop souffrir ».

« Le problème c’est que ma tête n’est jamais reposée. Mon cerveau est une maison de campagne pour démons. Ils y viennent souvent et de plus en plus nombreux. Ils se font des apéros à la liqueur de mes angoisses. Ils se servent de mon stress car ils savent que j’en ai besoin pour avancer. Tout est question de dosage. Trop de stress et mon corps explose. Pas assez, je me paralyse. Mais le démon le plus violent, c’est bien moi. Surtout depuis que j’ai perdu la guerre mondiale de l’amour ».

« Je me souvenais encore du jour où elle m’avait déclaré sa flemme d’aimer. »

« C’était une sensation étrange. Comme si je courais après un éternel été sans jamais voir le soleil qui poussait devant ma porte ».

« Nous construisions ainsi notre début d’histoire en bordure des chantiers-catastrophes que chacun de nous avait traversés de son côté. »

« Je commençais à désirer des choses simples et naturelles. La voir sortir de la salle de bain et observer sa façon de planter des barrettes dans ses cheveux. L’embrasser vraiment, sans avoir à passer par le chocolat. Pêcher au fond de ses yeux pendant l’amour, aussi. Ne pas me demander si elle était « vraiment avec moi ». Je ne parvenais pas toujours à la rassurer . Je ne parvenais pas toujours à me rassurer non plus. »

« J’avais dépensé des colères, j’avais été con, généreux, doux, angoissé. J’avais aimé. Eperdument. J’étais vivant ».

« Elle m’acceptait tel que j’étais. Elle m’avait pris avec mes carrioles emplies de démons plus angoissants les uns que les autres, les avait accrochées aux siennes et avançait. Je ne me voyais pas lui faire ce que j’avais souffert qu’on me fasse ».

« Je m’étais lancé dans de grands travaux pour rendre mon cœur plus confortable, une sorte d’entreprise de rénovation intérieure de mon bunker. Aménager. S’efforcer d’aller mieux pour être plus accueillant. Casser quelques murs, fabriquer des fenêtres pour laisser filtrer la lumière. Du soleil pour Louisa-Sobralia. Au moins dessiner des fenêtres sur le mur. Faire pousser des fleurs ou, à défaut, en acheter de temps en temps ».

EPILOGUE

« Les échos de la bombe d’amour allaient et venaient. Mon cœur en aurait longtemps encore des acouphènes. Cette sensation d’extraordinaire gâchis continuait de me hanter. Neutraliser la bombe d’amour était un exercice terriblement mélancolique. Le tout était de ne pas la faire exploser une nouvelle fois. »

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Je suis une passionnée d'art urbain, de musique, d'évasion au cinéma ou dans les livres. J'aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, j'adore partager toutes ces passions avec vous !

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